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Billet de blog 22 décembre 2025

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Un train budgétaire de Sénateurs

Dans ce sombre interrègne qui régit notre vie publique, il est un point notoire qui n’est que peu souligné, la lente agonie de la droite française. Pour satisfaire les intérêts fébriles du boutiquier vendéen de la droite identitaire, la droite sénatoriale a inventé un concept singulier : un budget austéritaire et déficitaire.

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Dans ce sombre interrègne qui régit notre vie publique, il est un point notoire qui n’est que peu souligné, la lente agonie de la droite française.

L’acméisme de cette vacuité idéologique fut la copie budgétaire rendue par le Sénat à majorité LR-UDI où toute honte bue, les parangons de la maîtrise des déficits, les contempteurs du lemairisme débridé, coupant dans les recettes et laissant filer les dépenses, firent passer ,avec la même logique le déficit public de 4,9% à 5,3% sans l’ombre d’un souci du grand écart.

Pour satisfaire les intérêts fébriles du boutiquier vendéen de la droite identitaire, soit empêcher le vote potentiel du PLF 2026 pour embêter Laurent Wauquiez, la droite sénatoriale a inventé un concept singulier : un budget austéritaire et déficitaire.

Faut-il que notre pays soit cul par-dessus tête pour que cette singulière génuflexion ne fasse aucunement la une des médias ? J’imagine déjà si tout parti de gauche avait alourdi la douloureuse pour nos concitoyens tout en laissant filer les déficits et la dette…

C’est d’ailleurs tout le problème de la droite en ce moment : se lover confortablement dans la fainéantise et la politique à courte vue étant persuadée que l’extrême droite va remporter le morceau en 2027 et distribuer des strapontins ministériels à quelques invités dociles ayant voté des textes scélérats comme on discute d’un sujet au comptoir d’un zinc parisien ou à la table des toutologues de la télé poubelles.

Donc, la droite sénatoriale a littéralement voté n’importe quoi lors de la deuxième lecture du vote du budget de l’Etat, jusqu’à suicider les investissements d’avenir ou à inventer une augmentation des polices d’assurance au titre d’un surrisque lié aux émeutes urbaines (sic). Surtout, il se sont ingéniés à détricoter toutes les mesures de justice fiscale, même minimales que recélait le budget issu de l’Assemblée nationale.

Un festival Miléiste sans le panache de la tronçonneuse du rockeur libertarien puisque que ces bons sénateurs n’ont pas été cherchés les fameuses économies en face de leurs saignés envers les recettes de l'Etat, économies dont ils nous abreuvent les oreilles à longueur de temps.  

En tous les cas que les mêmes ne viennent pas gloser sur le fameux « chaos » ambiant, car finalement un zest de parlementarisme dans la verticalité impériale de la V ème République n'est pas le cataclysme tel que la doxa des intérêts d’argent nous le décrive. Pour autant, ce qui est sûr c’est que ces palinodies sénatoriales nous plongent dans la faiblesse du dispositif humain et l'errance des idées qui décrivent le mieux la droite française aujourd'hui.

Or, c’est cette droite là, dé républicanisée et médiocre, dans une France droitisée, qui risque d’être, lors des élections présidentielles, en face des fascistes en dynamiques.

Entre nous, cela ne fait pas envie…

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