De la nécessité d’une droite démocratique au Liban

Le soulèvement populaire que connait le Liban depuis Octobre 2019 s’accompagne de la domination d’un discours hégémonique de gauche. Ce discours est de nature à apporter de l’eau au moulin du Hezbollah. La droite libanaise, qui pourrait constituer, au moins par son discours traditionnellement souverainiste, un rempart face au Hezbollah, brille par son incapacité à imposer un discours hégémonique.

Le soulèvement populaire que connait le Liban, depuis le 17 Octobre 2019, s’accompagne de la domination, dans l’espace public libanais, d’un discours hégémonique qui est traditionnellement de gauche. Ce discours fait – parfois intentionnellement et directement (certains groupuscules apparentés au Hezbollah), mais souvent de façon non intentionnelle et indirecte – le lit du Hezbollah et apporte de l’eau à son moulin. En effet, le Parti de Dieu essaie de récupérer politiquement certaines composantes de ce discours de gauche, ainsi que de l’instrumentaliser en fonction de ses intérêts sur l’échiquier politique libanais. La droite libanaise, quant à elle, qui pourrait constituer, au moins par son discours traditionnellement souverainiste, un rempart face au Hezbollah, brille par son absence, notamment par son incapacité à imposer un discours hégémonique. Cela fait suite à une série de fautes commises par les différents partis de la droite libanaise, notamment les Forces libanaises et les Phalanges libanaises (deux partis de la droite chrétienne), ainsi que le Courant du Futur (Moustaqbal- parti de la droite musulmane, sunnite, même s’il se définit comme un courant politique trans-communautaire), fautes ayant mené à l’échec cuisant de leur projet politique commun tel que formulé, suite à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 Février 2005, dans la coalition du 14 Mars.

 Raisons d’un échec

Depuis, au moins, l’accord de Meerab avec le Courant patriotique libre de Michel Aoun (Janvier 2016), les Forces libanaises ont connu un long chemin de concessions qui tranche clairement avec la politique que ce parti avait menée à la sortie de son Chef, Samir Geagea, de prison, suite à l’assassinat de Rafic Hariri et le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005. Dans l’espace de quelques années, les Forces libanaises sont passées progressivement d’une ligne traditionnelle d’intransigeance politique sur les questions de souveraineté, à une politique de compromis, et cela dans le but d’avoir leur part du gâteau au pouvoir. Cela s’est traduit, concrètement, par un revirement opéré par les Forces libanaises quant à leur participation à un gouvernement aux côtés du Hezbollah. Après avoir refusé de siéger, aux côtés de ce dernier, dans les gouvernements respectifs de Najib Mikati (2011- 2014) et de Tamam Salam (2014- 2016), lorsque le Général Michel Sleiman était Président de la République, les Forces libanaises ont finalement accepté de participer, aux côtés du parti de Dieu, aux deux gouvernements successifs de Saad Hariri (2016-2019), lorsque le Général Aoun a accédé à la Présidence de la République. Les Forces libanaises ont ainsi abandonné, en pratique, leur ligne claire d’opposition à un pouvoir qui est concrètement détenu par le Hezbollah et ses alliés, pour un positionnement mou, mi- figue, mi- raisin, intenable, d’opposition mais au sein du gouvernement.

 Décevante est également la politique de l’autre parti traditionnel de la droite chrétienne, les Phalanges libanaises (Kataëb). Avec sa direction actuelle - dont l’engagement à changer les choses dans le pays semble pourtant sincère -, ce dernier est en passe de devenir beaucoup plus une sorte d’association de revendications sociales, qu’un parti politique. Le parti de la droite libanaise qui a longtemps été aux premières lignes des luttes pour la souveraineté du Liban, se trouve aujourd’hui relégué au rang de force politique accessoire et suppléante aux groupuscules politiques et ONG, souvent de gauche, issus de la « société civile ». Et pourtant, cette politique a fait perdre aux Kataëb deux précieux sièges au Parlement aux dernières élections législatives de 2018 (sur un ensemble de 5) par rapport aux élections précédentes de 2009, comme quoi populisme ne rime pas toujours avec popularité.

 Enfin, il en va presque sans dire que la politique menée par la direction du Courant du Futur a engendré un échec politique historique, cuisant, incomparable, et une déception très amère pour sa base électorale ; ce parti qui peut être considéré comme appartenant à la droite, notamment en ce qui relève, au moins depuis 2005, de son souverainisme, ainsi que de la politique de libéralisme économique qu’il a, de tout temps, défendue. Le revirement de Saad Hariri, à partir de l’automne 2016, en faveur de l’élection du Général Aoun à la présidence de la République, ainsi que l’abdication, en pratique, de Hariri - en faveur du Courant patriotique libre et de son allié politique armé, le Hezbollah - de l’écrasante majorité des prérogatives constitutionnelles d’un Premier ministre, et ce au détriment de ses alliés les plus fidèles (dont les Forces libanaises et les Kataëb) ainsi que de la souveraineté du Liban, tout ceci nécessiterait, pour être exposé, de longs développements que même une grande indulgence de la part du lecteur ne saurait tolérer.

 Course pour rattraper les autres forces politiques

La conséquence de tout ce qui précède est que, depuis la crise des déchets de 2015, la droite libanaise ne fait pratiquement que courir derrière d’autres forces de l’échiquier politique. D’un côté, la droite, notamment les Forces libanaises, par le biais de certaines surenchères, court, à sa droite, derrière un discours d’extrême- droite que sait très bien manier, par exemple, le Courant patriotique libre, fondé par l’actuel Président de la République, le Général Michel Aoun. Le Courant patriotique libre, présidé actuellement par le député et ancien Ministre Gebran Bassil - gendre de Michel Aoun -  est devenu le maître incontesté en matière de campagnes de xénophobie et de racisme décomplexé qu’il orchestre, de temps à autre, contre les réfugiés et travailleurs étrangers, ainsi que par la diabolisation de la communauté sunnite comme « incubatrice de terrorisme » et la stigmatisation, qui l’accompagne, des villes et régions, à l’instar de Tripoli, où les sunnites sont majoritaires.

 Ainsi, lorsque, par exemple, Ibrahim Najjar les représentait, en tant que Ministre de la justice, aux Gouvernements respectifs de Fouad Siniora (2008- 2009) et de Saad Hariri (2009-2011), les Forces libanaises présentaient des projets de loi assurant la protection des droits de l’homme, notamment contre la détention arbitraire, ainsi que l’octroi de la nationalité libanaise pour les libanais ayant des ascendants d'origine libanaise, et la transformation du ministère de la justice en ministère des libertés et des droits de l'homme. Cela s’accompagnait d’une ouverture de ce ministère sur le monde, notamment avec la mise en place, à l’international, de conventions de coopération et de coordination avec le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), ainsi qu’avec plusieurs pays européens et arabes. En revanche, dans l’espace de quelques années seulement, les Forces libanaises se sont mis à courir, avec Camille Abousleiman - ministre du travail représentant, à côté de 4 autres ministres, les Forces libanaises au Gouvernement de Saad Hariri (Janvier- Octobre 2019) - après les travailleurs étrangers dans les ruelles des villes libanaises, dans un acharnement procédurier et un jusqu’au- boutisme formaliste, à la Javert, sans beaucoup d’humanisme, faisant fi de l’esprit de la loi et de sa finalité, sous le prétexte de son application.  Cette triste surenchère populiste avec le Courant patriotique libre, afin de voir qui peut le plus déborder vers la droite de la droite, a fait régresser les Forces libanaises d’un parti qui commençait à avoir une sérieuse aura nationale et une capacité de rassemblement transcommunautaire, à, de nouveau, un parti recroquevillé dans la seule rue chrétienne.

 Parallèlement, d’une façon bien plus généralisée et constante, la droite court derrière la gauche, en particulier celle engendrée par les mouvements successifs de contestation sociale, notamment depuis le 17 Octobre 2019. En effet, les partis de droite courent derrière les revendications qui sont traditionnellement ceux de la gauche, principalement celles tenant à l’édification d’un Etat civil non confessionnel par le biais, notamment, d’une loi électorale sur une base non confessionnelle, voire même par l’instauration d’une loi unique du statut personnel (laïcité pleine et entière de l’Etat). La droite a été historiquement réticente à de telles proposition. La droite chrétienne, parce qu’elle s’inquiète du fait que l’abolition du confessionnalisme politique ne soit qu’un préalable à l’instauration de la loi du nombre, d’autant plus que les musulmans sont majoritaires dans le pays, ce qui pourrait porter atteinte aux spécificités de la formule libanaise qui se base sur une égale répartition du pouvoir entre chrétiens et musulmans, et ce sans aucune contrepartie ni garantie donnée aux chrétiens.

 Or le Hezbollah essaie de récupérer ce discours laïcisant de gauche et de l’instrumentaliser en sa faveur, alors qu’il est lui- même un parti religieux armé et sous le contrôle effectif d’un régime théocratique étranger (la République islamique d’Iran). Ainsi, le discours du mufti jaafari (chiite), Cheikh Ahmad Kabalan (dans le giron du Hezbollah), dans lequel il a annoncé, le premier jour de l’Aïd el Fitr (24 Mai 2020), la mort de la formule libanaise (égale répartition du pouvoir entre chrétiens et musulmans) telle qu’établie par les pères de l’indépendance - Béchara el Khoury et Riad el Solh - est venu raviver les inquiétudes légitimes de la rue chrétienne. La réponse du Chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, au discours du mufti Kabalan, ne fut pas à la hauteur des attentes. Geagea n’a pas trouvé meilleure réponse que d’affirmer, en résumé, que le temps présent n’était pas propice à discuter de ces questions- là, et qu’il fallait plutôt se consacrer entièrement à la résolution de la crise socio- économique et financière dans laquelle plonge le Liban. Même s’il a souligné, plus tard, dans la même conférence de presse du 25 Mai 2020, l’importance de la souveraineté de l’Etat et la nécessité qu’il détienne le monopole de la force armée, l’attitude de Geagea, qui consiste à éviter les conflits autant que possible avec le Hezbollah, n’en demeure pas moins décevante de la part du chef de l’un des partis de la droite libanaise souverainiste, ayant l’une des plus larges bases populaires au Liban, notamment devant une question de cette importance. Le Hakim est probablement mieux placé que quiconque pour savoir que la question de la souveraineté de l’Etat libanais et celle de la situation socio- économique du pays sont intrinsèquement liées ; que la crise que traverse actuellement le Liban est essentiellement politique ; que le marasme économique n’est qu’une facette d’une catastrophe politique bien plus profonde ; que, surtout, la faillite financière du Liban découle de la faillite de sa souveraineté étatique. Rester sur la défensive face à des propos alarmant, en essayant d’esquiver la question de la souveraineté de l’Etat, ceci est loin de constituer une stratégie politique digne de ce nom.

 La droite musulmane, quant à elle, s’oppose à l’instauration d’une loi unique du statut personnel (laïcité pleine et entière de l’Etat), parce qu’elle ne peut accepter, par conviction religieuse, et quelle que soit la réalité législative qui prévaut dans d’autres pays à majorité musulmane comme la Turquie laïque, que le statut personnel des musulmans (mariage, divorce, filiation, succession) soit régi par d’autres dispositions que celles du droit musulman ; l’application des dispositions du droit musulman relatives au statut personnel étant, selon les préceptes du fiqh (tel qu’interprété et appliqué au Liban), inséparable de la foi du musulman et une condition sine qua non pour qu’il soit considéré comme musulman ; avec la liberté qui est laissée, toutefois, à tout musulman libanais de ne plus l’être, c’est- à- dire de renoncer à sa foi s’il le souhaite et de changer de communauté confessionnelle. Cela étant, une position médiane, à l’instar de l’Egypte par exemple, devrait être envisageable, à savoir l’application du droit musulman, par des tribunaux non communautaires (juges civils), aux affaires tenant du statut personnel des musulmans, avec l’abolition des tribunaux char’i qui pourrait s’en suivre.

 Il en résulte que la droite libanaise, aussi bien chrétienne que musulmane, se retrouve dans une position très inconfortable de grand écart politique et idéologique débouchant sur ce que la philosophe politique belge, Chantal Mouffe, appelle le « centre radical » ou extrême- centre, où « le passage à une post- démocratie s[e] fait sentir à travers (…) une « post- politique », qui a brouillé la frontière existant entre la droite et la gauche ». Dans son livre Pour un populisme de gauche (Albin Michel, 2018), où elle prône « un retour du politique », Mouffe souligne qu’« en affirmant que le modèle adversarial de la politique et le clivage droite- gauche étaient devenus obsolètes, et en célébrant le « consensus au centre » entre partis de centre- droit et de centre- gauche, le prétendu « centre radical » avait promu une forme technocratique de politique, où la politique n’apparaissait plus comme une confrontation partisane, mais comme une gestion neutre des affaires publiques ».

 Par suite, c’est à une sorte de droite « post- politique » que nous assistons aujourd’hui au Liban. Une droite qui évite les conflits, qui cherche, à tout prix, le consensus au centre. Une droite dénaturée, insipide, sans couleur, ni odeur, ni saveur, ni caractère propre à elle, chétive, frileuse et qui n’a plus le courage de ses opinions, ni de ses valeurs. Une droite qui a pratiquement abandonné ses revendications premières (souveraineté de l’Etat, monopole étatique des armes) pour courir, à sa droite, mais aussi à sa gauche, derrière des forces politiques qu’elle ne réussira jamais à rattraper. Une droite qui a peur d’afficher clairement son conservatisme et de défendre ouvertement son réalisme, notamment en ce qui concerne la nécessité de préserver les équilibres entre les différentes communautés libanaises. Une droite qui a peur d’être culpabilisée ou taxée de réactionnaire par un discours assez démagogique qui frôle souvent l’utopie et un certain dogmatisme laïcard, discours qui est souvent celui de moralisateurs qui cherchent à imposer, dans la réalité libanaise, des solutions préfabriquées, simplistes, toutes faites, importées de cultures et contextes très différents de ceux d’un pays multiconfessionnel et compliqué comme le Liban. En somme, c’est à une droite qui souffre d’un désert idéologique que nous assistons ; une droite qui manque cruellement de stratégie, de vision à long terme, de propositions politiques sérieuses ; qui, au lieu d’entreprendre et de passer à l’action politique, s’obstine à se figer dans l’attentisme et la réaction face au Hezbollah, le Courant patriotique libre et leurs alliés.  

 Propositions de redressement

En guise de propositions de redressement, et d’une manière générale, la droite libanaise gagnerait à s’imprégner, dans une certaine mesure, des écrits de Roger Scruton, philosophe britannique, théoricien du conservatisme, avec son fameux slogan « réformer pour conserver », notamment en matière de lutte contre la corruption, de responsabilité politique et d’exemplarité. Une droite qui cesse d’avoir honte de ce qu’elle est. Une droite qui revient aux écrits de Michel Chiha, père de la première Constitution libanaise de 1926 et grand théoricien du vivre- ensemble islamo- chrétien au Liban, pour se ressourcer. Une droite qui réitère son attachement au respect de l’accord de Taëf et de la Constitution qu’il a engendrée en 1990, notamment du système d’équilibre communautaire qu’il a conservé, ainsi que l’application de l’article 95 de la Constitution prévoyant l’abolition du confessionnalisme politique comme couronnement d’un long processus et le soumettant à certaines conditions, comme l’instauration d’un Sénat (article 22 de la Constitution). Une droite qui refuse tout amendement constitutionnel d’ampleur ainsi que tout changement du contrat social entre Libanais sous la menace, à peine voilée, des armes illégales du Hezbollah. Une droite qui n’oublie pas que le statut personnel unifié n’a pas empêché la partition, de facto, de Chypre en deux parties, ni l’éclatement de la Yougoslavie en 7 Etats. Une droite qui n’a pas peur de dire qu’il n’existe pas de solution miracle ; qu’une bonne dose de laïcité est nécessaire, mais qu’elle ne saurait être suffisante pour résoudre les problèmes d’une réalité aussi complexe que celle qui prévaut au Liban. Une droite qui lit Pierre- Jean Luizard (Laïcités autoritaires en terre d'islam, Fayard, 2008) pour bien se rappeler, qu’au Moyen- Orient, on finit toujours par être rattrapé par la réalité communautaire, et que les beaux slogans relatifs à la laïcité ont souvent été instrumentalisés par des groupes confessionnels (la minorité sunnite en Irak et la minorité alaouite en Syrie, par exemple, toutes deux par le biais du Baath laïc) ayant profité de moments d’engouement des populations pour la laïcité, afin de s’imposer durablement au détriment des autres communautés et ethnies.

  Une droite qui n’a pas peur d’affirmer que la gauche n’a pas le monopole du cœur ; qu’une droite sociale est tout à fait envisageable et nécessaire, mais qu’elle n’en demeure pas moins bien ancrée à droite. Une droite des classes populaires et, surtout, de la classe moyenne, d’autant plus que cette dernière est actuellement guettée par le chômage, la déclassification massive, la perte de tout pouvoir d’achat, notamment à cause de l’hyperinflation galopante. Une droite qui soit « le parti de la tranquillité, de la normalité », comme l’affirme Aldo Moro, leader historique de la démocratie- chrétienne italienne, dans le film Buongiorno Notte de Marco Bellocchio, avant qu’il ne soit assassiné par le groupuscule d’ultra- gauche qui l’a enlevé. Une droite qui défend la liberté d’entreprendre, la propriété privée, la compétitivité du secteur bancaire ; une droite qui refuse la mainmise politique sur ce secteur ainsi que les tentatives de certaines forces politiques de faire endosser toute la responsabilité de la catastrophe économique et financière actuelle aux seules banques et à la Banque du Liban (BDL). Une droite qui refuse le fait que le secteur privé doive supporter la plus grande partie du financement de la grille des salaires d’un secteur public hypertrophié à cause du clientélisme politique et loin d’être assez productif. Une droite qui ne cherche plus à restaurer le maronitisme politique, ni le sunnisme politique, ni aucune autre forme d’exclusivisme confessionnel au pouvoir. Une droite qui ne soit, en aucun cas, un recyclage du 14 Mars, encore moins un 14 Mars revisité, en ce sens qu’elle ne soit pas une simple coalition multiconfessionnelle de partis confessionnels ; mais une droite qui profite de ce moment populiste qui a éclos le 17 Octobre dernier, pour se réinventer et se reconstruire, avec à la clé un ou des partis eux- mêmes transcommunautaires (multiconfessionnels) issus, ou non, des partis actuels de la droite chrétienne et musulmane.

 Que l’on soit personnellement de droite, ou non, est ici sans grande importance. Le Liban, comme tout pays, a besoin de clivages politiques et, surtout, du débat d’idées entre ses forces antagonistes sur l’échiquier politique, de ses deux ailes, pour faire avancer les choses et sortir de la catastrophe dans laquelle il se trouve.  C’est pourquoi, le Liban a aussi besoin d’une bonne droite pour le réveiller. Pour cela, il est grand temps que la droite, elle- même, se réveille. Il en va du sort de ce pays.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.