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Le procès des complices présumés des meurtriers de la rédaction de Charlie Hebdo, des policiers, des clients juifs ou non juifs de l"hyper Casher se déroule. Chaque jour les témoins relatent les meurtres, leurs angoisses, leurs interrogations. Médiapart nous donne un compte rendu et se tait.

Le procès des complices présumés des meurtriers de la rédaction de Charlie Hebdo, des policiers, des clients juifs ou non juifs de l"hyper Casher se déroule. Chaque jour les  témoins  relatent les meurtres, leurs angoisses, leurs interrogations.

Procès historique sur la liberté d'expression

Médiapart nous donne un compte rendu et se tait.

Pas un mot sur le sens de ces crimes.

Pas un mot pour tenter de comprendre cette barbarie, ni comment est utilisé  l'islam dans un combat politique totalitaire.

Au contraire toute critique faite aux organisations terroristes et à leurs soutiens est assimilée à une attaque contre les musulmans et à du racisme.

Pas un mot de soutien aux journalistes de Charlie Hebdo depuis cinq ans. Pas une réunion commune. Pas un message de soutien alors qu'ils doivent travailler dans un bunker à Paris en 2020.

Pas un mot pour dénoncer les atteintes à la liberté. La liberté d'expression en faisant totalement partie.

Au contraire la rédaction manifeste ses réserves sur le droit au blasphème (article 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 intégrée à notre constitution)., sélectionne les informations pour ne retenir qu'une vision déformée, partiale.

La rédaction de Médiapart s'interdit de penser en se contentant de relater

La rédaction de Médiapart apparait paralysée comme si une crainte supérieure la menaçait. Plénel n'a pas fixé la ligne, alors la peur fige toute réflexion.

 La lettre ouverte "Ensemble défendons la liberté" signée par plus de cent médias nous alerte:

"Aujourd'hui, en 2020 certains d'entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quand ils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des Etats exercent des pressions sur des journalistes français "coupables"d'avoir publié des articles critiques."

La violence des mots s'est peu à peu transformée en violence physique.

Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateurs ont été exécutés pour qu'il cessent à tout jamais d'écrire et de dessiner librement."

 

P.S. Je viens d"apprendre que Médiapart s'associait à la lettre "Ensemble défendons la liberté". Je m'en réjouis. Cela n'enlève rien au fait que Médiapart, de sa propre initiative, depuis cinq ans et le début de ce procès n'a manifesté aucune solidarité avec les victimes. Au contraire Edwy Plénel a déclaré que Charlie Hebdo menait "la guerre aux musulmans" et a comparé la Une de CH à une affiche nazie.

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