L'islamophobie, un racisme imaginaire?

L’islamophobie dont se plaignent les Musulmans serait, pour Pascal Bruckner, est un racisme imaginaire ! Une énième preuve qu’il n’y pas plus apte que les « nouveaux philosophes » à remâcher les vieux clichés.

L’haruspice a ouvert les entrailles de la société et rendu les conclusions d’une hépatoscopie minutieuse : l’islamophobie dont se plaignent les Musulmans est un racisme imaginaire ! Pour le dire en d’autres termes, ceux de Gustave Flaubert, ils se montent le bourrichon ! C’est ce que nous apprenons dans le dernier ouvrage de Pascal Bruckner[1], qui prouve une énième fois qu’il n’y pas plus apte que les « nouveaux philosophes » à remâcher les vieux clichés.

« On a le droit, en régime civilisé, de refuser les grandes confessions dans leur ensemble, de les juger puériles, rétrogrades, abêtissantes »[2]. Chacun le sait. Alors comment faire pour imposer à notre monde civilisé, lui a su vaincre bien des « monstres, l’esclavage, le colonialisme, le fascisme, le stalinisme »[3], notre monde de droit et de raison, de pensées délicates nourries de Voltaire et de Diderot, comment faire pour lui imposer des mœurs barbares d’un autre âge ? Une possibilité : les introduire en contrebande dans le langage même de notre droit civilisé. Et c’est là que l’Islam radical, intégriste, politique, etc… a trouvé des alliés et traducteurs, « une certaine gauche halal » animée par un « amour de l’islam » où l’a mené un mélange de « haine de soi » et d’une « ancienne valeur romantique : l’exotisme »[4], et tombée « dans une idolâtrie sans failles envers le voile islamique »[5].

Naïfs tous ces intellectuels patentés qui, à un titre ou à un autre, se sont faits les auxiliaires de l’intégrisme islamiste, pour ne pas dire les tenants de l’« islamo-gauchisme »[6] : hier Pierre Bourdieu, Michel Foucault ou Stéphane Hessel, aujourd’hui Alain Badiou, Edgar Morin ou Olivier Roy pour ne livrer que les plus connus à l’opprobre public. Ils ne se rendent pas compte, malgré les mises en garde avisées de personnages aussi éminents que Fadela Amara ou Mohamed Sifaoui, que « le voile, la burqa, le burkini représentent des instruments de conquête de l’espace public », que ce « sont des tracts qui appellent à la sédition »[7]. Ils constituent de facto une cinquième colonne de l’ennemi dans une guerre de civilisation commencée quand « majoritaire jadis au Proche-Orient et au Maghreb, le christianisme fut éradiqué par la conquête arabe, foudroyante, qui envahit l’Espagne, le Portugal, lança des incursions en France et débarqua en Italie »[8], etc. « Éradiqué », ah bon ? Sans vergogne, ces « amis des intégristes »[9] qui vont jusqu’à transformer la « culpabilité du bourreau » en « innocence de la victime »[10]. Mais malins en diable ! Ils ont trouvé, pour le compte du fanatisme islamique, le talon d’Achille de notre société européenne : la culpabilité non entièrement éteinte de l’antisémitisme. Aussi se sont-ils livrés à une double opération. La première, dans le domaine de la théorie, est un tour de prestidigitation audacieux, « la transsubstantiation » de la religion en race[11]. La seconde consiste, dans le domaine de l’activité sociale, à faire « par un monstrueux contresens », de la Shoah « un objet de convoitise : elle fascine comme un trésor dont on croit pouvoir tirer avantage, et alimente une rivalité mimétique »[12]. Il est clair que les deux opérations sont liées : la transformation des Musulmans en ethnie à l’instar des Juifs, et l’oppression corrélative des Musulmans comme ethnie à l’égal des premiers.

Heureusement, le prêtre sociologue veille. Il est en mesure de dénoncer l’imposture. Sur la première opération, le fait est, argumente-t-il, que « les Juifs forment un peuple avant de former une religion : l’antisémitisme est par essence racialiste, il ne conteste pas le judaïsme en tant que croyance mais le Juifs pour ce qu’ils sont »[13]. Comme il écrit ces lignes en pensant aux Musulmans, il signifie en creux que ces derniers ne sont ni un peuple, ni une race, mais seulement une religion. Sur la seconde opération, le moraliste s’indigne du fait que la dénonciation de l’islamophobie par les Musulmans résulte de l’intention misérable de « transférer la dette morale de l’Europe du Juif au musulman et de renvoyer le premier du côté du colonisateur blanc, via la douleur palestinienne »[14]. Il existe donc ce qu’il faut nommer un véritable « racket sémantique »[15] commis d’un côté par « le terrorisme et l’intégrisme », constituant « deux frères jumeaux qui agissent par des moyens différents »[16], mais poursuivent le même but, et de l’autre par la « gauche halal », qui font de l’islamophobie un racisme. Honte à Edward Saïd qui a tracé « le premier, une analogie entre les Juifs et les Musulmans »[17] !

On peut être philosophe et ignorant

Le sacerdote croit avoir trouvé LA grande explication. Le problème est qu’elle est tout à fait démentie par l’histoire. Il prend, comme nous l’avons vu plus haut, trop de libertés avec les faits historiques parfaitement établis et incontestés au point de réviser l’histoire des conquêtes arabes comme éradication des Chrétiens, pour être crédible. Et il n’a pas réellement saisi ce que fut vraiment la France impériale, ou alors il feint de l’ignorer. Il passe aux oubliettes que la vague de ce que l’on a appelé l’« antisémitisme », plus précisément le racisme anti-Juifs, vague née à la fin du XIXe siècle en Europe, advient dans une atmosphère générale où se généralisent, sur la base d’une explication racialiste de la société, les théories de la hiérarchie des races. À l’aile la plus policée et sophistiquée de cette tendance, on trouve l’arrogance paternaliste de Jules Ferry, lui qui lance dans l’hémicycle en 1885 : « les races supérieures ont un droit sur les races inférieures », par ce qu’elles en même temps un devoir : « celui de civiliser, fût-ce malgré elles, les races inférieures » ![18] À l’aile la plus fruste et grossière, on rencontre en Algérie même, des appels à l’extermination des Arabes, dont un exemple est donné par le pitoyable Eugène Bodichon, médecin d’Alger présenté comme philanthrope par la presse coloniale qui ouvre généreusement ses colonnes à ses funestes desseins[19]. Voici comment il s’exprime au sujet des Arabes, précisément : « nous devons donc nous proposer ce but : ou disparition d’une manière quelconque de leur race, ou altération complète de son caractère national »[20]. Pour lui, « la véritable philanthropie ne doit pas souffrir de l’existence d’une race, d’une nationalité qui s’oppose au progrès, et qui régulièrement porte atteinte aux droits généraux de l’humanité »[21]. Il n’y avait pas là que simples « paroles verbales ». Une occasion ratée fut, selon lui, la disette de 1845-1846 dont il reprochait à Bugeaud ne pas avoir profité pour donner un petit coup de pouce au destin : « À notre volonté, cent mille âmes des provinces d’Alger et d’Oran succombaient, il y a quelques mois. Pour cela, il suffisait d’interdire rigoureusement la vente de céréales et autres substances alimentaires. »[22] Notons que l’Algérie occidentale n’eut pas besoin de cette « volonté » pour que, sous l’effet civilisateur des colonnes infernales de l’armée française, elle ne perdît que la moitié de sa population entre 1830 et 1847 !

C’est dans cette atmosphère intellectuelle racialiste et socialement carrément raciste qu’est complété en 1881 le Code de l’indigénat, lequel distingue en Algérie deux catégories de Français : les uns, citoyens français, auxquels ont été adjoints les Juifs en vertu du décret Crémieux et dont le statut est étendu par le jus soli à tous les Européens en 1889 ; les autres, sujets français, les Musulmans, ne possédant pas la citoyenneté et soumis à un régime discriminatoire prévoyant pour eux tout particulièrement d’iniques sanctions pénales. Il y avait donc d’un côté les « vrais Français », possédant tous les droits, et de l’autre les Musulmans, constitués en ethnie particulière, assujettie et soumise. « On ne se douterait pas, écrivait à l’époque dans la presse parisienne Ismaÿl Urbain, que l’Algérie appartient à une grande nation civilisée, régie par le suffrage universel, dont les institutions ont pour base la liberté, l’égalité, la fraternité. Nous en sommes encore en Algérie à la république des Grecs, où il y avait des citoyens dotés de tous les droits et des esclaves, des ilotes, comptés pour rien dans le règlement de la chose publique »[23].

Il y a bien là, dans la psyché nationale, quoi qu’en pense le philosophe, ethnicisation – on aurait dit à l’époque : racialisation ‒ des Musulmans comme nous assistons, à la même époque, à l’ethnicisation / racialisation des Juifs. Même Ernest Renan se montre rétif à parler du judaïsme contemporain comme « phénomène ethnographique », en d’autres termes « de race », non au sens biologique s’entend mais ethnoculturel pour chercher à échapper à l’accusation d’antisémitisme par son collègue linguiste, Moritz Steinschneider. Il invite à voir dans ce que l’on nomme le « peuple juif », au moins pour ce qui concerne l’Europe occidentale où ils se sont largement fondu dans la culture dominante, l’expression d’une « psychologie de minorité religieuse », comparable mutatis mutandis à celle des Protestants[24]. Renan reporte en revanche, en tant que chantre du colonialisme, tous ses coups contre l’Islam qui, porté par les Arabes, reste pour lui chargé de toutes les tares de l’« esprit sémitique »[25], ce qui revient à construire pour les Musulmans ce qui est nié pour les Juifs, à savoir une homothétie entre religion et race. L’ethnicisation / racialisation des Juifs sert alors de justification rationaliste à une vague de racisme anti-Juifs qui sera portée à ses limites extrêmes par le crime de la Shoah. Elle a eu comme effet la revendication d’un ethnicisme juif, le sionisme, tel que le refus du Juif ethnique est considéré comme un racisme. Notre philosophe moraliste n’hésite pas abonder dans ce sens lorsqu’il stigmatise les « stéréotypes antijuifs de l’Europe tels qu’ils ont été formulés de Karl Marx à Hitler »[26] (sic !). Cela ne peut faire oublier que l’ethnicisation / racialisation des Musulmans constitue une des justifications intellectuelles du racisme colonial, et que dernier accompagna les conquêtes impérialistes qui entraînèrent la soumission d’une partie de l’humanité par l’autre, cette autre dont les querelles intestines menèrent l’humanité entière dans la grande guerre mondiale 1814-1945. Le crime UN réside, qu’il s’agisse des Juifs, des Arabes, des Musulmans, des Amérindiens, des Africains noirs, des Tibétains ou autres, de contrevenir à  l’idée de l’unité de l’humanité.

Les colons européens, chrétiens ou républicains « laïques » militants considèrent en ce temps-là Musulmans ou Arabes, selon les circonstances, comme une race inférieure, vouée à toutes les exécrations et à toutes les exactions possibles et imaginables. Ce qui n’empêche pas le développement en leur sein d’un profond mouvement de haine antijuive[27]. Peut-on réellement penser que chez nos compatriotes venus d’Algérie, il ne reste une once de mémoire de ce temps-là ? Et même s’ils avaient tout oublié, ceux qui se considèrent aujourd’hui comme les « vrais Français » sont là pour en marteler le souvenir et le leur faire sentir, quotidiennement. À l’instar de Marine Le Pen et de ses amis, on parle de moins en moins d’« immigration », sauf pour dire qu’elle est le vecteur du terrorisme islamiste, et l’on utilise le plus souvent le terme Islam comme euphémisme d’Arabes et de Noirs musulmans. N’empêche : pour notre penseur qui regarde l’histoire de loin, « parler de l’impact considérable de la perte de l’empire en 1962 et de la blessure narcissique qui s’en est ensuivie (Benjamin Stora) était peut-être vrai à l’époque mais ne l’est plus. Quelle “blessure narcissique d’ailleurs” » ?[28]. Faut-il s’en étonner de la part de celui qui stigmatisait il y a trente ans déjà Les sanglots de l’homme blanc[29] et affirmait que, par enchantement, la page du colonialisme était tournée en 1962 et que, de toute façon, il avait ses « aspects positifs ».

C’est par ce qu’il sous-estime les effets de la colonisation en son temps et son inertie, dans la conscience collective de secteurs entiers de la société d’un empire déchu, que notre philosophe moraliste se croit obligé d’inventer chez les Arabes et le Musulmans une conduite singeant le Juif persécuté.

Insulte et infamie

Aveuglement coupable et méprisant que de penser que nos compatriotes musulmans, encore une fois de religion comme de tradition familiale, seraient victimes d’un racisme imaginaire. Insulte à leur souffrance, que de refuser à celle-ci un passé et un présent. Infamie d’insinuer que, dans leur effort pour apitoyer le gogo, ils seraient mus par « l’envie du Juif comme déporté, parangon du malheur avec Auschwitz »[30].

Personne ne peut nier que les ravages de la bigoterie, du puritanisme et du rigorisme désuets et leur envers, l’hypocrisie, dans les sociétés du Monde islamique. Ils sont largement favorisés par le salafisme wahhabite que nos gouvernements successifs favorisent volens nolens quand ils flirtent avec la monarchie saoudienne qui est son pendant politique. Si la dénonciation de l’islamophobie n’était que la défense pavlovienne de ces défauts, on pourrait comprendre qu’elle soit taxée de fallacieuse. Mais quid des bigoteries qui se cachent derrière les « valeurs de la République », et quid de l’exclusivisme avançant sous les plis du drapeau d’une spécieuse laïcité ? Si la dénonciation de l’islamophobie ne visait que la défense du blasphème, à juste titre combattu par les Lumières et rejeté par notre droit depuis près de deux siècles, on pourrait comprendre. Sauf que le blasphème contre la religion chassé par la porte est récemment revenu par la fenêtre sous la forme de l’« outrage au drapeau » ou à l’« hymne national ». Sauf aussi que nous vivons dans un monde globalisé où, non seulement par la rencontre physique des populations de plus en plus mélangées, mais encore et surtout par la télévision, toutes les croyances et les mœurs se côtoient et peuvent se télescoper si nous n’y prenons garde. C’est ce que l’on fait en trainant dans la boue les symboles qui sont au cœur des identités sociales et religieuses, pour les uns comme pour les autres. C’est ce que l’on fait lorsque l’on demande à l’Islam de devenir invisible, sans minarets et sans voiles. Mais peut-être qu’accepter davantage les minarets diminuerait le besoin de faire, chez une partie des femmes musulmanes, du voile une affirmation identitaire.

On peut ne pas aimer les doctrines islamique, judaïque, chrétienne, et même détester la Tora, l’Évangile ou le Coran, tout comme le l’Existentialisme, le Socialisme, l’Athéisme ou tout autre école de pensée. Mais il ne s’agit pas de cela. Ce qui pose problème, c’est que l’on feint de ne retenir dans la dénonciation de l’islamophobie que le refus de critiquer la religion islamique par ceux qui font de ce terme « le nom d’une blessure narcissique inversée en rancœur »[31]. Certes, il est difficile pour toute religion comme pour toute croyance de se voir critiquée, et il y a dans la religion et dans les sociétés islamiques une foule de gens qui acceptent les appels de courants refusant tout dialogue et d’autres intolérants, voire fanatiques et plus encore. La preuve n’est pas à faire. Mais cela n’est pas propre à l’Islam, aujourd’hui même. Encore serait-il important de saisir, dans ces réactions, la part qui revient au résultat des agressions impérialistes des pays d’Europe, comme orientale, Russie comprise, et d’Amérique du Nord : ont-elles cessé ? non, elles perdurent, et comment !

Ce qui pose problème, c’est d’abord, dans la critique de l’islamophobie, la négation du poids politique qu’a de nos jours, un siècle après la loi de 1905, la revendication de mettre la religion islamique sous la tutelle de l’État, comme si celle-ci n’était pas une incitation, voire une provocation  à la révolte de citoyens pour qui la loi se doit d’être la même pour tous ! C’est surtout qu’il y a, dans le refus de ce terme, le déni de l’ethnicisation / racialisation réelle faite de l’Islam dans la psyché nationale, phénomène qui un résultat de l’histoire. Il est facile, sinon pervers, de mettre ce phénomène à la charge de la religion islamique qui, selon le préjugé répandu par nombre d’orientalistes et islamologues, serait incapable de distinguer pas religion et société, et ne retiennent de l’Islam, pour étayer une telle assertion, que ses tendances le plus partisanes et excessives dans lesquelles la masse des Musulmans ne se reconnaissent pas. Ce phénomène d’ethnicisation / racialisation et son corollaire, la hiérarchisation exclusiviste et raciste, possède des racines intellectuelles profondes dans la pensée européenne, comme nous l’avons vu dans la longue élaboration de la pensée raciste, et de solides fondements institutionnels, comme nous l’avons relevé avec le Code de l’indigénat.

« L’on doit moins redouter la virulence des fous de Dieu que la virulence de la haine que nous nous portons et qui commande de nous soumettre, écrit notre philosophe moraliste. À l’évidence un continent qui ne s’aime pas ne peut être aimé des autres et prépare moralement sa disparition. Il peut être colonisé par ce qu’il et devenu mentalement colonisable »[32]. On a compris : lui qui dénonce en théorie l’ethnicisation / racialisation de l’Islam, est bien en fait un des porte-voix de cette islamophobie ethnique qui évoque avec Renaud Camus le spectre du Grand remplacement, ou avec Michel Houellebecq celui de la Soumission.

 

 


 

[1] Un racisme imaginaire. Islamophobie et culpabilité, Paris : Grasset, janvier 2017.

[2] Ibid., 45.

[3] Ibid., 254

[4] Ibid., 75.

[5] Idem.

[6] Ibid., 59.

[7] Ibid., 78.

[8] Ibid., 47.

[9] Ibid., 79.

[10] Ibid., 83.

[11] Ibid., 44.

[12] Ibid., 109.

[13] Ibid., 101-102.

[14] Ibid., 120.

[15] Ibid., 120².

[16] Ibid., 203.

[17] Ibid., 78.

[18] Ferry, Jules, Intervention à la Chambre de députés du 28/07/1882, dans « Chambre des députés, 28 juillet », Le Journal des Débats du 29/07/1885.

[19] Olivier Lecour Grandmaison lui a consacré de nombreuses pages dans Coloniser, exterminer ‒ Sur la guerre et l’État colonial, Paris : Fayard, 2005.

[20] Eugène Bodichon, Considérations sur l’Algérie, Paris : Comptoir central de la librairie, 1845, 103.

[21] Eugène Bodichon, Études sur l’Algérie et l’Afrique, Alger : chez l’auteur, 1847, 150.

[22] Ibid., 233.

[23] Ismaÿl Urbain, Journal des Débats du 19/05/1883.

[24] Ernest Renan, Le judaïsme comme race et comme religion, Paris : Calmann-Lévy, 1883, 26.

[25] Voir notamment chez Ernest Renan, « L’islamisme et la science », Journal des Débats du 30/03/1883, et la [« Réponse de Renan à Afghani », article sans titre], Journal des Débats du 19/05/1883.

[26] Pascal Bruckner, Un racisme imaginaire, 127.

[27] Il suffit de se reporte au succès du livre de Victor Robinet, Musette, alias Cagayous antijuif, Alger : Ernest Mallebay éditeur, 1898.

[28] Pascal Bruckner, Un racisme imaginaire, 189.

[29] Pascal Bruckner, Le Sanglot de l'homme blanc : Tiers-Monde, culpabilité, haine de soi, Paris : Seuil, 1983.

[30] Pascal Bruckner, Un racisme imaginaire, 107.

[31] Ibid., 54.

[32] Ibid., 255.

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