Madame la Juge, l’Occident a obligation absolue d’arrêter
De croire à KHERIGI, alias Rached Ghannouchi, et ses recrutés
Qui feignent de ne pas conjuguer politique et piété
Dissimulant soigneusement leur propre vérité
En attendant de saisir la meilleure opportunité
Comme qui dirait bien se masquer pour pouvoir mieux sauter

Madame la Juge, l’Occident a obligation absolue d’arrêter
De soutenir KHERIGI, alias Rached Ghannouchi, et ses formatés
Que cet Occident continue à couvrir et à gâter
Y compris la mère-patrie de la laïcité
Qui n’a pas saisi, qui n’a pas réalisé
Que l’islamisme dit «modéré» nourrit le radicalisé
Tous les deux poursuivent absolument le même projet :
Que la planète entière devienne leur communauté
Ce qui les  différencie, c’est la question de la durée
Et des moyens à privilégier pour y arriver
Le premier a opté pour la Taqiya [9] et ses dérivées
Le second, pour la kalach, les attentats suicides et les  RPG
Les populations civiles, terrorisées et massacrées
Se surpassant en barbarie et en monstruosité
En résumé, à l’échelle de l’histoire de l’Humanité
Ces deux facettes de l’islamisme, c’est bonnet blanc, blanc bonnet
Tant que le premier existe, le second ne peut être éliminé

Mais quand l’Occident va-t-il intégrer cette évidente réalité
Et soutenir les forces de progrès, d’égalité et de liberté
Qui sont les seuls garde-fous contre les ténèbres et leurs affiliés
Contre les islamismes de tous genres, elles constituent les seuls boucliers

Mon témoignage sur l’infiltration de l’islamisme dans la France républicaine

Madame la Juge, l’installation et la prospérité de l’islamisme dans les pays de l’Europe de l’Ouest se sont opérés  grâce, d’une part, à l’accueil que ces démocraties ont réservé aux réfugiés islamistes qui étaient persécutés dans leurs pays d’origine, et ce, malgré les «valeurs» qu’ils véhiculent se trouvant aux antipodes des leurs, et, d’autre part, aux  pétrodollars saoudiens et d’autres donateurs des pays du Levant, ainsi qu’à l’exportation de leurs prédicateurs avec leur message bien formaté, clés en main et service après-vente garanti, vers ces démocraties. Cela a débuté longtemps, longtemps avant la naissance de Daech et d'Al Qaïda, et même avant la révolution islamiste iranienne et la guerre d’Afghanistan opposant les États-Unis d’Amérique et l’Union des républiques socialistes soviétiques par moudjahidines et régime communiste afghan interposés, ce dernier était porté par ce qui était appelé la République démocratique d'Afghanistan. D’ailleurs, plusieurs hauts responsables d’Ennahdha, dont le plaignant, ont fait partie de ces réfugiés, depuis le début des années quatre-vingt-dix jusqu’au lendemain de la Révolution de Jasmin, Révolution qu’ils ont vécue en spectateurs. 

Pour ce qui concerne la France, Madame la Juge, je fus personnellement témoin de l’infiltration du salafisme saoudien, par le biais de ses imams, dans la mère-patrie de la laïcité républicaine, à l’époque de Georges Pompidou. En effet, je connais une célèbre institution du top de d’enseignement catholique privé, située dans l’est de la France, élisant domicile dans un vaste et superbe domaine de la riche campagne champenoise où j’avais séjourné plus d’une fois, à l’époque où je professais à l’Université de Bourgogne - j’ai même eu un de ses professeurs comme étudiant - superbe domaine avec château abritant l’administration, terrains de sports, fermes, internat,… Et cette célèbre institution a mis, au début des années soixante-dix, pendant les vacances scolaires d’été, ses locaux à  la disposition d’une organisation saoudite - dépendant de la Présidence Générale des Directions des Recherches Scientifiques et Islamiques, de l’Ifta (= de la délivrance des fatwas), de la Prédication et de l’Orientation Religieuse du Royaume d’Arabie Saoudite, et cela, à travers une ONG connue  sous l’acronyme LIM (= Ligue islamique mondiale  = Al Rabita al-Islamiya al-‘Alamiya), ONG dont la vocation, hors du monde islamique, est, entre autres, «la formation des imams, le financement des mosquées et l’édition de milliers d’exemplaires du Coran à l’attention des minorités musulmanes» [46]f- je disais donc,  cette célèbre institution a mis ses locaux à la disposition d’une organisation saoudite pour y tenir un séminaire de formation d’imams, sur plusieurs jours, avec hébergement en pension complète, évidemment hallal, moyennant un prix non négligeable ! Cela s’est passé avec la bénédiction des plus hautes autorités religieuses françaises, pensant, certainement de bonne foi (dans les deux sens), faire acte d’ouverture et de tolérance en  accueillant ces séminaristes dans leurs propres murs, et avec l’aval des autorités républicaines par l’autorisation préfectorale accordée pour la tenue  de ce séminaire, et cela, probablement, par un acte de laïcité. Ces informations, Madame la Juge, m’ont été communiquées, à l’époque, par le directeur de ladite institution qui m’avait exprimé son étonnement de voir, au début du séjour, débarquer chez lui toutes ces femmes toutes niqabées accompagnant les séminaristes et de voir, à la fin, le responsable de cette rencontre offrir gracieusement au personnel de cette institution un exemplaire d’un Coran bilingue. En conclusion, je peux vous affirmer, Madame la Juge, que, compte tenu des diverses études qui sont parues sur la question depuis lors et des enquêtes sur les évènements dramatiques que nous vivons aujourd’hui, ce modeste témoignage ne révèle, en réalité, qu’une infime portion de la partie visible de l’iceberg du danger islamiste, et que, comme pour tout iceberg, les effets les plus mortels de ce danger se tiennent, par essence, en embuscade, dans sa fraction cachée.

Et, près d’un demi-siècle après, ce fut le martyre du  Père Jacques Hamel !

Une démonstration du déni du danger de l’islamisme dit «modéré»

Madame la Juge, ce déni du danger de l’islamisme dit «modéré» par les médias français a vu l’une de ses plus solides démonstrations à l’occasion effectivement de l’enlèvement, le 20 août 2004, de Christian Chesnot et Georges Malbrunot par l’Armée islamique en Irak (l’ancêtre de Daech),  et cela, par la plume de Xavier Ternisien, responsable de la rubrique «Religions» du prestigieux quotidien  le Monde, qui - à la suite de la visite que Michel Barnier, le ministre des Affaires étrangères français de l’époque, s’est empressé de rendre à Youssef Al Qaradawi pour lui demander de l'aide – avait écrit, dans le numéro du 31 août 2004 du dit journal, un article élogieux sur ce denier jusqu’à affirmer «Si l'islam mondial avait un chef, ce serait lui» (sic). Notre spécialiste en Religions ignorait probablement que, pour ce chef  potentiel de l'islam mondial, «avec la volonté d'Allah, l'islam retournera en Europe, et les Européens se convertiront à l'islam. Ils seront ensuite à même de propager l'islam dans le monde, mieux que nous, les anciens musulmans » [47]a, prophétie qui représente l’un des dogmes de l’idéologie des  «Frères» - ces islamistes considérés modérés par l’Occident et dont fait partie Monsieur KHERIGI dit Rached Ghannouchi - depuis sa genèse et l’un des leitmotivs des attaques terroristes islamistes en Europe et ailleurs, dogme appelé «Tamkine» conduisant à la suprématie de l’Islam sur toutes les autres croyances, avec la Sharia comme Codes et Constitution, sur terre, sur toute la terre, dogme puisant son essence dans leur interprétation littérale et oh ! combien orientée de la première partie du Verset 41 de la Sourate 22 du Coran, à savoir :

الَّذِينَ إِن مَّكَّنَّاهُمْ فِي الْأَرْضِ أَقَامُوا الصَّلَاةَ وَآتَوُا الزَّكَاةَ وَأَمَرُوا بِالْمَعْرُوفِ وَنَهَوْا عَنِ الْمُنكَرِ

que je peux traduire par le couplet :

Ceux à qui Nous avons donné, sur terre, la possibilité et la puissance de  gouverner
Font la prière, s’acquittent de l’aumône, ordonnent le bien et déconseillent le condamné

passage crucial que les «Frères» et tous les djihadistes de tous bords interprètent, en substance, comme suit :

«Ceux à qui nous avons donné la possibilité et la puissance de gouverner doivent faire respecter sur terre, sur toute la terre, la prière, l’aumône et ordonner  le convenable et interdire le blâmable, autrement dit,  appliquer la Sharia »,

interprétation de laquelle découle, par exemple (et quel terrible exemple !),  aux yeux des djihadistes de tous bords, la justification et le bien-fondé de leurs  attentats terroristes en Europe et ailleurs.

Le terme «Tamkine» lui-même – qui est la transcription phonétique du mot arabe تــمـكـيـن  et dont un adjectif  dérivé est ممكن (= possible, qui se prononce phonétiquement mumken) - signifie la possibilité ou la permission de réaliser quelque chose et a pour origine, dans ce contexte, l’expression «Nous avons donné la possibilité» dudit Verset. Quant à la vision apocalyptique de domination planétaire portée par le Tamkine, largement développée dans la littérature et la propagande islamistes de toutes tendances, elle est étrangère à la quasi-totalité des musulmans; ce qui pousse ses partisans à faire aussi des pays musulmans eux-mêmes une terre de Djihad conduisant aux attentats terroristes qui s’y déroulent quotidiennement, faisant payer à leurs populations civiles le prix fort de l’horreur islamiste.

Il s’agit ci-dessus, Madame la Juge, du même Youssef Al Qaradawi dont je  parle longuement dans cette Déposition écrite, le mentor de Rached Ghannouchi avec qui il forme un couple élève-maître  fusionnel et à qui il voue une allégeance indéniable comme l’a souligné la chercheuse, politologue et islamologue Allemano-tunisienne Khadija Katja Wöhler-Khalfallah : « À Qaradawi, Ghannouchi a dédié tout un livre : "Al-ouasatiyya 3inda Youssef Al- Qaradawi(La voie du juste milieu chez Youssef Al- Qaradawi). Dans celui-ci, il présente avec grande admiration et sans la moindre critique les grand traits de l’idéologie de Qaradawi, banalisant totalement ses positions extrémistes et laissant sous-entendre une adhérence inconditionnée », écrit-elle dans [23]a. Autrement dit, au vu du titre de ce livre,  Rached Ghannouchi a consacré tout un ouvrage pour montrer que son maître à penser est un islamiste de «La voie du juste milieu», c’est-à-dire, dans le jargon des «Frères», un islamiste «modéré». Nous verrons, Madame la Juge, dans le chapitre qui suit, ce que pensent les islamistes «modérés» Rached Ghannouchi et son maître Youssef Al Qaradawi des femmes. Contentons-nous à ce stade de conclure en énonçant :

Ce sont des gens adeptes du double langage, du mensonge et de l’hypocrisie,
Qu’il s’agisse d'Al Qaïda, de Daech, d’Ennahdha ou des enfants de Khomeiny
Ce sont des marchands de religion dont le problème, au fond de l’âme,
Est et restera : Elle, la femme, toujours la femme, rien que la femme !

Remarques

a. Certains vers du poème d’ouverture de cet article sont extraits de mon poème intitulé «Je suis Paname!» cité dans la référence [34].

b. La peste et son bacille (à méditer !)

«Le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, [il] peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, [il] attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et (…) peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse».

Extrait de La Peste (fin du roman) d’Albert Camus.

Salah HORCHANI

* Extrait N°7 de ma Déposition écrite remise à Madame la juge en charge de l’instruction de la plainte de KHERIGI dit GHANNOUCHI Rached contre moi : Lire, à ce sujet,  mon article intitulé  «Table des matières de ma Déposition dans la plainte de GHANNOUCHI Rached contre moi», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/220316/table-des-matieres-de-ma-deposition-dans-la-plainte-de-ghannouchi-rached-contre-moi

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