Le chavisme dissident dénonce la « Néodictature » et appelle à la résistance

Pour les voix critiques qui, au sein du chavisme et de la gauche vénézuélienne, dénoncent depuis des mois, voire des années, la dérive autoritaire mafieuse de Nicolas Maduro et du mouvement bolivarien, la farce électorale de l’« Assemblée constituante » est un point de non-retour. Elle est aussi un défi politique et moral majeur pour l’ensemble de la gauche radicale en France et dans le monde.

D’après le Conseil national électoral vénézuélien, 8 089 320 personnes auraient participé à le 30 juillet dernier à l’élection de la nouvelle Assemblée nationale constituante convoquée par Nicolás Maduro et contestée et boycottée non seulement par l’opposition, mais par nombre de figures historiques du chavisme, dont plusieurs anciens ministres d’Hugo Chávez. Ce qui veut dire qu’au beau milieu de la crise la plus terrible de l’histoire du Venezuela[1], alors que 3 vénézuéliens sur 4 souffrent de malnutrition, que le pays est en proie à une véritable insurrection populaire depuis plus de trois mois, et que toutes les enquêtes accordent à Maduro entre 15 % et 20 % de popularité, le gouvernement serait devenu en quelques semaines, comme par miracle, extraordinairement populaire, et que 2,4 millions d’électeurs additionnels seraient venus renforcer les 5 622 844 de voix chavistes des dernières élections législatives, qui avaient donné la victoire à l’opposition il y a dix-neuf mois[2]. Ce alors que, malgré l’interdiction fréquente faite à la presse et aux personnes privées de photographier les bureaux de votes, tous les témoignages indépendants concordent pour signaler la très faible participation au scrutin[3].

 

« La plus vaste fraude électorale de notre histoire contemporaine »

 

Mais avant même le déroulement de cette farce électorale, ce sont les bases de la convocation de cette Assemblée constituante monocolore et ultra-minoritaire qui sont totalement viciées. Comme l’explique fort bien le sociologue Edgardo Lander, figure bien connue des milieux altermondialistes et du mouvement social vénézuélien et principal organisateur du Forum social de Caracas en 2006,  « nous nous trouvons dans une situation où l’on impose un mécanisme d’Assemblée constituante qui non seulement est anticonstitutionnel, mais qui repose sur la construction d’un corps électoral élaborée de manière très calculée pour garantir qu’indépendamment de l’opinion de la majorité de la population vénézuélienne, le madurisme puisse imposer sa ‘‘majorité’’. […] Cela se fait d’abord par le biais de la surreprésentation des communes les moins peuplées, à savoir qu’une commune de quatre mille habitants peut avoir la même représentation qu’une de huit cents mille habitants. Il ne s’agit pas d’un biais contingent, mais d’un mécanisme totalement calculé. Ensuite, il y a une part de représentation corporative [NdT : par secteur professionnel] faite sur la base de listes dont on ne sait absolument pas d'où elles sortent. Il n’est absolument pas clair qui intègre chaque liste respective et cela introduit une distinction entre citoyens de première catégorie et citoyens de deuxième catégorie, parce que certains citoyens disposent à la fois d’un vote territorial et d’un vote par secteur, tandis que d’autres n’ont qu’un vote territorial, ce qui viole totalement l’idée qu’une personne égale une voix. […] Tout cela s’est fait sous la table, comme dans un jeu de cartes truqué. Il s’agit d’un mécanisme électoral et d’un projet de Constituante fabriqués dans des conditions où le gouvernement part de l’hypothèse qu’il lui est impossible de gagner des élections. C’est le cas du référendum révocatoire [NdT : réclamé par l’opposition], qui n’a pas eu lieu alors que tous les délais et toutes les exigences requises ont été respectés. Pareillement, le gouvernement a refusé d’organiser l’élections des gouverneurs parce qu’il savait qu’il allait les perdre ; même choses pour les élections municipales [NdT : et même pour les élections syndicales, reportées depuis plus d’un an] et dans ces conditions, il n’y a aucune garantie que des élections présidentielles aient lieu l’année prochaine. Par conséquent, un gouvernement qui reconnaît qu'il est incapable de gagner des élections au suffrage universel, direct et secret, invente un mécanisme spécialement conçu pour, malgré son absence de majorité, engendrer un système politique qu’il puisse contrôler. C’est bien entendu une violation de toute notion de souveraineté et de démocratie populaire, qui s’impose contre la volonté de la majorité de la population4. »

 

Face à ce qu’il dénonce comme « la plus vaste fraude électorale de notre histoire contemporaine », une des voix les plus respectées du chavisme critique, Nicmer Evans, ex porte-parole de l’organisation Marea socialista, appelle à la résistance : « L’‘‘inconstituante’’ a été élue et va s’installer […]. Elle délimite le début d’un gouvernement totalitaire supraconstitutionnel qui possède désormais la faculté ‘‘formelle’’ pour exécuter ses menaces ; il va s’en prendre d’abord à l’Assemblée nationale, ensuite à la Procureure de la République, et tôt ou tard à toute forme de dissidence, quelle que soit sa couleur ou son étiquette […]. Il est non seulement nécessaire mais indispensable de forger un front antitotalitaire […] qui permette d’amorcer des définitions tactiques face à l’instauration de cette ‘‘néodictature du XXIe siècle’’. […] À chacun de prendre ses responsabilités : chavistes critiques, chavisme démocratique, gauche démocratique, dirigeants critiques de l’opposition traditionnelle, secteurs démocratiques de la MUD5, et aussi tous ceux qui ne se reconnaissent dans aucun épithète, sigle ou sobriquet, nous devons tous comprendre que, seuls ou divisés, nous ne pourrons rien faire faire contre le totalitarisme […]6. »

Une autre personnalité chaviste importante, l’ex Défenseuse du Peuple (équivalent du Défenseur des Droits français) Gabriela Ramírez, écrit sur son compte tweeter que le 30 juillet est « un jour de tristesse pour la démocratie » et « un coup de poignard contre ceux qui avaient pour mission de la protéger » : « Tandis que d’aucuns comptent des votes imaginaires et même les célèbrent, le Venezuela compte ses morts et les pleure7. »

Le 30 juillet est effectivement un jour de tristesse pour le peuple vénézuélien. Il est aussi un jour de honte pour la gauche régionale et mondiale. Peut-être pire encore que les défenseurs inconditionnels de la kleptocratie mafieuse et assassine de Maduro, dont le nom restera à jamais inscrit dans l’histoire mondiale de l’ignominie idéologique8, il y a tous ceux qui, courageusement, préfèrent se taire sur la question, ou bien noyer le poisson à coups d’arguments spécieux et de maquillage grossier des faits, ou encore euphémiser la gravité de la crise et la nature criminelle du régime bolivarien. Visant soi-disant à ne pas désespérer les troupes progressistes ou à ne pas « faire le jeu de la droite », ces positions sont d’une irresponsabilité absolue. Ce sont en réalité les tenants de cette politique de l’autruche idéologique qui font le jeu de la droite internationale et de Macron en France, parce que la droite et Macron vont tout faire pour attaquer et discréditer la gauche radicale sur la question vénézuélienne, avec chaque jour hélas un peu plus d’excellents arguments pour le faire.

En termes absolus, la débâcle vénézuélienne n’est pas nécessairement la crise la plus grave de la région9, mais elle est sans conteste la catastrophe idéologique la plus terrible du début du XXIe siècle pour la gauche régionale et mondiale. À cent ans d’octobre 1917, une bande de voyous sans foi ni loi se prétendant « socialistes » et n’ayant pour horizon que la survie de leur pouvoir et de leurs immondes trafics (qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars « évaporés ») est en train d’installer une dictature de la matraque et de la faim sur un peuple de 31,5 millions d’habitants, et une bonne partie de la gauche radicale applaudit, tergiverse ou se tait. Cela ne lui sera pas facilement pardonné.

« Ambition dictatoriale » et corruption sans frein

Mais laissons plutôt la parole à la procureure de la République bolivarienne du Venezuela, Luisa Ortega Díaz, figure éminente du chavisme, qui résume assez bien ce qu’il y a à penser de ce qui vient de se passer le 30 juillet dans une conférence de presse tenue le lendemain depuis le siège du Ministère public. Pour Ortega Díaz – dont Maduro vient d’annoncer qu’en tant que « traîtresse », elle serait une des premières cibles des représailles du gouvernement –, le processus de la Constituante du 30 juillet n’a « aucune légitimité » et elle ne peut qu’en récuser « l’origine, la procédure et le résultat » :

« Je veux que le peuple vénézuélien sache que tout ce qui concerne l’organisation d’un État et de son gouvernement doit posséder une légitimité. [...] Le supposé résultat de l’Assemblée constituante présidentielle ne vise qu’à permettre au gouvernement de se maintenir au pouvoir. C’est ce qu’ils veulent, se maintenir au gouvernement et au pouvoir. C’est se moquer du peuple et de sa souveraineté ». D’après la procureure, tous les droits politiques des citoyens sont « en danger » et le pays est désormais confronté « à une ambition dictatoriale ». « Le pouvoir absolu va être entre les mains d’une minorité. [...] Il n’y aura plus d’élections [...]. Il n’y aura plus de séparation des pouvoirs. Il sera mis fin à une liberté d’expression déjà fortement entamée. [...] Ce alors que le pays connaît la crise politique, économique et sociale la plus cruelle [de son histoire], sans précédent, [...] inimaginable même dans des pays en guerre. […] Je n’ai pas sur moi le chiffre complet des dénonciations que le Ministère public a reçu de la part de citoyens qui ont été contraints de voter contre leur volonté, de fonctionnaires publics [...] menacés de perdre leurs acquis sociaux, des acquis qui leurs ont été accordés par Chávez. Je ne peux ni ne dois laisser ces méfaits impunis. C’est pourquoi j’ai ordonné l'ouverture d’une enquête pénale [NdT : sur le processus électoral]. »

Offrant un bilan des victimes depuis les premières manifestations de l’opposition en avril 2017, Luisa Ortega signale qu’« au cours des quatre derniers mois, nous avons un bilan lamentable de 121 morts et 1 958 blessés. [...] Rien que pendant la journée d’hier, et je l’affirme de façon responsable, 10 personnes ont perdu leur vie dans le contexte de cette élection viciée. Combien de Vénézuéliens doivent-ils continuer à périr ? [...] Au moins 25 % [...] des décès sont le résultat de l’action des organes de sécurité de l'État. 40 % sont le fait de civils armés agissant contre les manifestants. Sans oublier les innombrables dénonciations de torture, de lésions, de traitements inhumains, de détentions arbitraires, de violations de domicile et la destruction de la propriété privée. Est-ce pour cela qu’ils veulent se débarrasser de moi ? […] Ce n’est pas le projet qu’avait Hugo Chávez pour ce pays. J’ai entendu hier un dirigeant du parti au pouvoir ricaner quand un journaliste l’a interrogé sur les décès survenus hier, [...] ce rire m’a fait prendre conscience du niveau de banalisation de la violence dans notre pays. Le plus douloureux, dans cette affaire, c’est de constater qu’un dirigeant politique de notre pays est capable de tourner en dérision le sang qui endeuille tant de foyers vénézuéliens. [...] Il y en a même qui dansent. [...] Tels sont les dirigeants de notre pays. Telle est l’importance qu’ils donnent à la vie, et voilà pourquoi votre Procureure les dérange, car elle n’entend pas dissimuler la vérité des faits pour complaire au pouvoir. […] Ce qu’ils veulent, c’est gouverner sans morale, sans principes républicains. Sans contrôle de l’Assemblée nationale, ni du Pouvoir citoyen, ni du Ministère public, ni de qui que ce soit. Comment allons-nous contrôler les biens publics et l’argent public ? Comment connaîtrons-nous le montant des dépenses et leur usage ? » Si le pouvoir veut se débarrasser d’elle, souligne la Procureure, c’est qu’elle « dérange les personnes impliquées dans la corruption, détentrices de milliards de dollars dans des banques étrangères alors même que des millions de Vénézuéliens souffrent de la faim et de la maladie. [...] Sanctionner ceux qui accumulent des richesses sur le dos de notre peuple est notre devoir de fonctionnaires publics. Il est inadmissible que les fonctionnaires aient des casiers judiciaires. Il est inadmissible que les fonctionnaires de la Cour suprême de Justice [NdT : entièrement soumise à Maduro] possèdent un casier judiciaire et de luxueuses résidences à l’étranger. […] Nous gérons actuellement trente-six mille enquêtes pour corruption, et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Une de celles qui nous préoccupe le plus est Odebrecht. [...] En 2008, le directeur général de la FAO a déclaré qu’il avait besoin de 30 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim dans le monde. […] Eh bien, c’est exactement le montant que l’État vénézuélien a déboursé dans onze projets d’infrastructure confiés à Odebrecht, onze projets inachevés, dont le troisième pont sur l’Orénoque et la ligne de métro Caracas-Guatire. Où en sont ces chantiers aujourd’hui ? Ils sont paralysés. Qui en assume la responsabilité ? À qui pouvons-nous adresser nos réclamations ? Qui montre la face dans cette gigantesque malversation ? [...] Nous avons la preuve que de nombreux fonctionnaires vénézuéliens en activité sont impliqués dans ces irrégularités. Lorsque nous citons les personnes impliquées dans des affaires de corruption, certains juges, ceux qui ont été nommés de façon inconstitutionnelle par le pouvoir et dont la magistrature est illégitime, préfèrent dicter des sentences qui visent le démantèlement du Ministère public. Il y a dans les services de migration des ports et les aéroports une liste de fonctionnaires du Ministère public en prévision de l’annulation de leur passeport. C’est un procédé illégal et anticonstitutionnel, une véritable usurpation de fonctions. [...] Il s’agit d’empêcher le Ministère public de recueillir des preuves, d’enquêter sur des faits de corruption qui ont eu un impact non seulement au Venezuela, mais dans toute la région. » De fait signale, Luisa Ortega, la nouvelle Assemblée constituante est entre autres choses « un écran de fumée pour occulter ces cas de corruption et d’autres »10.

N’en doutons pas, le pire est encore à venir. L’heure est bien à la solidarité sans réserve avec la résistance du peuple vénézuélien face à la « néodictature du XXIe siècle » dénoncée par Nicmer Evans. Ceux qui, aujourd’hui, à gauche, cherchent des prétextes pour se soustraire à cette solidarité, seront sévèrement jugés par l’Histoire.

 

[1] La chute drastique du PIB par habitant du Venezuela est plus grave que celle qui a marqué la Dépression de 1929 aux Etats-Unis et les crises économiques de la Russie (1990-1994), de Cuba (1989-1993) et de l’Albanie (1989-1993). Le Venezuela est aussi le pays le plus endetté du monde : il n’est pas d’autre nation ayant une dette extérieure plus élevée en proportion de son PIB et de ses exportations, ou qui soit confrontée à un service de sa dette aussi élevé en proportion de ses exportations. Le taux d’inflation annuelle dépasse 700 %. Le niveau de vie de la population s’est effondré. Le salaire minimum – qui est aussi celui de la majorité de la population – a baissé de 75 % en prix constants entre mai 2012 et mai 2017.  Mesurée en dollars du marché noir, cette baisse est de 88 %, soit de 295 dollars à 36 dollars par mois. En termes alimentaires, le pouvoir d’achat du salaire minimum est passé de l’équivalent de 52 854 calories quotidiennes à seulement 7 005 calories pendant la même période, soit une baisse de 86,7 %. En supposant qu’il soit intégralement destiné à l’achat des aliments les moins coûteux, ce montant est insuffisant pour alimenter une famille de cinq personnes. Cet effondrement est accompagné par une pénurie gravissime des produits de première nécessité (trois produits de base sur cinq sont concernés) et des médicaments de base (70 % sont en rupture de stock). Le taux de pauvreté est passé de 48 % en 2014 à 82 % en 2016. D’après l’Observatoire vénézuélien de la Santé, en 2016 la mortalité des patients internés dans les hôpitaux a été multipliée par dix, et celle des nouveaux nés en maternité par cent. Cf. Ricardo Hausman, « El colapso de Venezuela no tiene precedentes », Prodavinci, 31 juillet 2017, http://prodavinci.com/2017/07/31/actualidad/el-colapso-de-venezuela-no-tiene-precedentes-por-ricardo-hausmann. Cf. aussi Yves Besançon, « Le Venezuela au bord du précipice », Mediapart, 3 octobre 2016, https://blogs.mediapart.fr/yves-besancon/blog/021016/le-venezuela-au-bord-du-precipice (article paru initialement dans L’Humanité le 29 septembre 2016) ; comme le remarque fort pertinemment Besançon, « la baisse du prix de l’or noir ne saurait tout expliquer du cataclysme en cours ».

 

[2] Ce qui voudrait dire aussi que l’Assemblée constituante concoctée par Maduro et ses sbires serait aussi populaire que l’était un Hugo Chávez révéré par les secteurs populaires – en outre apitoyés par son cancer – à l’apogée du boom pétrolier de 2012.

 

[3] Cf. « Jornada electoral en zonas de Caracas : de floja a moderada la afluencia de votantes en la mañana », Aporrea, 30 juillet 2007, https://www.aporrea.org/actualidad/n312257.html. (Notons qu’Aporrea est le site historique de débat interne du chavisme, aujourd’hui de plus en plus ouvert à des voix ultra-critiques qui dénoncent radicalement le régime de Maduro.) Les enquêtes à la sortie des urnes réalisées par divers organismes indépendants – Delphos, Ratio-Ucab et Innovarium – estiment respectivement la participation approximative à 3,1 millions, 2,2 millions et 3,6 millions d’électeurs. Avant le scrutin, l’organisme de sondages Datanalisis comptait 12,6 % d’électeurs « très disposés à voter » et 12,5 % « modérément disposés à voter », soit 25 % de participation (4,8 millions de personnes) dans le meilleur des cas. 

 

4 Edgardo Agüero S., « Edgardo Lander : ‘‘Esta Constituyente no es diálogo, no es acuerdo, es imposición’’, La Razón, http://www.larazon.net/2017/07/edgardo-lander-350-no-se-decreta.

 

5 Table d’Unité démocratique, coalition de l’opposition incluant des partis de droite, de centre et de centre-gauche.

 

6 Nicmer Evans, « Urgente : Un Frente Anti Totalitarista », Aporrea, 31 juillet 2017, https://www.aporrea.org/actualidad/a250171.html.

 

7 « Gabriela Ramírez : el 30J fue “un día triste para la democracia” y una “apuñalada por quienes tenían la misión de protegerla” », Aporrea, 31 juillet 2017, https://www.aporrea.org/ddhh/n312317.html.

 

8 Ne soyons pas pudibonds, les mercenaires idéologiques français de Maduro ont un nom : Bernard Cassen, Maurice Lemoine, Romain Migus, Jean Ortiz, Ignacio Ramonet, Christophe Ventura et quelques autres. Et le silence de Jean-Luc Mélenchon est tout simplement assourdissant.

 

9 On peut soutenir de façon plausible que, par exemple, l’effondrement sociétal et institutionnel dont souffre une bonne partie du territoire censément sous juridiction de l’État mexicain est un phénomène encore plus grave, et sans doute plus meurtrier ; mais il obéit à des mécanismes fort différents, et surtout, il n’est pas légitimé au nom d’idéaux « socialistes ».

                                          

10 « Fiscal General : ‘‘Venezuela se encuentra ante una ambición dictatorial’’ », Prodavinci, 31 juillet 2017, http://prodavinci.com/2017/07/31/actualidad/fiscal-general-venezuela-se-encuentra-ante-una-ambicion-dictatorial-monitorprodavinci-1

 

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