Cette histoire pourrait être la vôtre !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est l’histoire d’un soutien politique. Une histoire formulée avec l’amour de la langue et l’amour de l’autre. Une histoire qui puise dans le passé l’envie d’avenir ensemble. Petite autobiographie d’un citoyen commun face aux enjeux qui le dépassent tant qu’il reste seul.

Cette histoire est d’abord celle d’une prise de conscience politique, celle d’un jeune homme encore mineur et lycéen. Avez-vous acquis une conscience politique au lycée, ailleurs ou après ? Peu importe car si vous lisez, si vous pensez à vous engager ou à voter, c’est qu’une telle conscience vous l’avez. C’est donc aussi un peu votre histoire !

Cette histoire commence en 2005, avec une consultation du peuple français. Le sujet ? Une constitution pour l’Europe, ou comme on dit dans le jargon, un traité. Ce texte technique était difficile à lire, à l’exception de sa merveilleuse introduction sur les droits de l’Homme, ironiquement sa seule partie non contraignante.

Notre lycéen avait travaillé d’arrache-pied pour déchiffrer et digérer ce traité, mais sans l’avaler. Il n’avait pas encore l’âge de voter, mais il pouvait déjà réfléchir. Il ne mordrait pas à l’hameçon ! Pour la première surgit vraiment en lui la citoyenneté.

Amoureux de l’Europe, il savait qu’il lui devait la paix : Son père était espagnol, réfugié fuyant une dictature fasciste. Pourtant il lui semblait que le projet de traité constitutionnel européen n’organisait pas la paix mais la concurrence du tous contre tous, « libre et non faussée ». Faussée par qui ? Faussée par quoi ? Faussée par le souci d’être une personne avant d’être un « agent du marché » ?

Il restait une question…  Il avait lu sur l’un des fondateurs de l’Europe, Jean Monnet, et sa déclaration éclatante aux balbutiements de la démarche européenne : « Nous ne coalisons pas des états, nous unissons des peuples ». Comment ce traité de 2005 allait-il unir les peuples, autrement que dans la précarité et le ressentiment ?

Alors le jeune homme s’engagea. Il prit sa carte dans un parti. Son BACCALAUREAT en poche, une fois étudiant il se syndicat. De lutte sociale en militantisme partisan. De représentation bénévole dans les instances universitaires en campagnes électorales derrière des politiciens aguerris, notre jeune homme apprit. Il apprit aussi qu’on voulait parfois qu’il avale son chapeau. Il dégusta beaucoup, une soupe qui aurait été bonne si on ne l’avait assaisonnée aux trahisons, aux accords techniques et aux manipulations.

Ces quelques années d’espoirs déçus laissèrent au jeune homme un goût amer que même la douceur des bons moments et des amitiés profondes qu’il avait lié en militant parvenait mal à cacher. Brisé dans son élan, il rendit toutes ses cartes mais conserva son amour pour l’Europe, du moins celle rêvée par Monnet et qui restait toujours à fonder. Pour mieux la trouver, pourquoi ne pas voyager ?

En 2017, c’était dans la ville d’Umeå, au nord de la Suède qu’il résidait. Français comme sa mère et sa patrie, né d’un père espagnol, vivant en Suède en couple avec une allemande, il était plus européen que jamais ! L’Europe elle, restait à refonder.

L’hiver aussi fondait, littéralement, sous les latitudes boréales du nord scandinave affecté par le réchauffement climatique si rapide et si évident. Le jeune homme n’avait découvert la magie du grand nord, des aurores et de l’hiver en noir et blanc que quelques années auparavant.

Quelques années plus tard, l’hiver reculait et la météo s’emballait dans un ballet sombre et humide au détriment de notre environnement. Cet environnement au climat stable depuis 10000 ans avait permis le développement de l’agriculture, pilier sur lequel repose toute notre civilisation. Qu’allait-il nous arriver maintenant ?

Alors que le permafrost reculait, le jeune homme ne pouvait plus rester en retrait ! Il fallait agir pour relever le défi de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il fallait serrer les rangs de la solidarité pour réorienter l’Europe. Une Europe à laquelle on adhère par choix de cœur et souci de l’autre, au sein d’un environnement stable et sain.

Cette histoire, c’est la mienne. La vôtre est probablement différente à bien des égards mais elles pourraient converger dans les grandes lignes de l’Histoire. Pour ces élections législatives historiques, écrivons ensemble les premières phrases d’un avenir en commun ! Le programme de la France Insoumise est le seul qui propose à la fois de refonder l’Europe et de placer l’écologie au centre de notre économie. Enrichissons nos histoires de puissants verbes d’action !

Mon action immédiate commence par soutenir Olivier Tonneau, candidat de la France Insoumise en Europe du Nord pour les élections législatives de 2017. Par delà ses défauts, Olivier est une personne érudite et pédagogue, éloquente et empathique, fine et forte. Le genre de représentant que nous méritons en attendant de nous affranchir du recours à toute représentation. Face aux enjeux qui nous dépassent lorsque nous restons isolés, quelle sera vôtre action?

 

Sacha Escamez

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