L'évocation d'un parcours de bassesses et de servilité sur fond de trahison pose la question de la politique et de sa noblesse. Qu' à l'exact opposé, un parcours comme celui du candidat de l'Union populaire n'arrive pas à la restaurer dans la presse ou sur les antennes, devrait poser question; puisque nous en sommes là, c'est aussi l'en-jeu de cette élection.
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Le quotidien Le Monde daté du 6 avril 2022 consacre une quasi pleine page à ( tel est le titre de l'article ) : " Richard Ferrand, le bon soldat du président" . Sur quatre colonnes s'étale alors le portrait d'un homme qui conduit le dégoût qu'il suscite à poursuivre la lecture, jusqu'à la lie. Le lendemain, l'article sur le poudré-candidat en visite sur les bonnes terres bretonnes est illustré par la photo du président de l'Assemblée Nationale, en " bon soldat". Revenons aux quatre colonnes , que nous apprennent-elles ? qu'à 29 ans, celui qui en a 30 de plus aujourd'hui devient le bras droit d'un ministre de Mitterrand ; puis, apprend à "serrer des mains" pour se faire élire et comme il a toujours "préféré les hommes aux idées", fait le doigt mouillé avec Macron. Que le parti socialiste soit devenu au fil du temps une machine à fabriquer des élus qui s'éloignent des préoccupations des gens et les rapprochent de leurs intérêts propres n'est pas une information bien neuve; l'élection présidentielle de ce mois d'avril offre l'occasion, de mettre cartes sur la table : on continue vers une oligarchie à la russe qui dicte son jeu ou on ouvre, vers une union populaire ?
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