100 000 à Rome contre décret sécuritaire et raciste du gouvernement de la Ligue-M5S

Diffusée en direct le 10 Nov. par les deux plus importants quotidiens et d’autres; une participation de 480 associations et des gens de tous le pays: c’est la première manifestation importante contre le gouvernement désormais de plus en plus réactionnaire et protecteurs de ses électeurs nantis. En même temps, 100 places manifestent contre le décret Pillon (qui veut empêcher le divorce)

Plus de 100 000 personnes. Les images de la manif ont été diffusées en direct le 10 novembre 2018 (2h44 ') par les deux importants quotidiens, la repubblica et corriere.it et d’autres; une participation de 480 associations, des gens de tous le pays, des syndicats, des mouvements pour le droit au logement, milliers de migrants; les centres sociaux arrivés à Rome avec environ 100 autocars et des trains. C’est la première manifestation importante contre le gouvernement désormais de plus en plus réactionnaire et protecteurs de ses électeurs nantis. Le ministère de l’intérieur de Salvini (le leader de la Ligue) a cherché à saboter faisant stopper nombre de bus pour ficher tous les manifestants et séquestrer des banderoles imitant ainsi les pratiques du régime d’Erdogan. Parmi les manifestants il y a avait aussi Mimmo Lucano, le maire de Riace, destitué par une procédure carrément anti-démocratique. Il a manifesté derrière la banderole avec les mots "Riace ne s'arrête pas", disant aux journalistes: "Je me considère comme l'un des nombreux ici ... Nous ne pouvons pas nous résigner à la société d'une société de barbarie, d'inégalité et de discrimination, ils ne nous plieront pas", a-t-il ajouté. "Je ne prendrai pas de recul même si je ne suis plus le maire".

La manif a traversé paisiblement tout le centre de Rome; très colorié, avec aussi beaucoup d’enfants, beaucoup de slogans tels que "Contre la vague fasciste-raciste, unité solidaire antiraciste et antifasciste" et "Contre le décret raciste et criminel, unité solidaire". Danses et chansons ont inondé la Piazza San Giovanni (célèbre lieux de conclusion de toutes les grandes manifs à Rome.

La manif a eu un moment tragique: un manifestant un manifestant a eu un mal soudain et après avoir été secouru et transporté à l'hôpital est décédé. C'était un citoyen éthiopien de 55 ans.

voir images ici: https://www.youtube.com/watch?v=FIBTbkktES8

 

Le même jour (10novembre 2018)

100 place d’Italie manifestent contre le décret du sénateur réactionnaire de la Ligue Pillon

images ici

https://www.youtube.com/watch?v=qzO4lSVcYlw

Elles sont descendues dans les rues par milliers, de Milan à Rome, en passant par Gênes, Venise, Bologne pour dire «non» au décret Pillon. Les manifestantes (mais aussi des hommes) ont montré organisé des flashmobs déguisés en sorcières, envahissant les places de 100 villes italiennes. Objectif: bloquer la réforme esquissée par ce sénateur de la Ligue du Nord, connu par ses propos contre le divorce, contre les couples LGBT et carrément homophobe. Les associations des femmes se sont mobilisées en même temps que la manif de Rome et envisagent aussi une nouvelle grande manifestation nationale le 24 novembre à Rome.

Selon les animatrices de ces manifs l'approbation du décret "viole les droits" et "hors du temps". "Sur nos vies, pas de médiation, maintenant et toujours agitation", lit-on dans les pancartes à Venise. Ou encore: "Pillon, combien de gifles faut-il pour reconnaître la violence?". On y fait référence à certains points du projet de loi, notamment celui qui rend l'utilisation d'un médiateur obligatoire aux frais des deux conjoints pendant au moins six mois après la séparation, même si cela se produit de manière consensuelle. La loi Pillon propose une famille unique, idéale et abstraite, une famille qui constitue un modèle fixe pour chaque couple avec enfants qui se sépare. Les couples seront obligés de réglementer chaque aspect de leur vie selon des règles rigides et préétablies, sans laisser de place à l'autonomie et à la spécificité individuelles. Cela impose un chemin long et complexe, qui multiplie les temps et les coûts avec pour effet explicite d'empêcher la volonté des personnes qui veulent se séparer. Le décret Pillon impose une voie de médiation paternaliste qui se traduit en violence sur les enfants; en plus il viole ouvertement de nombreuses dispositions de la Convention d'Istanbul, la Convention CEDAW avec les recommandations à l'État, de la Convention de New York sur les droits de l'enfant. Il est claire qu’au fond l’idée prince de ces parlementaires de la Ligue et des droites les plus réactionnaires est de retourner au règles d’une société catho-fasciste.

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