Islamophobie ou racisme anti-musulman, quel est l'enjeu ?

Présenter, la question de « l'islamophobie » ou « racisme anti-musulman » comme un débat sémantique qui n'intéresserait que des individus éthérés éloignés du terrain est ne pas comprendre l'enjeu. Le choix des mots est essentiel car il désigne des combats différents. Dénoncer l'islamophobie sous couvert d'anti-racisme, c'est renoncer à défendre une liberté fondamentale, de conscience et d'opinion,

Présenter, la question de « l'islamophobie » ou « racisme anti-musulman » comme un débat sémantique qui n'intéresserait que des individus éthérés éloignés du terrain est ne pas comprendre l'enjeu. Le choix des mots est essentiel car il désigne des combats différents. Dénoncer l'islamophobie sous couvert d'anti-racisme, c'est renoncer à défendre une liberté fondamentale, de conscience et d'opinion, qui permet de critiquer une religion, l'islam, comme nous avons acquis, après de multiples batailles, le droit de critiquer d'autres religions ou d'autres systèmes de pensée. Mener le combat anti-raciste c'est lutter contre toutes les discriminations des personnes pour leur origine ou leur religion.

Antisionisme = Antisémitisme ?1)

Je vais prendre un exemple tiré de l'actualité et objet de débats importants. Au Sénat, un député de la majorité présidentielle a présenté un projet de loi visant à transformer toute critique du sionisme en un acte antisémite. Rappelons que le sionisme, initié par Theodor Herzl dès la fin du 19ème siècle, est une théorie qui prônait la constitution d'un État juif et supposait que les juifs ne pouvaient s'intégrer dans les différents pays où ils habitaient. De nombreux juifs antisionistes s'opposaient à la création d'un État juif. Aujourd'hui, la moitié des juifs habitent hors d'Israël . Si le texte proposé au Sénat était adopté, la critique du sionisme deviendrait un acte raciste passible des tribunaux.

Le président Macron, dès le 16 juillet 2017 à l'occasion du 75ème anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv', avait prononcé un discours, en présence du premier ministre israélien Netanyahou, se terminant par : « Nous ne céderons rien à l'antisionisme car il est la forme réinventée de l'antisémitisme ». C'était confondre un délit, le racisme, et une opinion, l'antisionisme. Ces propos furent formaliser par le Président du CRIF, Francis Kalifat,  demandant   « Que la définition qui prend en compte l'antisionisme comme forme nouvelle de l'antisémitisme soit transposée dans l'arsenal juridique français ». Comment ne pas voir que l'offensive « sémantique » est une offensive contre les libertés?

Le CRIF, portant la marque de son soutien inconditionnel à la politique colonialiste d'Israël, se trouva isolé quand il appela, en mars 2018, à une mobilisation d'hommage à Mireille Knoll, victime de l'antisémitisme. De nombreux antiracistes ne voulurent pas être confondus avec une politique d’apartheid anti-arabe ni avec celle de colonisation de la Cisjordanie. En voulant utiliser l'antisémitisme pour renforcer le pouvoir de Nétanyahou, le CRIF  aboutit à affaiblir la lutte antiraciste.

Si le CRIF se bat pour faire entrer dans la loi le délit « d'antisionisme » c'est qu'il n'ignore rien du combat sémantique pour révéler ou brouiller les enjeux politiques.

Islamophobie = racisme anti-musulman ?

Si j'ai fait ce détour, c'est pour montrer le poids des mots.

Je l'ai dit et je le répète, tant cela ne semble pas clair pour tout le monde, que la différence entre le racisme anti-musulman et l'islamophobie, tient à ce que le premier se rapporte au rejet d'êtres humains attaqués pour leur appartenance ethnique ou religieuse et que le second vise à interdire toute critique de l'islam comme doctrine et pouvoir religieux. Ce qui me permet de l'affirmer, ce sont les écrits officiels des 57 pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui le disent , dans un texte cité dans mon billet précédent. C'est aussi la Déclaration des droits de l'homme en islam qui précise que « l'islam est la religion naturelle de l'homme ».

Comme bon nombre de pouvoirs en difficulté, M. Erdogan entend s'appuyer sur la religion et les « Frères Musulmans » pour conforter son pouvoir. Ces mêmes Frères Musulmans sont présents et influencent le CCIF à l'origine de l'appel « Stop à l'islamophobie » du 10 Novembre. Ahmed Ogra , ancien cadre de l'AKP ( parti d'Erdogan) vient de prendre la présidence du CFCM (conseil français du culte musulman). Cette organisation se veut le représentant de tous les musulmans de France.

Dans un rapport de mars 2003, la très officielle commission consultative des droits de l'homme nous met en garde contre le terme d' »islamophobie » :  « certains courants intégristes tentent d'obtenir la requalification du racisme anti-maghrébin en ' islamophobie ' pour mieux tirer bénéfice des frustrations, jouer sur les replis identitaires religieux de la population d'origine maghrébine et faire du religieux le critère absolu de différenciation, de partage. Il faut donc manier ce terme avec la plus grande précaution ».

Jean-Pierre le Goff dans « Le Monde » note que « l'OCI est souvent accusée de vouloir faire reconnaître au niveau international un délit de « diffamation des religions » sous couvert de lutte contre l'islamophobie ». Dans les années 2000, elle réussit en effet à faire adopter une telle résolution au Conseil des droits de l'homme des Nations unies et à l'Assemblée générale des Nations unies, et ce malgré les critiques de pays occidentaux, qui dénoncent une entreprise visant à restreindre la liberté d'expression".

Lorsque le CCIF (collectif contre l'islamophobie en France) place en exergue de son site «  L'islamophobie n'est pas une opinion c'est un délit », il calque la phrase originale :  «  Le racisme n'est pas une opinion c'est un délit » et vise à tirer un trait d'égalité entre «  islamophobie » et racisme et à la faire tomber sous le coup de la loi. Or, les violences racistes contre les personnes et les biens n'ont rien à voir avec le fait de débattre d'une religion ou des options politiques de courants fondamentalistes.

L'UOIF , nouvellement dénommé « Les Musulmans », créé par Marwan Muhammad, un des initiateurs de l'appel du 10 Novembre, a demandé, dans une pétition, au Président de la république (Hollande) d'intervenir «  afin que soient prises les dispositions législatives nécessaires, empêchant «  l'islamophobie, l'insulte et la diffamation sur Dieu et ses prophètes ».

Nous retrouvons le même rapprochement fallacieux dans un communiqué du Parti des Indigènes de la République : « Pour notre part, nous continuerons à lutter contre l'islamophobie, pour l'égalité des droits des musulmans et à défendre l'espace du sacré. »

Le CRIF tente d'assimiler à de l'antisémitisme l'antisionisme, de même l'appel du 10 Novembre tente de confondre une critique de l'islam avec un racisme anti-musulman.

Nous avons la prétention de nous reporter à des droits universels et non à des droits liés à une religion ou à un système. L'égalité des hommes et des femmes et d'autres droits ne sont pas des droits occidentaux ou catholiques, ils sont universels. Il n'y a pas si longtemps des gens de gauche, parfois les plus engagés, défendaient le droit à l'excision au nom de la liberté culturelle ou des différences de culture. Aujourd'hui la lutte des femmes, notamment celle des femmes africaines émancipées a fait reculer ce genre d'absurdité criminelle. Les droits que nous défendons ne sont pas des droits communautaires ou liés à une religion mais des droits universels.

Querelle sémantique ?

Le poids des mots peut être mortel, alors essayons d'être clair et précis.

La rédaction de Charlie Hebdo a été massacrée parce qu'elle refusait la confusion entre islamophobie et racisme anti-musulman. Charb a écrit avant d'être assassiné sa « Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes ». Dès la deuxième page il nous explique pour quelles raisons le terme islamophobie s'est imposé 

« Par ignorance, par fainéantise, par erreur pour certains, mais aussi parce que beaucoup de ceux qui militent contre l'islamophobie ne le font pas en réalité pour défendre les musulmans en tant qu'individus, mais pour défendre la religion du prophète Muhammad »

Si on accrédite le fait que Charlie hebdo est un journal raciste, le massacre de la rédaction devient un crime relatif et pour certains excusable. Les mots ne sont pas innocents.

Les auditeurs du Bataclan ont été massacrés car leur présence dans ce lieu musical était considéré par les tueurs comme une offense à leur religion donc le fait d'islamophobes. Les clients de l'hyper casher ont été tués parce que juifs et donc islamophobes. Le prêtre de Saint-Étienne du Rouvray égorgé car catholique et donc considéré par ses agresseurs comme mécréant. Les musulmans chiites de Syrie sont tués par les salafistes et réciproquement car les deux camps sont persuadés de pratiquer le seul vrai islam. Dans l'Algérie des années 1990, la guerre civile menée par des intégristes musulmans fit plus de 100 000 victimes pour la plupart de culture de tradition ou de croyance musulmanes.

Combien d'intellectuels arabes sont taxés d' islamophobie parce qu'ils pensent que le Coran ne peut être la source de toute connaissance ! Malek Chebel avance l'idée d'un « Manifeste pour un  islam des lumières » ( éd . Fayard) qui tiendrait compte du contexte historique dans lequel le coran a été écrit. Ils seraient trop long de citer tous ces auteurs, cependant, quitte à en oublier beaucoup, rappelons leurs noms : Djemila Benhabib, Fethi Benslama, Rachid Benzine, Abdennour Bidar, Kamel Daoud, Djavann Chahdort, Mohamed Louizi, Amin Maalouf, Abdelwahab Meddeb, Salman Rushdie, Boualem Sansal, Mohamed Sifaoui, Wassila Tamzali, ...peut-on décemment les traiter d' islamophobes ? Poser la question c'est y répondre. Avons-nous vu un seul de ces noms appeler à la manifestation « Stop à l'islamophobie » ?

Ghaleb Bencheikh récemment, au mémorial des Milles, à Aix-en-Provence, dénonçait trois ennemis : « l'État islamique, le wahhabisme et les Frères musulmans ». Il s'élevait contre les idées rétrogrades et l'infériorisation du sujet féminin. Il ajoutait sur France Culture, dans son émission du dimanche matin : « Les Musulmans sont divisés. A l'incurie, l'incompétence, à la volonté de s'allier au courant le plus orthodoxe, le plus radical, il faut opposer un débat raisonné ». Cet homme est-il « islamophobe » ?

Ne pas chercher le sens du mot « islamophobie » c'est ne pas chercher le sens de notre action. Ce n'est pas un jeu gratuit, un passe-temps de bavards, il s'agit de l'orientation de nos combats. Ce n'est pas la même chose de savoir si nous nous battons contre le racisme anti-musulman ou si nous défendons un domaine sacré, l'islam, qui ne supporterait pas le regard de la raison. Sous l'apparence d'un combat contre le racisme, les intégristes religieux que sont les Frères Musulmans cherchent à nous entraîner dans une lutte obscurantiste. Les militants communistes pendant la période stalinienne, en croyant défendre la patrie du socialisme, défendaient en réalité un pouvoir totalitaire qui déportait dans des camps des millions de personnes. Dans l'ignorance du Goulag, ils étaient prêts à mourir pour le « petit père des peuples ».

Le reproche de «  querelle sémantique » est une façon de nous dire que c'est perdre notre temps, que nous avons mieux à faire « sur le terrain ». C'est aussi nous dire que nous n'avons qu'à nous laisser guider par nos dirigeants (qui en savent toujours plus que nous !). Or « la controverse, le débat sont inhérents à la vie démocratique » 1). Sans débat une organisation se meurt et est incapable d'intelligence collective .

La démocratie est un espace de conflit, de contradiction, qui ne vit que si chacun se pense en acteur de son orientation.

Que défendons-nous ?

Nous avons pour objectif de défendre les droits de l'homme et des femmes. Les droits des migrants , les droits des Roms, des homosexuels, des femmes victimes de violences conjugales, des filles mariées de force. La liste peut être allongée.

Les musulmans n'existent pas en tant qu'entité homogène, ils sont aussi divers que les catholiques ou les juifs ou les agnostiques. Défendre les musulmans comme une communauté ce serait défendre en même temps l’oppresseur et l'opprimé, les princes d'Arabie Saoudite et le migrant musulman de Syrie ou d'Afrique. En France nous formons une communauté de citoyens avant d'être des catholiques ou des musulmans, des arabes ou des bretons, des athées ou des religieux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs dans une république qui se définit comme démocratique. Nous ne défendons pas les femmes en tant que femmes ou les Roms en tant que Roms mais nous défendons leurs droits humains lorsqu'ils sont bafoués. Nous ne défendons pas un musulman quand il mitraille des gens à la terrasse d'un café, pas plus que nous ne défendons un Corse quand il assassine le préfet Erignac pas plus que nous ne défendons une femme tenancière d'un bordel. Nous défendons l'égalité des hommes et des femmes contre ceux qui, comme Tariq Ramadan, ne concèdent que leur complémentarité, nous défendons le droit à l'apostasie contre ceux qui prétendent que changer de religion est un crime, nous défendons le droit des opprimés lorsque leurs droits sont bafoués par les émirs du Qatar ou par les néolibéraux, nous défendons les droits des homosexuels contre les intégristes religieux, le droit à la contraception et à l'IVG contre les bigots du Vatican, les droits des Palestiniens contre le gouvernement Netanyahou, les droits des musulmans attaqués par les bouddhistes en Inde, les droits des chrétiens pourchassés par l’État Islamique en Irak . Nous défendons Salman Rushdie contre l'imam Khomeyni et les Kurdes de L'YPG contre Erdogan et Bachar el Assad. Nous défendons les femmes abusées que ce soit par Harvey Weinstein ou Tariq Ramadan. Nous défendons la liberté d'expression contre l'accusation d'islamophobie. Nos soutiens ne sont pas communautaires.

Ceux qui veulent criminaliser l'islamophobie qui défendent-t-il ?

Derrière ceux qui portent la bannière de l'anti-islamophobie l'on retrouve des dirigeants autoritaires, des chefs religieux et des organisations qui ont comme boussole la religion. Ils voudraient faire croire qu'il est raciste de défendre la liberté de conscience.

La manifestation du 10 Novembre

Toute l’ambiguïté de la manifestation tenait dans le sens donné au mot islamophobie, au contenu et à la personnalité des auteurs de l'appel.

Qu'en est-il du contenu de l'appel ?

Les lois liberticides visées par l'appel sont les lois de 2004 et celle de 2010.

La première interdit le port « de signes religieux ostentatoires à l'intérieur des établissements scolaires du premier et du second degré ». L'école publique doit offrir un espace ouvert et réflexif où les certitudes de chacun - quelle qu'en soit l'origine, familiale ou autre - sont confrontées à d'autres modes de pensée. C'est un lieu où l'on développe l'esprit critique, « la formation du citoyen, et plus largement de l'homme par l'exercice autonome du jugement » (Condorcet). La deuxième loi, de 2010, interdit la dissimulation du visage dans l'espace public. Je pense que ce sont deux bonnes lois, honnies par les islamistes. Jawad Bachare, le directeur du CCIF, l'a confirmé à BFMTV ainsi que Madjid Messaoudene, élu de Saint-Denis à l'initiative de l'appel.

Qui sont les lanceurs de l'appel ?

Le CCIF organisme qui sert de vitrine aux Frères Musulmans,.

Marwan Muhammad, ancien porte-parole du CCIF, fondateur de L.e.s. Musulmans. Il fit reprendre le cri « Allah Akbar » (Dieu est grand) pendant la manifestation. En plus de l’ambiguïté de ce slogan repris par tous les terroristes avant de commettre leurs crimes, quelle signification a-t-il dans une manifestation contre l'islamophobie ?

Madjid Messaoudène, conseiller municipal de Saint-Denis, mène une lutte dans la ville contre la laïcité et pour le voile. Il insulte régulièrement sur son compte twitter les 11 millions de Français (racistes et islamophobes) qui sont allés défiler un dimanche 11 janvier 2015, après l'attaque contre Charlie Hebdo . Il s'oppose à Fewzi Benhabib membre fondateur de l’Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis.

Comme le CRIF dans son domaine, en amalgamant antiracisme et interdiction de critiquer la religion, les initiateurs de cette manifestation ont réussi à affaiblir le camp des antiracistes.

Parmi les organisations qui appelaient à la manifestation du 10 Novembre, sans être signataire, nous trouvons le Parti des Indigènes de la République. Que nous dit sa porte parole Houria Bouteldja sur le racisme : « Demain la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront ça... Aujourd'hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n'est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des blancs »1) A un racisme anti-musulman elle en propose un autre anti-blanc. Que disent ces discours ?, à quoi nous préparent-t-il ? Pas à une société laïque qui protège tous ses membres quelle que soit leur croyance - « celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas » disait Aragon, mais à des affrontements communautaires.

Le résultat de la confusion de sens de l'appel du 10 Novembre est la faible mobilisation. 13500 personnes ont manifesté à Paris. C'est beaucoup s'il s'agit d'approuver les thèses des auteurs de l'appel, lesquels se félicitent de leurs prises de guerre. C'est très peu s'il s'agit d'une manifestation contre le racisme anti-musulman.

Il est inquiétant de voir d'authentiques démocrates tomber dans le piège et ne trouver rien à redire à cette manœuvre alors que pendant des décennies l'histoire de la gauche laïque fut une lutte constante contre les tentatives de l'église catholique de perpétuer le délit de blasphème.

Il n'est pas surprenant d'entendre la porte-parole du PIR, Houria Bouteldja , dont j'ai rappelé les thèses racistes ci-dessus, se féliciter sur Facebook que la marche du 10 novembre était "la preuve de l'éclatante victoire" du PIR, le résultat de "quinze ans de travail en amont pour obtenir ce résultat". Le ralliement de Jean-Luc Mélenchon constitue selon elle "un véritable acte politique".

Hadrien Mathoux dans Marianne du 8.11/2019 tire les conclusions :

« Ce que révèle cet épisode est préoccupant pour presque tous les partis de gauche,(...). Comment est-il envisageable(...) de méconnaître à ce point le phénomène de l'islamisme que l'on en vient à s'associer au CCIF, l'un de ses principaux promoteurs en France ? (...) La lutte contre le climat de haine et les agressions à l'encontre de nos concitoyens de confession musulmane ne peut pas souffrir de telles approximations. Ces dernières servent avant tout les visées stratégiques des islamistes et de leurs alliés ».

« Se méfier des mots,... quand ils se mettent à mentir »2)

Appelons le racisme anti musulman par son nom et nous rassemblerons tous les antiracistes, nous isolerons l'extrême droite et les partisans des théocraties.

Combattre l'islam radical c'est lutter pour la liberté des musulmans qui souffrent de son oppression, c'est lutter pour nos libertés.

 



 

 

 

1) titre d'un ouvrage de Domique Vidal

1) Paulin Ismard, historien de l'antiquité

1) Interview réalisé par Christine Delphy et publié dans nouvelles questions féministes (vol.25 n° 1

2)Jean Guéhenno La mort des autres ( ed. Grasset)

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