Vocabulaire de l’islamophobie ambiante

Si des Musulmans crient au loup raciste dès que l’on touche à leur religion, c’est un fait que, pour des raisons historiques que l’on ne peut expliquer en restant dans la sphère des joutes entre concepts abstraits, la détestation de l’Islam sert d’euphémisme « juridiquement correct » pour dire détestation des « Musulmans », des « Arabes » et des « Noirs ». (étude linguistique).

 

 L’atmosphère médiévale fut saturée de la fierté des conquêtes sur les Arabes en Espagne et en Sicile, et de Croisades levantines. Un témoignage littéraire nous en est donné par la Chanson de Roland. Mais les termes arabes empruntés au lexique de la religion islamique pour les retourner contre elle furent somme toute assez rares. Il en fut de même aux Temps modernes, malgré les grands récits des batailles acharnées avec la Porte ottomane comme celle de Lépante[1]. À la fin de cette époque, une grande masse des mots de l’Islam finirent d’ailleurs par être connus de la gent cultivée avec la Bibliothèque orientale de Barthélemy d’Herbelot de Molainville, et c’est avec ce bagage que les Lumières osèrent une certaine ouverture de l’esprit public sur une religion qui concernait le quart de l’humanité. Pourtant, tout changea avec la vague d’expansion coloniale du XIXe siècle quand, à la vieille détestation traditionnelle, s’ajouta une exécration nouvelle et augmentée. Fondée sur l’esprit de supériorité et le mépris du peuple dominant pour le dominé, sanctionné par un droit qui distinguait, notamment avec le Code de l’indigénat de 1881, discriminatoire en matière civile et pénale, les Français de pleine citoyenneté d’un côté, les Musulmans de l’autre, soumis ceux-là à un code spécial. Cela ne pouvait manquer de se traduire dans l’imaginaire social par une opposition de nature raciste entre « vrais Français » et les autres. Le phénomène n’a pas disparu avec les Indépendances. Il s’est mis en sommeil, couvant sous les événements sociaux comme la braise sous la cendre. Après une brève période d’euphorie postcoloniale, les tisons de la répulsion et de la haine ont pu être ravivés par le soufflet d’un contexte international conflictuel caractérisé par le développement des mouvements politiques brandissant le drapeau de l’Islam et par l’installation en France d’importantes populations venus des anciennes colonies. Le rejet de la religion islamique et des Musulmans ont alors grandi pour prendre, dans certains secteurs de la société, des proportions inquiétantes.

La visibilité de la religion islamique dans la société devait se traduire par la popularisation des mots empruntés pour décrire les conceptions et les pratiques à cette religion. Le vieux fonds anticlérical en a repris certains avec un ton de mépris allant de la moquerie au sarcasme populaires, mais beaucoup ont été introduits dans la langue, détournés de leur sens originel par le préjugé d’orientalistes et d’islamologues regardant l’Islam au filtre de la religion catholique ou d’un laïcisme militant, ce qui a pour conséquence de cultiver dans l’esprit public quantité de préjugés sur nos concitoyens musulmans, de religion ou de culture familiale. Nous ne restons pourtant là que dans les degrés les plus bas dans l’échelle de l’islamophobie. Si l’on gravit les degrés de cette dernière, nous avons assisté, dans les trente dernières années, à une véritable déferlante de termes pris au vocabulaire de l’Islam sur le ton malveillant, voire injurieux. Saisis par les tendances national-identitaires et suprématistes qui font métier de la dénonciation quotidienne de cette religion, cette fois ouvertement ethnicisée et donc raciste, ils se répandent dans les journaux et occupent la toile avec une insistance telle que l’on peut parler d’une véritable islamo-paranoïa. On notera à ce propos le sort de néologismes créés par des citoyens francophones des pays du Maghreb pour critiquer au départ l’attitude bigote, étroite et sectaire de maints tenants d’une tradition islamique figée : ils sont repris, à l’insu de leur plein gré, pour reprendre l’expression d’un cycliste célèbre, par les secteurs arabophobes et islamophobes patentés de la société française pour dénoncer l’Islam lui-même.

C’est ici l’occasion de souligner un point d’importance. Même s’il peut advenir que des Musulmans crient au loup raciste dès que l’on touche à leur religion et ne rendent pas ainsi un bon service à leur cause, il est un fait que, pour des raisons sociales profondes que nous venons de rappeler et qui ne peuvent s’expliquer en restant enfermés dans la sphère stérile de joutes byzantines entre concepts abstraits, le mot Islam sert d’euphémisme « juridiquement correct », c’est-à-dire a priori compatible avec la législation en vigueur, pour signifier « les Musulmans », soit « les Arabes » d’abord et ensuite « les Noirs ». À titre d’exemple, cette évolution du langage des sites identitaires-suprématistes : un article intitulé « Pour éviter le génocide, il faut expulser les musulmans » paru en 2016[2] vaut à son auteur un procès mené 07/09/2017 devant la 17e chambre correctionnelle pour « incitation à la haine contre les musulmans »[3] ; or, avant même que le tribunal ne rende son verdict, la publication responsable de cet article lance aujourd’hui avec sa cousine Résistance républicaine une campagne européenne d’autocollants portant « ISLAM ASSASSIN ! ISLAM DEHORS ! »[4].

Si toute réalité sociologique possède une traduction linguistique, la créativité langagière des milieux identitaires-suprématistes est à son tour un indice de la profondeur du phénomène islamophobe, dans les deux sens du terme, celui de la critique d’une religion et celui des manifestations racistes, ouvertes ou dissimulées. Et l’on ne sera pas étonné de constater que, de façon subsidiaire et réciproque, des mots pris à la religion islamique sont repris, de façon critique, et parfois sarcastique, pour brocarder cette détestation maladive de l’Islam, tant comme religion que comme civilisation et groupe social.

Prendre en compte ces mouvements de la langue exige de présenter les mots empruntés au vocabulaire de la religion islamique en les rétablissant dans la signification originelle. En effet, même s’ils sont entrés dans les dictionnaires usuels et font partie du lexique commun et non plus du lexique populaire, argotique ou familier, le sens qui leur est prêté par nombre d’orientalistes, politologues et autres islamologues, et à plus forte raison par les journalistes, et leur traduction dans l’univers mental européen, sont loin d’être toujours satisfaisants. C’est la raison pour laquelle la présentation des termes donnés dans cette étude diffère de celle des lexiques habituels : ici, ce sont les mots de la religion islamique empruntés à la langue arabe qui vont servir de têtes de rubrique, lesquelles se suivent d’ailleurs de façon thématique et non alphabétique. C’est une fois le travail de correction et de précision des termes servant de têtes de rubrique effectué, qu’il est possible d’inventorier la création lexicale nouvelle, quelque fugace d’ailleurs que soit son caractère, car telle quelle, elle est significative de l’esprit d’une époque.

Notons à ce propos que la langue française contient, du fait des piques acérées lancées de longue date contre la bigoterie et les faux-dévots d’un côté, et des affrontements avec l’Église de l’autre, ceux de la Révolution française arrêtés par le Concordat de 1802, puis ceux de la IIIe République qui ont conduit à la loi de séparation de 1905, un lexique anticlérical et antichrétien assez riche. Elle comprend aussi, du fait du vieil antijudaïsme chrétien, suer lequel se sont appuyer sans s’y réduire, les campagnes antisémites des années 1890-1945, un lexique antijuif tout aussi conséquent. Mais il suffit de considérer deux études faites sur ces sujets respectifs par le linguiste Jean-Paul Honoré[5], même si elles n’épuisent pas le « patrimoine » linguistique judéophobe et christianophobe, pour s’apercevoir que le volume de ce dernier est réellement sans proportion avec celui de l’islamophobie contemporaine. Celle-ci allonge avec un acharnement et une émulation morbides la liste des mots arabes empruntés à la religion islamique pour les retourner contre elle, et les additionne d’un luxe de termes dérivés, rarement facétieux et malicieux et bien plus souvent venimeux et odieux. Il suffit de songer à des mots comme islamo-collabos dont sont affublés des citoyens tout à fait honorables du moment qu’ils ne combattent pas l’Islam, comme religion et comme civilisation, avec la hargne identitaire et suprématiste, ou dhimmisation pour dénoncer une prétendue soumission des pays d’Europe aux exigences de cet Islam pour avoir une idée de la spirale sans fin de médisance, de scélératesse et d’intolérance où le vocabulaire de l’islamophobie entraîne la langue et la société.

  1. À tout seigneur tout honneur, le mot islam, avec l’infinité de termes dérivés et composés qui l’accompagnent

islam : ar. islām, avec deux sens : 1. dans le Coran, l’idée d’« abandon en Dieu » illustrée tous les prophètes, d’Abraham à Mohammed, et qui appartient au même champ sémantique que le fr. salut[6] ; cette attitude pourrait se traduire par « soumission », si du moins l’on précisait qu’il s’agit du registre de la spiritualité et de la mystique, ce que donnent les éditions récentes du Larousse (voir par ex. Grand Larousse illustré, éd. 2016), la définition étant en l’occurrence due à un bon connaisseur de la langue arabe et de la religion islamique, Éric Geoffroy, « abandon confiant en Dieu » dans le registre religieux, 2. dans l’histoire et la société, islām est le nom que les théologiens et les juristes partisans de la prédication du prophète Mohammed ont donné à la religion nouvelle. ■ FR : n.m. « religion professée par Mohammed », terme introduit par d’Herbelot de Molainville (1697) et qui s’est répandu au XVIIIe s. pour signifier 3 choses : 1. la religion née de la prédication de Mohammed, 2. la civilisation se réclamant de la religion nouvelle, et 3. l’ensemble des populations et des pays où la religion islamique est prépondérante ; cf. ECF, s.v. ; la traduction tendancieuse effectuée par la plupart des dictionnaires du mot islām par « soumission », terme entendu par le grand public non dans son sens mystique d’abandon en Dieu, mais comme « subjugation », ne peut qu’alimenter chez lui les peurs que suscite une telle notion ; on dit des écrivains qu’ils tendent le miroir à leur époque et, de ce point de vue, le roman de Michel Houellebecq, Soumission[7], qui est tout sauf innocent, en dit long sur notre société. ● DÉR & COMP : le mot a servi de base à des nombreux dérivés dont certains peuvent n’avoir aucune charge péjorative comme islamique, et hier islamisme, quand le mot était synonyme d’islam. Il a surtout permis la formation de nombreux mots composés également neutres comme judéo-islamique, islamo-arabe, islamo-chrétien et judéo-islamo-chrétien, islamo-conservateur, islamo-nationalisme et islamo-nationaliste, islamo-unitarien, etc. La liste est longue, et ces mots ne seront signalés dans ce lexique que lorsqu’ils prennent une valeur négative ou ont été spécialement forgés comme des armes anti-islam, entrant donc, d’une manière ou d’une autre, dans l’univers de l’islamophobie et, réciproquement, les termes qui servent à dénoncer cette dernière.

  • DÉR A. mots trahissant la peur et la détestation de l’Islam, en général compris comme un bloc religieux, civilisationnel et social : islamesque: adj.m./f. théoriquement « relatif à l’islam », emprunt à l’anglais où il est tout à fait neutre, mais qui prend en français une teinte nettement péjorative (2010-). islamisation: n.f. au départ « mouvement d’expansion de l’Islam », terme que les historiens ont appliqué de façon relativement neutre au développement de l’Islam comme religion et comme mode de société à travers le temps (d. XXe s.), et auj. employée de façon péjorative par les détracteurs de l’Islam et les suprématistes européens pour dénoncer les manifestations du développement de la religion islamique en Europe, dont ils pensent qu’elle conduit au « grand remplacement » (2000-)[8]. islamiser : v.tr. lié au mot précédent (2000-) dans : des radicaux qui s’islamisent ou des islamistes qui se radicalisent ?[9] islamisme : n.m. et islamiste : n. & adj.m./f. 1. si ces termes furent longtemps employés comme syn. de Islam et Musulman, -ne, ils traduisent depuis les années 1970 l’ar. islāmī (pl. islāmiyyūn), épithète par laquelle s’autodésignent les Frères musulmans ; 2. le mot est souvent employé indistinctement, par ignorance ou par intention délibérée[10], pour désigner les fondamentalistes quiétistes et les groupes levant sur le terrain politique le drapeau de l’Islam, qu’ils soient loyalistes et pacifiques ou subversifs et maniant le terrorisme. islamoïde : adj.m./f. syn. d’« islamique » avec une nuance péjorative, ex. : posture islamoïde (2000-). ● COMP A. islamo-intégrisme, n.m. et islamo-intégriste, n. & adj.m./f., pour dire « intégrisme islamique » & « intégriste islamique » (2000-). islamo-substitution : n.f. mot créé pour exprimer la peur d’une subversion de la culture et de la société européennes par l’Islam, syn. de « grand remplacement » (2010-). NB : l’obsession de l’Islam est telle que les anciens pétrodollars des années 1970 deviennent auj. des islamo-pétro-dollars, n.m.pl, accompagnés d’islamo-gazo-dollars, n.m.pl., vite transformés en islamo-dollars, n.m.pl., censés financer Al-Qaïda, puis Daech (2000-).
  • COMP B. 1. termes liant violence politique, terrorisme et totalitarisme à la nature de l’Islam, pris comme un bloc, toutes acceptions confondues : islamo-fascisme: n.m. néologisme controversé qui établit une corrélation entre fondamentalisme islamique et totalitarisme, de façon globale, sans distinguer entre les tendances (pour y voir plus clair sur les mouvements entendus ici, salafisation*) ; et islamo-fasciste: n. & adj.m./f. correspondant ; var. : islamo-facho, (2010-), autrement : islamo-nazisme : n.m. (2010-) et nazislamiste (2010-). islamo-terrorisme : n.m./f. désigne le courant appelé djihadiste* (2010-) ; et islamo-terroriste : n. & adj.m./f. (2000-) ; syn. : djihadiste*. islamo-zombie : n.m. qualificatif récent emprunté à la presse anglo-saxonne pour qualifier les membres des groupes utilisant la terreur sous le drapeau de l’Islam ou islamo-terroristes ; var. : arabo-islamo-zombie sur les sites berbéristes exclusivistes. Face à ce péril grave, on se dit volontiers islamo-résistant, -e, -e, n. & adj.m./f., sur les sites identitaires, n. & adj.m./f., sur les sites identitaires.
  • COMP C. termes liant la collusion ou la soumission de courants politiques ou intellectuels avec les courants dénoncés comme fondamentalistes et islamistes, ainsi que les personnes supposées s’en rendre coupables : islamo-baathisme; n.m. terme critique pour dénoncer la collusion entre le nationalisme arabe et les mouvements islamistes, et l’adj. correspondant, islamo-baathiste, termes nés dans le français du Maghreb et passés dans la presse française (1890-). islamo-collaborateur, -trice, islamo-collabo: n. & adj.m./f., et islamo-collaboration, termes injurieux utilisés par les groupes suprématistes pour dénoncer les gens qui seraient selon eux, complices, de l’islamisation* des sociétés européennes (2010-) et leur action ; et diable qu’ils sont nombreux si l’on en croit les sites identitaires et suprématistes qui versent dans cette rubrique des gouvernants et des opposants, de droite comme de gauche, des journalistes et des intellectuels, sans oublier les organisations antiracistes comme la Ligue des Droits de l’Homme ![11] ; var. superlative : islamo-barbaro-collabo : n. & adj.m./f. terme qui se passe de commentaire (2010-). islamo-bobo : n. & adj.m./f. terme choisi pour stigmatiser la complaisance des milieux bourgeois libéraux avec l’Islam (2010). islamo-centrisme : n.m. et son corollaire, islamo-centriste : adj.m./f. 1. au départ, forme du religiocentrisme, d’ethnocentrisme qui met l’Islam au centre du monde (1990-), et récemment 2. tendance qui veut faire passer, dans l’imaginaire identitaire, le multiculturalisme islamo-complaisant*, qui serait antisémite par nature, et, par ses compromis, plus dangereux que l’islamo-gauchisme*, car plus insidieux et plus pervers (2010-)[12]. islamo-crétin, -ne : adj.m./f. pour ridiculiser le dialogue islamo-chrétien (2010-)[13]. islamo-communisme : n.m., et islamo-communiste : n. & adj.m.//f. néologismes auj. employés pour dénoncer la prétendue collusion entre parti communiste et l’Islam (2010-)[14], et islamo-bolcho : n. & adj.m./f., voire islamo-bolcho-bobo : var. sans surprise des termes précédents. islamo-gauchisme : n.m., et ses corollaires, islamo-gauchiste : adj. & n.m./.f. ; et mieux islamo-salafo-gauchiste : n. & adj.m./f., termes qui font fureur, appuyés par le monde intellectuel (2000-)[15] ; leur succès est tel qu’on les retrouve comme terme d’opprobre sur une bonne partie du spectre politique, depuis la gauche de gouvernement jusqu’à l’extrême-droite (2010-). islamo-kadhafiste : adj.m./f. néologisme journalistique pour dénoncer en Libye la collusion entre forces néo-kadhafistes et dites islamistes (2010-).. islamo-marxisme : n. & adj.m./f. né pour caractériser les positions de l’Iranien Ali Shariati (1980), le terme est auj. employé sur les sites identitaires pour dénoncer la prétendue collusion entre marxistes et courants taxés d’islamisme*. islamo-sionisme : n.m., et islamo-sioniste : n. & adj.m.f., terme créé pour dénoncer une entente entre sionisme et États de la péninsule Arabe (2010-)[16]. islamo-socialisme : n.m. et islamo-socialiste : n. & adj.m.f., terme créé pour dénoncer la prétendue collusion entre socialisme et Islam (2010-)[17]. islamo-trotskisme, n.m. et islamo-trotskiste : n. & adj.m./f. terme créé pour dénoncer la prétendue collusion entre trotskistes (2010-)[18] et, plus fort : islamo-judéo-trotskiste : n. & adj.m./f. on atteint avec ce terme lancé dans les milieux suprématistes (2010-) qui, en mélangeant hardiment détestation des Musulmans, des Juifs et des Trotskistes, atteint les sommets de la confusion mentale. NB : on peut multiplier à l’infini, dans une intention dénonciatrice, le croisement entre le terme islam et les courants intellectuels ou politiques de la société française.
  • DER D. termes dénonçant la naïveté, la complaisance, voire la fascination envers l’Islam comme religion et civilisation. islamitude: n.f. au sens propre, « état de Musulman », mais utilisé au sens spécialisé en Belgique pour « compassion envers les populations musulmanes défavorisées », au départ puis « toutes population défavorisées » (2010-). islamomaniaque: n. & adj.m./f. « atteint de la maladie d’amour pour l’Islam », en usage dans les milieux suprématistes (2010-)[19]. islamomanie : n.f. mot créé du temps de la colonisation (1920-) pour dire : « intérêt excessif pour les choses de l’Islam » (1920-), et auj. employé dans les milieux suprématistes pour dénoncer une prétendue soumission des « élites » pour l’Islam[20]. ● COMP D. islamo-béat, -te : n. & adj.m./f., et islamo-béatitude : n.f, nouvelles désignations dans la presse suprématiste (2010-)[21]. islamo-compatible : adj.m./f. apparu dans le débat sur l’identité nationale pour affirmer que l’Islam est compatible avec la France ou République[22], mais employé comme injure dans les milieux identitaires[23], et, avec une nuance : islamo-socialo-compatible : n. & adj.m.f. ; par réaction islamo-incompatible : adj.m./f. (2010-), voir plus loin. islamo-complaisance : n./f., et islamo-complaisant, -te : adj.m./f., termes qui se passent d’explication (2017)[24] ; NB : on n’est jamais trop intransigeant en matière d’islamophobie puisque même la madone du laïcisme pourfendeur d’islamo-complaisance est à son tour affublée de ce qualificatif[25]. islamo-crédule : n. & adj.m./f. terme créé pour désigner ceux qui croient en la bonne foi de l’Islam (2010-). islamo-fanatique : adj.m & f. qualificatif donné par les sites islamo-paranos pour dénoncer ceux ou celles qui, comme Jean Baubérot[26], prétendent calmer le jeu entre la société française et ses Musulmans (2010-). islamo-fellateur : n. & adj.m. injure proférée sur la toile (2010-). islamo-lèche-cul : n.m. terme qui ne nécessite aucune explication (2010-). islamoparano : adj.m./f. « propre à la paranoïa des Musulmans », dans l’imaginaire islamophobe (2000-) (voir aussi dans COMP F). : n. & adj.m./f. et islamo-soumission : n.f. néologisme pour sûr islamophobe[27]. Devant ce qui est considéré comme une maladie de la société contemporaine, on se dit haut et fort islamo-incompatible (voir DER D) mais aussi islamo-allergique : n. & adj.m./f., est-il nécessaire d’expliquer ?
  • COMP E. termes liant délinquance et criminalité à la nature de l’Islam pris comme un bloc : islamo-braqueur, -euse, islamo-business, islamo-canaille, islamo-délinquant, -e, islamo-gangster, islamo-mafieux, islamo-racaille, var. : islamo-racaillus, islamo-trafiquant, -e, islamo-voyou, [islamovwju], etc. n.m./f. mots souvent partis de milieux policiers, parfois en cours dans le presse, not. chez les suprématistes (2010-). On trouve la revendication de cette injure dans le rap, sous forme de réponse du berger à la bergère : « Islamo-racaille c’est l’appel du muezzin » (Médine, 2015).
  • DÉR F. par réaction à l’islamophobie ambiante, termes polémiques dénonçant la réduction essentialiste de l’Islam, ainsi que la détestation et l’obsession qu’elles provoquent : islamo(-o)bsession ou islamofixation: n.f. travers qui consiste à être obsédé par l’Islam ou de faire sur lui une fixation, (2010-) pour dire la manie de tout ramener à l’Islam comme surdéterminant toutes les conduites des Musulmans (2010-). islamomania: n.f. pour dire 1. la manie de tout ramener à l’Islam comme surdéterminant toutes les conduites des Musulmans (2010-), aussi bien que 2 la mode des études sur l’Islam[28]. NB : le sens diffère de celui d’islamomanie*. islamophobie : n.f. terme créé au plus tard dans les années 1900 avec pour sens premier, évident, « détestation de l’Islam », tant comme religion que comme civilisation, mais au sens second, caché, « détestation, voire haine de l’Islam », pris comme euphémisme des Musulmans comme groupe social, comme « race », au sens du Code de l’indigénat de 1881 qui plaçait les Français musulmans dans un situation de sujets au statut civil, politique et pénal infériorisé et discriminatoire ; d’où l’adj. islamophobique : n.f. ● COM F. islamo-cause : n.f. c’est la recherche anxieuse de l’explication des maux de notre société dans l’Islam (2010-)[29]. islamo-intransigeant, -e : n. & adj.m./f. antonyme d’islamo-complaisant (2010-). islamoparanoïa : n.f. mot récemment pour dénoncer la phobie obsessionnelle » de l’Islam, parfois mise en parallèle avec « l’obsession anti-juive » des années 1930 (2010-)[30], sens qui diffère de celui d’islamomanie*. islamoparano : adj.m./f. terme à double sens : si le terme est employé l’imaginaire islamophobe (voir plus haut, COMP D), il signifie aussi, « atteint d’islamoparanoïa » au sens donné ci-dessus (2000-). islamo-psychose : n.f. même chose qu’islamo-paranoïa (2010-)[31].

Dans la surenchère islamo-paranoïaque, l’horizon s’éloigne au fur et à mesure qu’on croit l’atteindre. Un exemple parmi d’autres : Salem Benammar, un des fondateurs du site identitaire Riposte laïque, accuse le Front national d’être islamo-compatible, et se définit lui-même comme islamo-incompatible[32]. Cela ne l’empêche pas d’être traité lui-même de « taupe de l’Islam »[33].

 

[1] La bataille Lépante, dans le golfe de Petras sur la cote occidentale de la Grèce, marqua en  1571 une cruelle défaite de la flotte ottomane devant les forces navales de la Sainte Ligue appelée par le pape Pie V.

[2] LÉPANTE, Maxime, « Pour éviter le génocide, il faut expulser les musulmans », sur Riposte laïque le 18/07/2016. NB : l’auteur de cet article a choisi un pseudonyme qui sait mobilier l’histoire, voir plus haut, n. 1.

[3] CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), « Un nouveau procès contre Riposte laïque pour incitation à la haine envers les Musulmans » sur le site Islamophobie, le 06/09/2017.

[4] Voir Résistance républicaine du 06/10/2017 et Riposte laïque du 10/10/2017.

[5] HONORÉ, Jean-Paul, « Le vocabulaire de l’antisémitisme en France pendant l’affaire Dreyfus », dans Mots n°2 (mars 1981), 73-92 ;  et « Le vocabulaire de l’anticléricalisme en France de l’Affaire à la Séparation (1898-1905) », dans « Le vocabulaire de l’anticléricalisme en France de l’Affaire à la Séparation (1898-1905) », dans Mots n°5 (octobre 1982), 69-84.

[6] LAFFITTE, Roland, « À propos du terme islām, recherche sur les sens liés à la racine √Š/SLM dans les langues sémitiques », Lettre de SELEFA n° 1 (juin 2012).

[7] HOUELLEBECQ, Michel, Soumission, , Paris : Flammarion, 2015.

[8] Voir CAMUS, Renaud, Le grand remplacement, 2011 ; et, en guise de réponse, LIOGIER, Raphaël, Le Mythe de l'islamisation : Essai sur une obsession collective, 2012.

[9] MARSAUD, Alain, « Il s'agit plus de radicaux qui s’islamisent que d’islamistes qui se radicalisent », entretien avec Frédéric Rivière sur Rfi le 14/01/2016.

[10] C’est le cas de l’islamologue Anne-Marie Delcambre pour qui « Il n’y a pas de différence entre islam et islamisme », sur Riposte laïque le 22/10/2010. C’est elle qui s’inquiétait en 2077 de la nomination de Rachida Dati au ministère de la Justice : elle craignait qu’elle ne fût poussée « à agir comme une musulmane », étant donnée les inévitables pressions qu’allaient exercer sur elle ses coreligionnaires, voir BRANCHER, Caroline, « Nombreuses attaques racistes contre Rachida Dati », sur le site de la revue Pro Choix le 28/05/2007. On peut mesurer la perspicacité de cet éminent docteur en civilisation islamique, et son expertise en matière d’essentialisme islamique…

[11] BOUDILON, Jeanne, « Top-12 des islamo-collabos de France », mis sur Riposte laïque le 17/06/2015. De son côté le site du groupe Résistance républicaine publie le 20/07/2016 une liste de pas moins de « 153 traitres islamo-collabos » : selon ces bonnes âmes, ces députés, « qui ont refusé la fermeture des mosquées salafistes, ont signé la mort de milliers de Français ».

[12] Voir GOLDNAGEL, Gilles-William, « Vous avez aimé l’islamo-gauchisme ? Vous adorerez l’islamo-centrisme ! », dans Valeurs actuelles du 22/05/2017.

[13] Le terme est dû à l’islamophobe de profession Anne-Marie Delcambre dans son article « Il n’y a pas de différence entre islam et islamisme », déjà cité.

[14] Voir GARROTÉ, Michel, « La France deviendrait-elle islamo-communiste ? », sur Dreuz Info le 12/12/2012.

[15] Voir not. FAURE, Sonya & DURUPT, Frantz, « Islamo-gauchisme, aux origines d'une expression médiatique », Libération du 14/04/2016. Mais reportons-nous au moment de la naissance du mot, quand Pierre-André Taguieff écrit : « Des Juifs peuvent être tolérés, voire acceptés dans cette mouvance islamo-gauchiste, à condition qu’ils fassent preuve de palestinophilie inconditionnelle et d’antisionisme fanatique », voir « L’émergence d’une judéophobie planétaire : islamisme, anti-impérialisme, antisionisme », Outre-Terre 2/2003 (no 3), 189-226.

[16] Néologisme cher à Alain Soral, voir not. sur Égalité et réconciliation le 15/10/2015.

[17] Voir « la N-VA attaque Bruxelles et "l’islamo-socialisme” », info donnée sur le site de la RTBF le 24/11/2015. NB : la N-VA est la Nieuw-Vlaamse Alliantie, en français « Alliance néo-flamande ». Voir aussi MACHEFER, « L’Islamo-socialiste Martine Aubry censure le site de Riposte laïque dans les bibliothèques de Lille », sur PréchiPréca le 02/08/2012.

[18] Voir CLAVEL, Geoffroy, « Marine Le Pen entre la “France nomade” de Macron et les “islamo-trotskistes” de Mélenchon », Huffpost / Le Monde du 09/09/2017.

[19] Voir MASSIS, « La Boni(face) cachée de l’islamophilie », sur Riposte laïque, le 27/06/2011.

[20] Voir par ex. REDECKER, Robert, « La suicidaire islamomanie des élites », Valeurs actuelles du 20/01/2015. NB : Le philosophe vit sous la peur de représailles depuis qu’il a publié dans Le Figaro du 19/09/2006, « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? », article dans lequel il montre Mohammed comme « un chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de Juifs et polygame », l’horreur, quoi…

[21] Exemple pour Jean-Luc Mélenchon : CATTAN, Sarah, « Mélenchon, le CRIF, cette organisation hargneuse », dans Tribune juive du 12/12/2016.

[22] Question posée à Alain Juppé par Jean-Pierre Elkabbach : « La France est-elle islamo-compatible ? » sur Europe 1 le 9/12/09.

[23] GARROTÉ, Michel, « Catholicisme islamo-compatible » sur le site suisse Les Observateurs le 22/06/2016.

[24] « Fourest taxe Hamon d’islamo-complaisance », caricature du dessinateur de presse Christian Creseveur parue sur la plateforme de blogs Hautetfort le 27/01/2017.

[25] « On pourrait se demander pourquoi les plateaux de télévision sont envahis par des laïques islamo-complaisants, comme Caroline Fourest, […] », chez CYRANO, « L’islam, le poison qui rend fou », sur Riposte laïque le 30/10/2011.

[26] BAUBÉROT, Jean & CERCLE DES ENSEIGNANTS LAÏQUES, Petit Manuel pour une laïcité apaisée : à l’usage des profs, des élèves et de leurs parents, Paris : La Découverte, 2016.

[27] Jean-Yves Le Gallou dénonce dans « la presse écrite subventionnée et les radios et télévisions autorisées à émettre », des « partisans de l’immigration, favorables à l’expansion de l’islam, hostiles au contrôle aux frontières », bref, des immigrationnistes, islamo-soumis et sans frontiéristes sur les questions identitaires », sur Polemia le03/08/2017.

[28] « Voir BELHASSINE, Hedy, « Olivier Roy et Alain Chouet, deux lectures pour comprendre la “jihadologie” », sur son blog de Médiapart, le 09/02/2016.

[29] « Quand il y a une tragédie, on cherche toujours une islamo-cause », dans « De l’“islamo-mania” », sur Le Chat glouton-World Press le 07/07/20145. Notez cet article de Salm Bennamar : « Le Problème de la France est l’islam », sur Riposte laïque, le 20/02/2016. Assurément, il n’y en a pas d’autres…

[30] Voir ZIEGLER, Dominique, « Une islamo-paranoïa si utile » sur Le Libre penseur, le 25/08/ 2016.

[31] Voir GUÉNOLÉ, Thomas, Islamo-psychose. Pourquoi la France diabolise les musulmans, , Paris : Fayard, 2017.

[32] Salem Bennamar écrit : « Nous sommes une poignée d’islamo-incompatibles dont la vie ne tient qu’à un fil et dont certains d’entre nous ont été condamnés par la justice française pour incitation à la haine des musulmans comme s’ils étaient un groupe ethnique ou national sans que cela n’émeuve personne ni les médias collabos ni les politicards de tous bords », sur son blog le 18/01/2017. L’histoire coloniale et le Code de l’indigénat, connaît pas.

[33] Voir TASIN, Christine, « Je crois de plus en plus que Salem Benammar est une taupe de l’islam », sur Résistance républicaine le 28/04/2017.

POUR LA SUITE :

  2. Les termes traduisant les phantasmes de religion islamique

           Les éléments idéologiques : coran, charia et fiqh, djihad, fatwa et hidjra.

           Les personnages : Mamadou / Mahomet / Mohamed, ayatollah, calife, imam, marabout, moudjahid, mufti, musulman et -ne,

                  salafiste, takfiriste, taliban.

           Les institutions et les pratiques : dhimma, halal et haram, kafir et kouffar, minaret, mosquée, muezzin et ramadan.

            Coup de projecteur sur l’infériorisation de la femme et l’épouvantail du voile : harem, houri, hidjab, niqab, burqa et burkini.

            Sans oublier les « petits mots »[34] de l’Islam, comme Allah akbar, inchallah et mektoub.

 

Voir sur mon site personnel : http://www.selefa.asso.fr/files_pdf/AcLETTRE_06_D2.pdf

 

NOTES 

[1] La bataille de Lépante, dans le golfe de Petras sur la côte occidentale de la Grèce, marqua en 1571 une cruelle défaite de la flotte ottomane devant les forces navales de la Sainte Ligue appelée par le pape Pie V.

[2] LÉPANTE, Maxime, « Pour éviter le génocide, il faut expulser les musulmans », sur Riposte laïque le 18/07/2016. NB : l’auteur de cet article a choisi un pseudonyme qui sait mobilier l’histoire, voir plus haut, n. 1.

[3] CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), « Un nouveau procès contre Riposte laïque pour incitation à la haine envers les Musulmans » sur le site Islamophobie, le 06/09/2017.

[4] Voir Résistance républicaine du 06/10/2017 et Riposte laïque du 10/10/2017.

[5] HONORÉ, Jean-Paul, « Le vocabulaire de l’antisémitisme en France pendant l’affaire Dreyfus », dans Mots n°2 (mars 1981), 73-92 ;  et « Le vocabulaire de l’anticléricalisme en France de l’Affaire à la Séparation (1898-1905) », dans « Le vocabulaire de l’anticléricalisme en France de l’Affaire à la Séparation (1898-1905) », dans Mots n°5 (octobre 1982), 69-84.

[6] LAFFITTE, Roland, « À propos du terme islām, recherche sur les sens liés à la racine √Š/SLM dans les langues sémitiques », Lettre de SELEFA n° 1 (juin 2012).

[7] HOUELLEBECQ, Michel, Soumission, , Paris : Flammarion, 2015.

[8] Voir CAMUS, Renaud, Le grand remplacement, 2011 ; et, en guise de réponse, LIOGIER, Raphaël, Le Mythe de l'islamisation : Essai sur une obsession collective, 2012.

[9] MARSAUD, Alain, « Il s'agit plus de radicaux qui s’islamisent que d’islamistes qui se radicalisent », entretien avec Frédéric Rivière sur Rfi le 14/01/2016.

[10] C’est le cas de l’islamologue Anne-Marie Delcambre pour qui « Il n’y a pas de différence entre islam et islamisme », sur Riposte laïque le 22/10/2010. C’est elle qui s’inquiétait en 2077 de la nomination de Rachida Dati au ministère de la Justice : elle craignait qu’elle ne fût poussée « à agir comme une musulmane », étant donnée les inévitables pressions qu’allaient exercer sur elle ses coreligionnaires, voir BRANCHER, Caroline, « Nombreuses attaques racistes contre Rachida Dati », sur le site de la revue Pro Choix le 28/05/2007. On peut mesurer la perspicacité de cet éminent docteur en civilisation islamique, et son expertise en matière d’essentialisme islamique…

[11] BOUDILON, Jeanne, « Top-12 des islamo-collabos de France », mis sur Riposte laïque le 17/06/2015. De son côté le site du groupe Résistance républicaine publie le 20/07/2016 une liste de pas moins de « 153 traitres islamo-collabos » : selon ces bonnes âmes, ces députés, « qui ont refusé la fermeture des mosquées salafistes, ont signé la mort de milliers de Français ».

[12] Voir GOLDNAGEL, Gilles-William, « Vous avez aimé l’islamo-gauchisme ? Vous adorerez l’islamo-centrisme ! », dans Valeurs actuelles du 22/05/2017.

[13] Le terme est dû à l’islamophobe de profession Anne-Marie Delcambre dans son article « Il n’y a pas de différence entre islam et islamisme », déjà cité.

[14] Voir GARROTÉ, Michel, « La France deviendrait-elle islamo-communiste ? », sur Dreuz Info le 12/12/2012.

[15] Voir not. FAURE, Sonya & DURUPT, Frantz, « Islamo-gauchisme, aux origines d'une expression médiatique », Libération du 14/04/2016. Mais reportons-nous au moment de la naissance du mot, quand Pierre-André Taguieff écrit : « Des Juifs peuvent être tolérés, voire acceptés dans cette mouvance islamo-gauchiste, à condition qu’ils fassent preuve de palestinophilie inconditionnelle et d’antisionisme fanatique », voir « L’émergence d’une judéophobie planétaire : islamisme, anti-impérialisme, antisionisme », Outre-Terre 2/2003 (no 3), 189-226.

[16] Néologisme cher à Alain Soral, voir not. sur Égalité et réconciliation le 15/10/2015.

[17] Voir « la N-VA attaque Bruxelles et "l’islamo-socialisme” », info donnée sur le site de la RTBF le 24/11/2015. NB : la N-VA est la Nieuw-Vlaamse Alliantie, en français « Alliance néo-flamande ». Voir aussi MACHEFER, « L’Islamo-socialiste Martine Aubry censure le site de Riposte laïque dans les bibliothèques de Lille », sur PréchiPréca le 02/08/2012.

[18] Voir CLAVEL, Geoffroy, « Marine Le Pen entre la “France nomade” de Macron et les “islamo-trotskistes” de Mélenchon », Huffpost / Le Monde du 09/09/2017.

[19] Voir MASSIS, « La Boni(face) cachée de l’islamophilie », sur Riposte laïque, le 27/06/2011.

[20] Voir par ex. REDECKER, Robert, « La suicidaire islamomanie des élites », Valeurs actuelles du 20/01/2015. NB : Le philosophe vit sous la peur de représailles depuis qu’il a publié dans Le Figaro du 19/09/2006, « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? », article dans lequel il montre Mohammed comme « un chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de Juifs et polygame », l’horreur, quoi…

[21] Exemple pour Jean-Luc Mélenchon : CATTAN, Sarah, « Mélenchon, le CRIF, cette organisation hargneuse », dans Tribune juive du 12/12/2016.

[22] Question posée à Alain Juppé par Jean-Pierre Elkabbach : « La France est-elle islamo-compatible », sur Europe 1 le  9/12/09.

[23] GARROTÉ, Michel, « Catholicisme islamo-compatible », sur le site suisse Les Observateurs le 22/06/2016.

[24] « Fourest taxe Hamon d’islamo-complaisance », caricature du dessinateur de presse Christian Creseveur parue sur la plateforme de blogs Hautetfort le 27/01/2017.

[25] « On pourrait se demander pourquoi les plateaux de télévision sont envahis par des laïques islamo-complaisants, comme Caroline Fourest, […] », chez CYRANO, « L’islam, le poison qui rend fou », sur Riposte laïque le 30/10/2011.

[26] BAUBÉROT, Jean & CERCLE DES ENSEIGNANTS LAÏQUES, Petit Manuel pour une laïcité apaisée : à l’usage des profs, des élèves et de leurs parents, Paris : La Découverte, 2016.

[27] Jean-Yves Le Gallou dénonce dans « la presse écrite subventionnée et les radios et télévisions autorisées à émettre », des « partisans de l’immigration, favorables à l’expansion de l’islam, hostiles au contrôle aux frontières », bref, des immigrationnistes, islamo-soumis et sans frontiéristes sur les questions identitaires », sur Polemia le03/08/2017.

[28] « Voir BELHASSINE, Hedy, « Olivier Roy et Alain Chouet, deux lectures pour comprendre la “jihadologie” », sur son blog de Médiapart, le 09/02/2016.

[29] « Quand il y a une tragédie, on cherche toujours une islamo-cause », dans « De l’“islamo-mania” », sur Le Chat glouton-World Press le 07/07/20145. Notez cet article de Salm Bennamar : « Le Problème de la France est l’islam », sur Riposte laïque, le 20/02/2016. Assurément, il n’y en a pas d’autres…

[30] Voir ZIEGLER, Dominique, « Une islamo-paranoïa si utile » sur Le Libre penseur, le 25/08/ 2016.

[31] Voir GUÉNOLÉ, Thomas, Islamo-psychose. Pourquoi la France diabolise les musulmans, , Paris : Fayard, 2017.

[32] Salem Bennamar écrit : « Nous sommes une poignée d’islamo-incompatibles dont la vie ne tient qu’à un fil et dont certains d’entre nous ont été condamnés par la justice française pour incitation à la haine des musulmans comme s’ils étaient un groupe ethnique ou national sans que cela n’émeuve personne ni les médias collabos ni les politicards de tous bords », sur son blog le 18/01/2017. L’histoire coloniale et le Code de l’indigénat, connaît pas.

[33] Voir TASIN, Christine, « Je crois de plus en plus que Salem Benammar est une taupe de l’islam », sur Résistance républicaine le 28/04/2017.

[34] L’expression retenue est celle qu’utilisait André Lanly pour dire les adverbes, exclamations et autres interjections usuelles, dans Le Français d’Afrique du Nord, 1962, 89.

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