L'affaire Nicmer Evans, emblème de la spirale répressive au Venezuela

Le 13 juillet, Nicmer Evans, figure de la gauche vénézuélienne et du chavisme « critique », a été détenu par les forces de l’ordre et accusé d’« incitation à la haine » pour un tweet critiquant un député proche du pouvoir. Outre les cas de tortures et de disparitions dénoncés par la haut-commissaire de l’ONU Michelle Bachelet, cette arrestation s’inscrit dans une spirale de répression préoccupante

Nicmer Evans, politologue, militant ayant une longue trajectoire au sein de la gauche vénézuélienne et directeur du site Punto de Corte, est depuis le début de l’année le sixième responsable de média vénézuélien à être accusé et arrêté pour avoir prétendument « incité à la haine » sur les réseaux sociaux. Il est détenu au siège de la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM), à Caracas, un lieu sinistre connu comme centre de torture dont ont été victimes des dizaines de prisonniers politiques qui n’ont pas eu droit à un procès à ce jour.

À la date du mercredi 22 juillet, la famille et les avocats de Nicmer Evans n’ont pu le voir que lors de sa comparution devant le tribunal le 17 juillet. Son épouse n’a pas pu lui rendre visite pour lui apporter des vêtements et de la nourriture, ainsi que les médicaments indiqués par son médecin traitant pour la pathologie dont il souffre.

Partant de cette affaire, le site vénézuélien El Estímulo fait le point sur la criminalisation croissante de la liberté d’informer et d’exprimer son opinion au Venezuela. Une analyse que nous reproduisons ci-dessous[1].

(Source : https://elestimulo.com/ley-contra-el-odio-en-venezuela-silencia-hasta-a-los-tuiteros/ ; traduction : Marc Saint-Upéry)

 

AU VENEZUELA, LA « LOI CONTRE HAINE » RÉDUIT AU SILENCE MÊME LES TWEETERS

Le cas de Nicmer Evans s’ajoute à celui des 16 autres personnes accusées au nom de cette loi approuvée par l’Assemblée constituante chaviste, considérée comme illégale par l’Assemblée nationale et les ONG. Elle punit les citoyens qui protestent, diffusent des messages sur les réseaux sociaux ou couvrent des informations qui incommodent le régime.

Francisco Olivares, 18 juillet 2020

L’arrestation du dissident chaviste Nicmer Evans le lundi 13 juillet pour « incitation à ou promotion de la haine » s’ajoute à une série d’arrestations jugées arbitraires sur la base de cette « loi » adoptée par l’Assemblée nationale constituante (ANC) le 8 novembre 2017. En vertu de cette « Loi contre la haine », considérée comme illégale par le Parlement et par les organisations non gouvernementales (ONG), le fait de s’opposer à une autorité, de revendiquer un droit ou de diffuser un message offensant sur les réseaux sociaux peut avoir comme conséquence votre incarcération.

Selon l’ONG Espacio Público, le mécanisme de la « Loi contre la haine » a été utilisé principalement pour limiter la liberté d’expression, réprimer l’opposition et étouffer les protestations qui se multiplient dans tout le pays à propos de la situation alimentaire et des services publics.

Alors que le nouveau rapport publié le 14 juillet par la Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies Michelle Bachelet condamne l’usage politique de la justice au Venezuela tel qu’il est exercé par la Cour suprême, le nombre des détentions a augmenté, surtout depuis la quarantaine appliquée en raison de la pandémie de covid-19.

Les protestations contre l’absence de services publics et celles liées à la pandémie sont des thèmes particulièrement sensibles pour le gouvernement. La liste des détenus ne compte pas seulement des journalistes, mais aussi des médecins, des infirmières ou de simples citoyens qui protestent contre des situations irrégulières ou qui expriment simplement une opinion contraire aux informations officielles émises par les porte-paroles du gouvernement.

Nouvelles arrestations en juin

Selon les registres d’Espacio Público, rien qu’en juin, il y a eu 28 arrestations affectant la liberté d’expression. Près de la moitié (43 %) concernent des journalistes, suivis par d’autres salariés de la presse et des plateformes web.

Espacio Público indique que 15 journalistes arrêtés en juin travaillaient sur le terrain pour couvrir divers évènements liés à la pénurie d’essence ou bien étaient auteurs de messages transmis sur les réseaux sociaux.

Depuis l’adoption de la « Loi contre la haine », 16 personnes ont été arrêtées et inculpées, qu’il s’agisse de journalistes ou de simples citoyens s’exprimant sur les réseaux sociaux.

Emprisonnés pour « incitation » à la haine

Parmi les premières arrestations effectuées en vertu de la « Loi contre la haine », rappelons que le 3 janvier 2018, Ronald Güemes et Erika Palacios en furent les premières victimes. Tous deux ont été arrêtés dans l’État de Carabobo lors d’une manifestation anti-gouvernementale d’habitants de la petite ville de Naguanagua.

Luis Armando Betancourt, coordinateur du Forum pénal de Carabobo, dénonça alors le fait que l’accusation reposait sur des déclarations de fonctionnaires de police ayant affirmé que ces manifestants avaient scandé des messages contre Nicolás Maduro.

Le 30 janvier 2018, le Syndicat national des travailleurs la presse (SNTP) a dénoncé le fait que le directeur et le rédacteur en chef du journal Región Oriente de Cumaná, dans l’État de Sucre, avaient été convoqués par la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM) suite à une plainte déposée au sujet de la publication le 11 janvier d’un article de ce même journal. Ledit article rapportait que le Parti communiste du Venezuela (PCV) [NdT : formellement allié du gouvernement] avait averti le gouvernement de Maduro que risquait de se produire une explosion sociale similaire aux émeutes anti-néolibérales du « Caracazo » en février 1989 en raison de l’inflation, de la chute des prix du pétrole et de la pénurie alimentaire.

Le 20 mai 2018, le médecin José Alberto Marulanda a été arrêté par des fonctionnaires de la DGCIM. Bien qu’il soit civil, il a été transporté à la base militaire de Fuerte Tiuna et présenté le 24 mai devant un tribunal militaire qui l’a inculpé des crimes d’incitation à la haine et de trahison de la patrie. D’après les avocats du Forum pénal, l’arrestation du traumatologue serait liée à une relation sentimentale qu’il entretenait avec une femme officier de la Marine nationale.

Le 12 septembre 2018, deux pompiers de l’État de Mérida, Ricardo Prieto, 41 ans et Carlos Varón, 45 ans, ont été arrêtés par des agents de la DGCIM après avoir publié une vidéo dans laquelle l’un d’entre eux faisait circuler un âne dans les locaux de leur caserne, claire allusion au président Nicolás Maduro. Quatre jours plus tard, le juge Carlos Marquez, de Mérida, ordonnait que les deux pompiers soient traduits en justice pour infraction à la « Loi contre la haine ». Pour les avocats des accusés, il s’agissait d’une simple plaisanterie, qui leur a néanmoins coûté leur emploi.

Cas récents

Parmi les cas récents, mentionnons celui du journaliste Darvinson Rojas, qui, dans la nuit du 21 mars 2020, a été séquestré à son domicile du quartier de Mamera, à Caracas, par 15 agents des Forces d’action spéciales (FAES) dépourvus de mandat d’arrêt. Ses parents, Mirian Sánchez et Jesús Rojas, ont également été détenus, avant d’être libérés une heure plus tard.

Rojas a été accusé des crimes d’incitation à la haine et de trouble à l’ordre public sur la base d’un tweet publié le 20 mars à 22h29 dans lequel il faisait la distinction entre les cas de covid-19 confirmés par le gouvernement et cinq autres cas signalés par des maires. L’audience a eu lieu dans la nuit du 23 mars en présence d’un avocat commis d’office.

Au terme de 12 jours de prison au siège central de la FAES à Caricuao, le journaliste a été libéré le 2 avril.

Une autre victime est la journaliste et coordinatrice du portail web 800 Noticias, Luisa « Mimi » Arriaga, qui a été arrêtée le jeudi 18 juin dans sa résidence d’El Hatillo par des agents du Corps d’investigations scientifiques, pénales et criminologiques (CIPC).

Sur ordre du Tribunal de contrôle n° 47, les autorités ont également arrêté son collègue Marco Antoima. Ces deux journalistes, ainsi que deux autres se trouvant actuellement hors du Venezuela, Rita Di Martino et Rafael Garrido, ont été accusés pour délits présumés de diffamation et d’extorsion liés à la gestion de comptes anonymes sur les réseaux sociaux.

Le 22 juin, le Collège national des journalistes (CNP) et le SNTP ont annoncé qu’Arriaga et Antoima seront assignés à résidence et feront l’objet de mesures préventives.

Le tribunal les a inculpés de délits définis par l’article 20 de la « Loi contre la haine », à savoir leur lien présumé avec les comptes @VVSinCensura et @VVPeriodistas à partir desquels, selon les autorités, sont diffusés des messages contre les autorités gouvernementales.

En 2020, Espacio Público a signalé et documenté 623 violations du droit à la liberté d’expression, dont 243 sous forme d’intimidations, les journalistes en étant les victimes les plus fréquentes.

Le droit de protester menacé

Selon les chiffres vérifiés par l’ONG Forum pénal, les arrestations pour motifs politiques ont augmenté de manière significative au cours des cinq premiers mois de l’année 2020. Entre le 1er janvier et le 30 mai, 235 personnes ont été arrêtées pour des motifs politiques. Il y a eu 119 arrestation en mai, soit 69 de plus que le mois précédent.

Le Forum pénal indique également que sur 211 arrestations signalées entre le 8 mars et le 31 mai, 80 d’entre elles ont été effectuées à l’occasion de manifestations dans plusieurs régions du pays ayant pour thème les défaillances massives et le rationnement des services publics de base, tels que l’eau, l’électricité et le gaz, ainsi que de protestations contre la pénurie de carburant.

Parmi les autres motifs de détention ayant eu lieu pendant la période de quarantaine et l’état d’alerte nationale, le Forum pénal cite :

– Dénonciation de cas de Covid-19 ou de situations liées à la pandémie au Venezuela.

– Diffusion ou rediffusion de messages non liés à la pandémie mais hostiles au gouvernement ou à ses fonctionnaires.

– Avoir des liens directs ou indirects avec des leaders de l’opposition, en particulier le président de l’Assemblée nationale Juan Guaidó.

– Membres des forces armées accusés d’agression contre des installations militaires.

L’affaire Nicmer Evans

La détention de Nicmer Evans, qui a été effectuée avec mandat d’arrêt, a suscité des réactions diverses et variées dans la mesure où il s’agit d'un dirigeant qui a soutenu Hugo Chávez et qui, dans les rangs du chavisme, est devenu une voix critique du « processus » bolivarien.

À partir de 2008, il participe au courant interne Marea Socialista, puis rompt avec le PSUV après la maladie et la mort de Chávez en remettant en cause le caractère autocratique du régime imposé par Maduro. Le 4 juillet 2017, il annonce sa rupture avec Marea Socialista, bien que cette organisation se soit également distancée du PSUV.

Evans rejoint l’opposition et s’unit au Frente Amplio Venezuela Libre (Front large du Venezuela libre), qui regroupe d’amples secteurs de l’opposition démocratique. Il accompagne cette coalition jusqu’en décembre 2019, puis la quitte en raison de désaccords et crée le Mouvement pour la démocratie et l’inclusion.

Dans une tribune libre publiée par le New York Times le 27 août 2019, cet ancien militant du chavisme présente une synthèse limpide de sa réflexion et des raisons de sa rupture avec le « madurisme »[2]. Il y interpelle les secteurs bolivariens qui n’ont pas sombré dans la corruption et maintiennent les idéaux d’un Venezuela démocratique et les exhorte à reconnaître leur erreur d’avoir cru au chavisme, qui s’est transformé en modèle autoritaire.

Dans cet article d’opinion intitulé « J’ai cru en Hugo Chávez et c’était une erreur », il affirme : « Vingt ans après l’arrivée de Chávez au pouvoir, l’histoire démontre à quel point moi-même et de nombreux autres Vénézuéliens qui se considéraient comme chavistes ont eu tort, de même que nombre de ceux qui l’ont conseillé, qui l’ont défendu et l’ont justifié en privé et en public, et qui avons voté pour lui. »

Evans y appelle à une prise de conscience en soulignant : « Les forces armées et le secteur du chavisme qui continue à soutient toujours Maduro doivent s’engager sur le même chemin que j’ai déjà emprunté, à l’instar de tant de Vénézuéliens qui ont cru en Chávez : montrer leur empathie pour la souffrance des Vénézuéliens ordinaires, dont 4 millions ont dû quitter le pays, rejoignant ceux qui s’étaient déjà exilés pour s’être opposés au chavisme et à la dictature de Maduro. C’est un processus complexe, et reconnaître notre erreur n’est pas facile, mais nous devons nous y efforcer. Il est temps de rompre avec Chávez et avec son héritier Maduro. Le chavisme a la possibilité de survivre s’il admet ses erreurs et redéfinit son projet politique. Ce n’est qu’ainsi que ce secteur, toujours puissant mais fidèle au dictateur, pourra participer à la reconstruction du Venezuela lors de la restauration de la démocratie. »

Une dissidence dispersée

Depuis la mort de Chávez, la dissidence interne au sein du chavisme et des forces armées s’est nettement accentuée. D’anciens ministres, des hauts fonctionnaires, des dirigeants politiques, des militaires et même des membres des services de renseignement ont exprimé publiquement leurs critiques[3]. Cela reflète le fait que le chavisme, malgré l’extrême vigilance exercée sur ses cadres politique et ses fonctionnaires politiques et la punition de toute divergence, n’est pas complètement à l’abri de la division.

La répression contre la dissidence chaviste a été particulièrement sévère. Certains paient leurs prises de position par des peines de prison. D’autres combattent Maduro depuis l’exil. On peut citer le cas du général de division Clíver Alcalá Cordones et de l’ancien trésorier national, Alejandro Andrade, qui [tout en ayant officiellement rompu avec le régime de Maduro] sont aujourd’hui jugés par des tribunaux étatsuniens. Un ancien ministre est mort en détention. Il y a aussi des dirigeants chavistes poursuivis pour corruption devant des tribunaux internationaux qui négocient avec les autorités des pays concernés.

L’opposition vénézuélienne n’a pas vraiment fait l’effort de dialoguer avec une partie de cette dissidence d’une manière qui rendrait son message plus efficace au sein du PSUV. La polarisation et le ressentiment face au passé de la plupart de ces personnalités ex-chavistes font obstacle à une évolution susceptible de générer de nouvelles alliances avec les secteurs désenchantés du parti au pouvoir. La majorité des secteurs de l’opposition ont dénoncé l’arrestation d’Evans, qu’ils considèrent comme arbitraire, mais nombre d’entre eux maintiennent leurs distances en raison de son passé politique.

Peu avant de se rendre aux autorités, Evans a ratifié son soutien à Juan Guaidó, déclaré président par intérim par l’Assemblée nationale vénézuélienne en janvier 2019. Il s’est également exprimé comme suit : « J’ai été chaviste, mais je n’ai jamais été chaviste pour arriver là où nous en sommes. J’ai été chaviste, mais je n’ai jamais été chaviste pour attenter à la liberté des gens [...]. Je souhaitais au contraire qu’il y ait plus de liberté. Mais nous avons été trompés, il y a eu imposture, et du fait de cette imposture, j’appelle les gens à s’unir pour la restauration de la démocratie. »

L’action intentée contre le directeur du site web Punto de Corte (actuellement bloqué par les autorités) est la preuve que le gouvernement Maduro entend faire tôt ou tard payer ceux qui ont rompu avec lui et qu’il considère comme des « traîtres ». Mais cette mesure pourrait avoir l’effet inverse, comme l’indique le politologue John Magdaleno : « L’affaire Nicmer Evans peut être une occasion sans précédent de transmettre notre message aux bases désenchantées du chavisme : menons la bataille tous ensemble ! »

**

Appendice :

Le 30 novembre 2017, dans le cadre de « L’émission politique » de Léa Salamé sur France 2, Jean-Luc Mélenchon s’affrontait à Laurence Debray (dont la mère, ex épouse de Régis Debray, est une ancienne combattante de la guérilla castriste vénézuélienne devenue très critique du régime cubain et de l’expérience chaviste) à propos du Venezuela. Un passage de ce polémique débat portait justement sur la « Loi contre la haine », qui venait alors d’être promulguée. Il mérite le détour : 

[...]

Debray : « Je vous ai laissé parler. »

Mélenchon : « Vous êtes trop bonne. »

Debray : « Vous pourriez me laissez parler ? »

Mélenchon [se voulant ironique] : « On n’est pas au Venezuela ici, l’opposition a droit de parler… et là-bas aussi. »

Debray : « Et bien justement : vous imaginez en France que le président [dise] “ce que nous n'obtiendrons pas par le vote nous l'obtiendrons par les armes” ? Vous imaginez en France que les opposants au gouvernement, c’est-à-dire vous par exemple, la France insoumise, les députés, se rendent à l’Assemblée nationale et se fassent tabasser, y compris les femmes ? »

Mélenchon : « Ce n’est pas vrai. »

Debray : « Ah bon ? Il y a des images… »

Mélenchon : « Vous mentez, vous mentez, vous mentez, Madame. Les opposants sont divisés en deux groupes : un groupe démocratique qui accepte les résultats des élections, et un autre qui est composé de violents, dirigé par un homme qui a personnellement soutenu et participé au putsch [d’avril 2002] contre Hugo Chávez, qui stockait chez lui des armes de guerre et des cocktails Molotov. Chez moi, vous pouvez y aller, il n’y a ni armes de guerre, ni cocktails Molotov ». 

Debray : « Vous imaginez une loi, en France, une “Loi sur la haine'” qui suppose que n’importe qui qui attise la critique du gouvernement peut atterrir en prison ? […] »

Mélenchon : « Tout ça, c’est des inventions et des mensonges, et je dois répondre à tout ça, moi ? »

[…]

**

Notes:

[1] Voir à ce sujet les communiqués publiés par Ensemble et par le NPA : https://www.ensemble-fdg.org/content/venezuela-pour-la-liberation-de-nicmer-evans-et-de-tous-les-prisonniers-politiques ; https://npa2009.org/communique/venezuela-stop-la-criminalisation-du-droit-la-critique.

[2] Nicmer Evans, « Creí en Hugo Chávez y fue un error », New York Times, 27 août 2019, https://www.nytimes.com/es/2019/08/27/espanol/opinion/chavez-venezuela-arrepentido.html.

[3] Voir « Ce que disent d’ex ministres et fonctionnaires de Chávez du régime de Maduro », Mediapart, 19 mai 2018, https://blogs.mediapart.fr/saintupery/blog/190518/ce-que-disent-d-ex-ministres-et-fonctionnaires-de-chavez-du-regime-de-maduro ; voir également l’interview du général  Clíver Alcalá, « Venezuela : une société exsangue, un pouvoir paranoïaque en proie aux factions », Mediapart, 26 août 2018, https://blogs.mediapart.fr/saintupery/blog/260818/venezuela-une-societe-exsangue-un-pouvoir-paranoiaque-en-proie-aux-factions

 

 

 

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