Guy Hennebelle, critique engagé, passeur du cinéma algérien (1941-2003)

À l’occasion de l'hommage rendu à Guy Hennebelle et les 40 ans de Cinémaction, Monique Martineau-Hennebelle et Sébastien Layerle présenteront leur ouvrage. C’est aussi l’occasion de rappeler les entretiens réalisés dans le cadre de l'enquête Archicoop, avec Monique Martineau-Hennebelle sur son propre parcours et celui de son époux.

 

 

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À l’occasion de la journée en hommage à Guy Hennebelle, passeur du cinéma algérien et les 40 ans de Cinémaction, Monique Martineau-Hennebelle et Sébastien Layerle présenteront leur ouvrage Chroniques de la naissance du cinéma algérien. Guy Hennebelle, un critique engagé, Cinémaction, 2018.

Vous trouverez ci-dessous le programme de cette journée d’étude.

C’est aussi l’occasion de rappeler que nous avons pu réaliser plusieurs heures d’entretiens avec Monique Martineau-Hennebelle, sur son propre parcours et celui de son défunt époux. Ces entretiens consultables sur place à La Contemporaine (ex-BDIC) à Nanterre, ont été réalisés dans le cadre de l’enquête : Archicoop : Experiences interculturelles et trajectoires de vie. Archives orales des coopérants en Algérie. (2012-2015).

 

« Archicoop » ou le recueil d'archives orales des coopérants français en Algérie

Partant des fonds existants d’archives orales de la BDIC sur la guerre d’Algérie, les engagements des intellectuels et les communautés de l’immigration, le programme Archicoop, financé par le Ministère de la Culture, poursuit l’exploration des mémoires postcoloniales en constituant une série d'interviews des anciens coopérants français en Algérie initiée par la BDIC et l'Institut des Sciences sociales du Politique (ISP). Ces interviews, menées par Sabah Chaib, chercheur associée à l'ISP, mettent en relief la diversité des individus composant le portrait de groupe(s) des coopérants français en Algérie, depuis l’immédiate indépendance et l’application des Accords d’Évian jusqu’à la fin des années 1970.
Par son double objectif, à la fois patrimonial de constitution de sources orales et scientifique, l’enquête Archicoop a permis la rencontre d’hommes et de femmes, d’acteurs et d’actrices qui ont fait vivre sur le terrain, ce que l’on nomme dans une approche par trop surplombante « la coopération franco-algérienne ». Entrer dans les univers sociaux différenciés des coopérants français dans le temps et dans l’espace, également dans leur quotidien ; interroger plus en détail leurs horizons professionnels, culturels et politiques, leurs motivations ; apprécier les formes et les modalités d’engagement, leur continuité et évolution, les socialisations politiques, les circulations et les transferts culturels ; repérer les strates générationnelles, les effets de l’expérience de coopération ; poser les jalons d’une chronologie de la coopération et ses scansions sujettes à variation en fonction des itinéraires de chacun et de la résonance biographique de l’état des relations interétatiques et des évènements (au plan international, national ou local), etc. : autant de questionnements féconds qui sont nés de la démarche patrimoniale de recueil des récits de vie des coopérants français en Algérie et de l’exploration des angles de vue peu étudiés par la recherche scientifique sur ce sujet.

 

Journée en hommage à Guy Hennebelle, passeur du cinéma algérien et les 40 ans de Cinémaction

Samedi 15 Décembre 2018, à l’ENS Ulm.

 

CinémAction, son éditeur Charles Corlet, l'Ecole normale supérieure et le Maghreb des films ont choisi d'honorer les quarante ans de la revue à l'occasion de la parution de son dernier numéro : « Chroniques de la naissance du cinéma algérien : Guy Hennebelle, un critique engagé ».

C’est en mai 1978 que Guy Hennebelle crée CinémAction, avec la revue Ecran 78 dont il était l’un des collaborateurs réguliers et les Editions de l’Atalante. Son titre « Dix ans après mai 68… aspects du cinéma de contestation » a quasiment valeur de manifeste. La revue se veut pluri thématique, n’excluant aucune étude ou réflexion sur les hommes, les œuvres ou les histoires du cinéma, ainsi que sur les différents champs des pratiques et des théories , « … dans une optique non seulement cinéphile, mais aussi socio-culturelle. » précise Guy Hennebelle en 1983 (La GAZETTE CinémAction n°3). S’y côtoieront les cinémas d’avant-garde, ceux du Maghreb ou d’Afrique noire, voire de Hollywood ou des régions, aussi bien que les thèmes de l’Holocauste à l’écran, le cinéma au féminisme, 20 ans d’utopie cinématographique, les enseignements, les jeux de l’argent et du pouvoir, l’émigration…

14h : Présentation du n°166 de CinémAction dirigé par Sébastien Layerle et Monique Martineau Hennebelle, et évocation du rôle crucial de Guy Hennebelle et de CinémAction dans la connaissance et la diffusion du cinéma algérien.

Avec : Monique Martineau-Hennebelle (CinémAction), Sébastien Layerle (Paris 3), Mohand Ben Salama (co-coordinateur de Cinémas du Maghreb - CinémAction, n° 14, Papyrus éditions, 1981), Olivier Hadouchi (chercheur et programmateur indépendant) et Salima Tenfiche (Paris 8).

Table-ronde modérée par Marie Pierre-Bouthier (ENS/Paris 1).

16h : Projection de Elles (1966) et Algériennes, trente ans après (1995) de Ahmed Lallem.

En 1966, quatre ans après l’indépendance, de jeunes lycéennes Algériennes livrent leurs espérances politiques et personnelles au sortir d'une guerre, et à l'entrée d'une nouvelle ère.

Trente ans après le court-métrage «Elles», Ahmed Lallem (né en 1940 à Sétif) retrouve quatre de ces lycéennes, et les fait revenir sur ce qu’elles sont véritablement devenues dans l'Algérie contemporaine…

18h : Verre de l'amitié.

 

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