Y'aura-t-il de la dinde à Noël ?

Le maire de Grenoble et son adjointe aux cultures ont tenté une réponse à la critique de Joël Pommerat ( critique et réponse parues dans Libération). Gloubi Boulga (1) et sa recette.

Rien n'est moins sûr … il est en effet devenu urgent « dans un contexte de rareté financière (2) » d'imaginer des rapports nouveaux entre les plats, les commensaux et le repas de fête . « Il serait en effet malhonnête d'écarter entièrement (2 l'existence de traditions culinaires. Ainsi d' illustres prédecesseurs « se sont attelés à ouvrir aux expressions émergeantes (2 l'art culinaire, « tout en actant une séparation parfois douloureuse entre (2 la cuisine de tous les jours, le menu de la semaine et le repas de fête. Chevronnés ou novices, toque étoilée ou simple commis de cuisine«  là ne sont pas les questions fondamentales : les liens qui unissent ces mondes y sont évidents et le clivage n’a pas lieu d’être (2)». La question de l 'addition se pose au moment de payer : quel sens lui donner : Le sentiment de satiété ? Le plaisir qu'on a pris à déguster ? La qualité des commensaux ? La servilité du chef ? La propreté de la cuisine ? « Le niveau ( de la dépense) devient souvent l’étalon de la reconnaissance (2) ». A la belle saison, période d'abondance, «  la question du sens n’est que rarement posée (2). » En plein hiver, elle s'impose. « Dans un contexte de rareté financière, la richesse réside dans les rapports sociaux. Il est urgent »d'ouvrir la table , de la partager ( c'est aussi NOël!)  peu importe ce qu'on y sert, du gloubi-boulga peut faire l'affaire.

De la dinde ?

(1) Le gloubi-boulga est un plat imaginaire et la nourriture préférée du dinosaure Casimir, personnage principal de L'Île aux enfants, une émission pour enfants diffusée en France à la fin des années 1970.(2) extraits de : A Grenoble, une culture ni populiste, ni libérale , par Eric Piolle, maire de Grenoble et Corinne Bernard, adjointe aux cultures de Grenoble, Libération, 12 juin 2016

 

 

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