Citations 1

Au fil de mes lectures je trouve des propos qui me frappent par leur justesse de pensée et d'expression. Jusqu'a présent je les conservais personnellement pour éventuellement m'en servir à l'appui d'une de mes réflexions. J'ai décidé de partager ces écrits ou paroles volées, lors d'un entretien radiophonique ou télévisuelle, en espérant qu'ils viennent s'enrichir de vos propres découvertes.

Ariane Mnouchkine (entretien Le Monde du 23 février 2018)

Pensez-vous qu'il est facile de se faire entendre, sur ce sujet ou d'autres? Dans vos notes, toujours, vous écrivez: "on se parle à coups de kalachnikovs, aujourd'hui."

Un jour je participais à une réunion, sur le sujet des femmes, justement. J'ai commencé: "j'aimerais bien, si on pouvait, ne pas débattre...". Je n'avais pas terminé ma phrase qu'un de mes grands amis m'interrompt: "Comment toi tu peux dire: ne pas débattre?" Je lui ai répondu: "voilà, c'est exactement ce que je voulais dire: si on pouvait ne pas se parler sur le ton que tu emploies, avant même que j'aie fini ma phrase." J'aimerais que nous arrivions a avoir des assemblées où la confiance serait telle qu'on pourrait converser. Où l'on ss'écouterait vraiment, où on ne se jugerait pas avant même le complément d'objet direct, où l'on ne serait pas en train de préparer la réponse pendant que l'autre parle, où l'on admettrait qu'il faut parfois un silence, après, pour réfléchir à ce que l'autre vient de dire. Converser, cela voulait dire: vivre ensemble. Dans les débats, c'est le contraire: les gens sont plus divisés à la fin qu'ils ne l'étaient au début. On ne se persuade plus, on s'ostracise immédiatement. Et ça c'est dangereux, dans une société. Et triste.

 

Recip Erdogan ( Cité sur France culture février 2018)

"Les minarets sont nos baionnettes, les coupoles sont nos casques, les mosquées nos casernes, les croyants nos soldats"

 Daniel Ben Saïd (J'ai perdu la référence)

« J’ai appris à vivre ce qu’il me restait de vie, journée après journée, minute après minute ; à défendre ces instants précieux contre l’idée dévorante de la dernière fois. Du dernier automne et des dernières rousseurs par-dessus les toits. Du dernier hiver et de la dernière neige à ma lucarne. Du dernier printemps et des dernières floraisons. J’ai appris à défendre chaque parcelle du jour contre le venin du regret. »

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.