La transition ou le système

Si nous rappelons que le FFS malgré ses décennies de luttes pour la démocratie est aujourd’hui dans une situation inextricable, nous ne comprenons pas comment la transition peut-elle être gérée démocratiquement par une classe politique obsolète

M.Mohamed Lahlou du FFS pose la question : est-ce que l’instauration d’une période de transition gérée démocratiquement et portée sereinement par l’ensemble des acteurs de la société constitue un péril plus grave pour le pays que de maintenir en place les agrégats d’un système déliquescent accusé de tous les échecs pendant plus de 50 années ? La question du professeur est donc : voulez- vous le système ou la transition ? M. le professeur de psychologie sait que le peuple rejette le système. Le « dégage » a été entendu jusque dans l’espace mais n’est pas parvenu aux oreilles du prof ; sinon pourquoi pose-t-il la question ? Pour nous faire croire qu’il n’y a qu’un choix celui de la transition. Dans ce cas sa question apparait comme un chantage au Mouvement du 22 février et non une proposition. Si nous rappelons que le FFS malgré ses décennies de luttes pour la démocratie est aujourd’hui dans une situation inextricable, nous ne comprenons pas comment la transition peut-elle être gérée démocratiquement par une classe politique obsolète, antidémocratique car plombée par le projet théocratique, le régionalisme et la corruption. Oui la solution existe, ou du moins les prémices, entamée par le professeur lui-même quand il dit dans ses propos que rapporte Madjid Makedhi « Ce qui a été réalisé sur le plan de la lutte contre la corruption doit avoir son équivalent… ». Oui notre Silmiya a révolutionné la Révolution par son caractère national et pacifique. Elle doit se prolonger par le biais des associations et pénétrer toutes les Institutions ; pour cela il faut toujours plus de mobilisation. S.K

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