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Billet de blog 1 avril 2022

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Poulets, aux abris

Quand la grippe aviaire sévit, même les petites basses-cours sont dans le collimateur des services vétérinaires.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

J'ai lu ceci dans le Ouest-France du jeudi 31 mars.

Grippe aviaire : en Loire-Atlantique, les propriétaires de poules sommés de les confiner
"La Loire-Atlantique fait partie des départements les plus touchés par l’épisode de grippe aviaire qui sévit actuellement en France. Recensement, confinement, protection des stocks… Des règles souvent méconnues s’appliquent pour les poules domestiques."

Selon L'OMS, "La grippe aviaire, provoquée par des souches A du virus grippal, est une maladie infectieuse affectant les oiseaux. On la retrouve dans le monde entier. On pense que tous les oiseaux sont sensibles à cette infection, mais de nombreuses espèces sauvages peuvent être porteuses de ces virus sans signe pathologique apparent." cf https://www.afrik.com/grippe-aviaire-les-origines-de-la-maladie

En gros, il est demandé aux particuliers propriétaires de basses-cours de déclarer leur petit "cheptel" (même une poule ou deux) en mairie. De plus, ces braves gallinacés doivent être confinés le temps de l'épidémie.

Des voies d'éleveurs s'élèvent, telles celle du collectif "Sauve qui Poule 44", qui défend l'élevage de plein air dans le département de Loire-Atlantique.
"Il est normal d'enfermer un nombre de poules proportionnel à la taille du poulailler, mais lorsqu'il y a en a trop, quand ce n'est pas adapté, elles stressent et ont une baisse du système immunitaire, ce qui génère encore des maladies", selon un éleveur de Loire-Atlantique, cité par O-F.


Les gallinacés sont des biens universels, leur élevage est pratiqué partout sur le globe, ça ne coûte pas cher quand on en élève soi-même et ça apporte des protéines, même là où il ne pousse pas grand chose.
Quelle solution à ce problème de grippe aviaire ?
Personne n'empêchera des oiseaux migrateurs de traverser les continents. Quant à vacciner tous les oiseaux du monde, c'est impossible.
Il semble que cette pandémie aviaire a quelque chose à voir avec ces élevages immenses et avec la manière dont sont traitées ces bestioles, leur promiscuité, le manque d'équilibre dans leur nourriture, le but étant de les engraisser à vitesse grand V.
Il est nécessaire de protéger faune et flore, de résister à l'artificialisation des sols, à l'assèchement des marais, d'avoir notamment des endroits préservés pour que les migrateurs se retrouvent en lieu sûr.
Ceci dit, quand une pandémie sévit, il est trop tard pour repenser tout un modèle : l'épidémie court, qu'on le veuille ou pas.
Mais il est nécessaire et urgent d'y réfléchir une fois passé l'épidémie.
En résumé, le "retour à la normale" ne nous exonérera pas d'évoluer dans la manière d'exploiter la nature, de remettre en cause le système qui est à la base de ces catastrophes sanitaires, qu'elles soient humaines ou animales, j'ai nommé le capitalisme (même si des épidémies peuvent apparaître dans le meilleur des systèmes).

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