La salubrité politique

L’indépendance n'a de limite que l'enjeux en cours, celui de la Révolution qui reste toujours l’émancipation des peuples. C’est au nom de cette émancipation que le président tunisien Kaïs Saïed a pris les décisions dont celle de geler le parlement ce 26 juillet.

Il faut sans cesse rappeler à celles et ceux qui continuent à condamner l’arrêt du 2e tour des élections législatives, que le FIS a été agréé anticonstitutionnellement par Chadli. C’est l’introduction officielle de la religion dans la sphère politique qui est la cause de cette descente aux enfers au nom du religieux car notre islam n'a pas de clergé. Sa politisation est ce qu’on appelle communément l'islamisme. Il est une idéologie dont le principe est de défendre dieu contre les mécréants et pas seulement contrairement au croyant qui cherche grâce à sa foi, la protection de Dieu. La confusion entre le croyant et l’islamiste est entretenue pour une raison simple qui est celle de faire passer tous les  croyants pour des islamistes. Une stratégie pour conforter le néocolonialisme à travers le monde.

Sans l’arrêt du processus électoral de décembre  1991 par l’ANP et les patriotes, à leur tête le S.G de l’UGTA, la République aurait succombée à cause de l’amalgame entretenue entre croyants et islamistes, du FIS dans ce cas, puisqu'il a bénéficié de cette confusion. L’acquis principale de notre Révolution est la République Démocratique et Populaire avec l’option socialiste que Chadli durant ses trois mandats remettait en cause crescendo. Pour lui donner l’estocade, il a introduit la religion dans la sphère politique contrairement à la loi en vigueur. La religion et toutes les idéologies ont  toujours été utilisées par les pouvoirs oppressifs, fascistes, autoritaires, antidémocratiques…

L’islamisme est le cheval de Troie de la Réaction, dans cette scène politique qui s’ouvrait grâce aux enfants d’Octobre. Son élimination de cette sphère, relève de la clairvoyance, de la salubrité politique, nécessaire à la salubrité publique, sachant que l’indépendance n'a de limite que l'enjeu en cours, celui de la Révolution qui reste toujours l’émancipation des peuples.

C’est au nom de cette émancipation que le président tunisien Kaïs Saïed a pris les décisions dont celle de geler le parlement ce 26 juillet.

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