Ben oui, vous avez bien lu.
Vous pouvez trouver le document en ligne sous :
Que peut-on lire à l'article 3 ? : "La valeur du point, base 151,67 heures, pour un horaire hebdomadaire de travail effectif de 35 heures, reste fixée à 4,99077 € au 1er janvier 2022".
Déjà, l'an passé (2021), nous avions le même résultat ; "La valeur du point, base 151,67 heures, pour un horaire hebdomadaire de travail effectif de 35 heures, reste fixée à 4,99077 € au 1er janvier 2021".
Idem en 2020 : "La valeur du point, base 151,67 heures, pour un horaire hebdomadaire de travail effectif de 35 heures, reste fixée à 4,99077 € au 1er janvier 2020."
Idem en 2019 : "La valeur du point, base 151,67 heures, pour un horaire hebdomadaire de travail effectif de 35 heures, reste fixée à 4,99077 €."
Idem en 2018 : "Valeur du point au 1er janvier 2018 : 4,99077 € (valeur inchangée)."
Nous sommes en plein comique de répétition, quoique les personnes intéressées par l'évolution de ces minima, ça ne les fait pas rire.
En résumé, aucune augmentation des minima de salaire pour les ouvriers de la métallurgie parisienne, pendant toute cette période. Pour elles et eux, ce seront donc éventuellement des augmentations individuelles (à la gueule du client) ou des accords d'entreprises (la lutte finit par payer) qui s'appliqueront.
C'est en gros ce que cherche le patronat depuis des années, l'individualisation à outrance et des signatures d'accords ramenés au niveau de l'entreprise.
Encore heureux que l'article 1 du même avenant de 2022 indique que "Si une revalorisation du SMIC intervenait au cours de l'année 2022, il est rappelé qu'à compter de cette revalorisation et dans les conditions prévues par le code du travail, la rémunération mensuelle d'un salarié ne pourra être inférieure au SMIC correspondant à son horaire de travail effectif".
Mais on peut se poser la question : à quoi cela sert-il d'écrire dans une Convention collective ou un accord d'entreprise ce que la loi indique déjà ?
En tout cas, il existe des syndicats régionaux qui signent cela : pour 2022, la CFDT UPSM, FO Métallurgie, SMIDEF (quid ?). Pourquoi signer un accord (seules les primes de restauration sur place du midi évoluent de quelques centimes) sans substance ? Pourquoi signer ce que la loi indique déjà ?
Pour faire croire qu'on existe, qu'on est "partenaires sociaux" ?
Et après, on s'étonne de la baisse d'attractivité des syndicats ?
Bizarrement, les mêmes confédérations brilleront par leur absence aux manifestations du jeudi 29 septembre pour l'augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux comme mot d'ordre principal.
Au 29 septembre, à Nantes, pour ce qui me concerne !