Gbagbo en roublard en chef

Le criminel de guerre gbagbo, qui s’était imposé un silence depuis sa mise en liberté conditionnée à la CPI, a accordé une interview à TV5 à la veille de la présidentielle, question de se positionner au cas où l’opposition arrivait à renverser le pouvoir, soit par une insurrection populaire, ou alors par un coup d’état.

Dans cette sortie, laurent gbagbo déclare clairement soutenir les actions de l’opposition. Il précise même "toutes les actions de l’opposition"; autrement dit, même les actions violentes qui avaient déjà occasionnées des pertes en vies humaines au moment où il s’exprimait, et qui ont provoqué d’autres morts et blessés le jour du vote. Mais au lendemain du scrutin et alors que le rapport des forces est à la faveur des autorités qui ont encerclé les domiciles des principaux opposants, le pyromane tente habilement d’apparaître en modéré qui appelle au dialogue. Cette posture du barbare criminel de guerre n’est que de pur opportunisme. Il veut retourner en Côte d’Ivoire si l’appel du parquet de la Cour Pénale Internationale était rendu en sa faveur, et il sait qu’il plane sur sa tête une épée de Damoclès que seules les autorités ivoiriennes peuvent lever.

En effet, s’il ne bénéficie pas d’une mesure de clémence présidentielle, laurent gbagbo irait droit en prison dès qu’il mettrait les pieds en Côte d’Ivoire où il a été condamné à 20 ans de prison dans l’affaire du braquage de la BCEAO. Alors, par simple calcul politicien, il veut convaincre le président Ouattara de ce qu’il est un acteur pouvant faciliter l’apaisement. C’est ainsi qu’il faut interpréter son coup de fil au premier ministre, Hamed Bakayoko, qu’il a fort opportunément médiatisé, alors que rien ne l’y obligeait.

Et pourtant, en se basant sur le comportement belliqueux et violent de simone gbagbo après sa sortie de prison, on peut constater que la violence est dans l’ADN du tristement célèbre couple de criminels de guerre ivoiriens. Il nous semble donc que, malgré l’image de sage qu’il veut se donner, laurent gbagbo n’est pas un facteur de paix ; sa présence en Côte d’Ivoire est plutôt une menace à la paix et à la stabilité.

Ce qui est vrai, est vrai !

Par Saïd Penda/ Ancien de la BBC et de l’Union Européenne -Journaliste d’investigation et analyste politique.

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