La lutte de classe cette étrangère

Elle écrit « Un système, qu’il soit politique, économique ou social, fonctionne selon des règles largement inspirées de la nature ». Oui mais quelle nature ? Celle que décrit le biologiste naturaliste Charles Darwin c'est-à-dire la nature en évolution ou celle de l’idéalisme, de la création divine ? Oui la politique du capitalisme s’inspire de la nature sauvage pour maintenir la loi du plus fort.

Le dessin, qui illustre le livre des éditions « Les amis de Abdelhamid Benzine intitulé « L’Algérie dans la pandémie du Coronavirus », fait par N.F-Z, une fille de 13 ans intitulé « les anges sauvent la terre du coronavirus » a été un choix judicieux car il reflète les idées dominantes de cet hommage à A.Benzine le 06.03.21 mais qui malheureusement introduisent de la confusion à son combat. J’en retiens quelques phrases pour les commenter. Il faut rappeler que Benzine était un militant nationaliste, journaliste, dirigeant communiste et un révolutionnaire, membre de l’ALN. Je commence donc par l’intervention du professeur à la Faculté des Sciences politique qui semble nier son affiliation politique en écrivant à la

Page 148 « Un système, qu’il soit politique, économique ou social, fonctionne selon des règles largement inspirées de la nature ». Oui mais quelle nature ? Celle que décrit le biologiste naturaliste Charles Darwin c'est-à-dire la nature en évolution ou celle de l’idéalisme, de la création divine ? Oui la politique du capitalisme s’inspire de la nature sauvage pour maintenir la loi du plus fort. L’idéologie libérale, celle du capitalisme, est celle là même que Abdelhamid Benzine n’a cessé de combattre, n'a donc pas d’alternative, est me semble le message de cette universitaire !

Un intervenant rappelle que « Cuba est venue en aide à l’Italie » et on peut ajouter la Chine qui le fait pour plusieurs pays, lors de cette pandémie. Ces pays entrouvrent à l’humanité une alternative, étrangère à ce professeur !

Faut-il rappeler que le capitalisme pour se maintenir a été contraint par le matérialisme appliqué par Marx et Darwin de rabaisser la science à une opinion qui fait les dégâts incommensurables dans les milieux scientifiques visibles à l’œil nu aux yeux de tous grâce ou à cause du Covid-19 aujourd’hui plus que jamais. Bien avant les idéologues avaient transformé la religion en science alors que la science exige la preuve matérielle ! Aujourd’hui on nous fait douter sur un médicament, ce doute planétaire est une illustration de cette mithridatisation de la science.

La première victime à ce jour reste Charles Darwin qui a publié « L’origine des espèces » en 1859 Dans ce livre il affirme que la « sélection naturelle » est le moteur de l’évolution. Onze ans après, il publie « La filiation de l’homme » ou il développe ses observations qui aboutissent à la sélection dans la "la sélection naturelle" qui sera ignorée à dessein. Le professeur Spencer, son contemporain, va prendre en charge l’évolutionnisme pour le juguler. Son but est de faire durer la politique de l’exploitation de l’homme par l’homme, la politique d’asservissement en la maintenant à sa première phase celle où dans la nature, le plus fort domine le plus faible. Oui au départ de l’humanité avant que l’homme ne se socialise, la loi de la jungle était de mise, seulement Darwin nous montre comment la sélection naturelle va crescendo, mettre à contribution les instincts sociaux, jusqu’à aboutir à l’inverse où le plus fort va aider, va protéger le plus faible. C’est le passage de la nature sauvage à la civilisation. Cette nouvelle étape contredit l’intérêt du capitalisme. Spencer, biologiste, contemporain de Darwin va reprendre l’évolutionnisme pour le figer à l’aire de l’état sauvage.

La Californie et d’autres états vont interdire les livres de Darwin à partir des années 1920 tout en faisant la propagande de l’évolutionnisme de Spencer, un leurre parfait, qu’elle enseigne dans ses écoles ou elle omet l’idée de l’origine commune des espèces vivantes et de cette vérité que toute vie biologique a une conscience.

La deuxième critique est envers la sociologue qui écrit :

P 123 « Certes, l’histoire de l’Algérie, avant et après l’indépendance, montre que pour peser sur son chemin, la population a eu recours à des émeutes, au terrorisme…Jusqu’aux années 2000 » Ici on sème la confusion entre le révolutionnaire de 54-62 au terroriste des années 80-2000 entre Benzine et Zouabri, un chef terroriste !

P.127 « Et l’un des problèmes posés par le Hirak est le fait qu’il soit inscrit dans l’idéologie populiste dominante en Algérie. Cela a contribué à masquer les luttes sociales. L’argument le plus souvent agité est celui, déjà à l’œuvre durant la guerre de libération, de la nécessaire unité, en vue de faire aboutir le combat » La confusion entre le nationalisme, le populisme et l’islamisme sans les nommer tous sont mises à contribution pour noyer le poisson dans l’eau.

  1. 138 « Ils et elles ont aussi découvert que leur histoire ne débutait pas avec l’Emir Abdelkader, figure fondatrice sur laquelle, peut-on dire, s’est établi un consensus en France comme en Algérie post indépendance » Oui sauf qu’il est plus juste de préciser que Abdelkader est le fondateur de l’Algérie moderne. Il est de ceux qui ont sauvé le peuple du génocide. L’armée coloniale qui, dans les faits, avait comme objectif de faire la place à une autre population. 1848, marque la plus grande victoire de tous les temps pour le peuple algérien, la survie. Il l’a payé par des millions de morts tout en infligeant à l’ennemi 100 000 soldats tués. Si l’histoire du pays, ce berceau de l’humanité ne débute pas avec l’Emir, il reste de ceux qui ont contribué à sa survie. Oui, en histoire il faut préciser et c’est ce qui la auréolé dans son pays et à l’étranger et non pas « en France et dans son pays » puisqu’il avait résisté pendant 17 ans durant lesquelles il avait des relations diplomatiques avec l’Angleterre et l’Amérique entre autres.

P 135 « Le récit national assure-t-il la légitimité de la classe politique algérienne ? » Cette question donne à croire qu’il n’y a qu’un seul récit national ! Ce qui n’est pas le cas, malheureusement et particulièrement pour le « Hirak ».

Pour terminer je dois dire que le monde actuel nous offre à ce jour seulement deux perspectives que certains ne prennent pas en compte, le capitalisme (démocratie bourgeoise) ou l’option socialiste (démocratie populaire). Le Hirak pour rendre hommage à Benzine et ses camarades doit déboucher sur la République socialiste qui lui était chère et consolider la liberté individuelle dont il rêvait. 

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