Dégageant sa responsabilité et celle de son ministre de l’intérieur dans le développement en marge du défilé massif à Paris il s’en est pris au service d’ordre de la CGT.
Depuis quand le maintien de l’ordre incombe-t-il aux organisateurs des manifestations ? Depuis quand cette activité n’est-elle plus du ressort des nombreuses unités de police, équipées, entraînées ? Leur rôle est d’être au service de la population protestant légalement et qui demande à ce que la police les protège des groupes venus pour dénaturer le sens de leur opposition à cette loi. C’est bien à la police de s’en occuper. Malheureusement, et cela a pu être observé à de nombreuses reprises, loin d’être protégés par les « Forces de l’ordre » les services d’ordre de syndicalistes a souvent fort à faire de mettre les manifestants à l’abri des charges violentes de …la police.
Le jeu de ce premier ministre aux abois , relayé par des médias aux ordres, est misérable. En se cachant derrière les agissements irresponsables de quelques centaines de casseurs, il esquive les interrogations de plus d’un million de personnes s’exprimant pacifiquement. La ficelle est grosse, c’est celle d’un gouvernement sourd dont la parole est devenu inaudible. Sa seule réponse est la menace. La conclusion du pouvoir exécutif est que si la CGT n’est pas capable de maîtriser les groupes violents il en viendra à interdire les manifestations. A l’absence de démocratie dans le processus d’adoption de cette loi viendrait s’ajouter une nouvelle atteinte aux droits démocratiques.
Cela devrait faire réfléchir les auteurs des violences. Quelle imbécillité de s’en prendre à un hôpital !.Comment ne pas voir que leurs actes se retournent contre ce qu’ils prétendent combattre, qu’ils renforcent les partisans de cette loi et éloignent des personnes abusées par la mise en scène de la violence.