Sam La Touch
Âne à temps plein
Abonné·e de Mediapart

278 Billets

0 Édition

Billet de blog 25 août 2013

Sam La Touch
Âne à temps plein
Abonné·e de Mediapart

The French African connection (Al Jazeera)

Sam La Touch
Âne à temps plein
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un reportage français de Patrick Benquet sur la manière dont l'Etat français pille l'Afrique depuis 50 ans. "Il a enquêté sur des hommes politiques de tous bords, des militaires et des grand patrons. Un système parallèle quasi-mafieux en dehors de tout contrôle parlementaire qui éclatera au grand jour avec l'Affaire Elf ...". Au programme : élections truquées avalisées par l'Etat français, soutien à des dictatures n'ayant rien à envier à Bachar el Assad par le régime de la Vème, malettes de fric pour financer les partis politiques français, assassinats, coup d'Etat...Reportage qui fait malheureusement l'impasse sur les massacres générés par cette politique prédatrice en Afrique et le nombre des victimes (Rwanda en 1994, Congo-Brazzaville de 1993 à 1997, Libéria en 1990...).
(La suite du reportage ici)
Un reportage conçu en 2009-2010, bien en deçà de la réalité et qui est actuellement complètement dépassé. Le traitement de l'actualité contemporraine notamment en Côte d'Ivoire y est biaisé et reprend à son compte la version des services d'Etat (notamment sur l'attentat de Bouaké et les élections repoussées). De plus, la théorie selon laquelle les kleptocrates installés par Paris en Afrique mènent la danse est erronée. Ce sont toujours des tirailleurs françafricains qui servent les intérêts des multinationales et de l'Etat français mais qui attendent des subsides en échange de leurs bons et loyaux services (les Bongo au Gabon, Eyadéma au Togo, Sassou au Congo, Compaoré au Burkina Faso, Déby au Tchad, Ouattara en Côte d'Ivoire, le remplaçant de Bozizé en Centrafrique, Omar Guelleh à Djibouti...).
La "Françafrique" n'est pas moribonde comme les services français se plaisent à le dire au travers de leur caniche médiatique, elle n'a jamais été aussi forte même si elle voit arriver sur son pré-carré de nombreux concurrents (USA, GB, Chine...) dans le contexte de la mondialisation. Et c'est pour cela que l'Etat français via son armée a maintenu au pouvoir Idriss Déby en 2008 qui en a profité pour liquider la principale figure de l'opposition démocratique de son pays : Ibni Oumar Mahamat Saleh. Le Tchad avec le Centrafrique est un porte-avions français (AFP Le Tchad reste une plaque tournante des opérations militaires françaises). Non la Françafrique ne s'est pas effondrée ! Sans parler des réserves de francs CFA dont la convertibilité, la production (planches à billet) sont sous le contrôle de la Banque de France tandis que plus 50% des réserves croupissent dans les caisses du trésor français source substantielle de devises étrangères.


L'Etat français a dès à présent recours aux actions militaires de type coloniale pour maintenir le contrôle sur ses néocolonies africaines ou obtenir de nouvelles conquêtes en vue d'en capter les richesses et les marchés : en Côte d'Ivoire, au Mali ou en Libye...Une stratégie étatique barbare et criminogène dont l'héritage se situe à la confluence de la coloniale et de la France du régime de Vichy (cf. l'action française au Rwanda).

Voici une version du reportage relooké par Al-Jazeera en english avec exactement la même structuration : 


Episode 1: France's thirst for energy
Episode 2: The Elf scandal
Episode 3: Turning tables
----------------------------------------------------------------------------------
"La Françafrique" se porte à merveille, merci pour elle !

"En voyant (le dictateur, ndlr) Idriss Déby reçu à l’Élysée en décembre, en le voyant assis à la droite de François Hollande en juin lorsque ce dernier a reçu le prix Houphouët-Boigny, en comprenant que l’armée tchadienne va défiler à Paris le 14 juillet, les Tchadiens de la rue se disent qu’il est soutenu par la France, donc qu’il est intouchable." Un article de La Croix qui mérite le détour.
- Le Tchad reste une plaque tournante des opérations militaires françaises

Maître Franc-maçon, Grand Enfant, Grand guerrier de la République, Denis Sassou Nguesso, toi qui a ensanglanté le Congo durant des années pour revenir au pouvoir perdu contre Lissouba, la République te remercie vivement. Le pétrole, le bois et toutes les autres richesses du Congo livrées gracieusement à la République font de toi un de ses serviteurs qui trouvent toujours les portes de l’Elysée ouvertes : en été comme en hiver ! La République te salue et te garantit son soutien indéfectible. Franc-maçonniquement ! Les bons enfants noirs de la République française.

Nicolas Sarkozy lors de son dîner à Brazzaville avec le président congolais D. Sassou N'Guesso, le 26 mars 2009© © Reuters

Rachida Dati et Denis Sassou Nguesso, le 17 juillet 2013.© congo-liberty.com


Serrage de main et réception de Faure Gnassignbé fils du dictateur Eyadéma et réélu au Togo (au travers d'élections fortement contestées comme au Gabon où le fils Bongo est en place soutenu par l'Etat français) par le "chef de guerre" Hollande en 2013.Eyadèma (mis en place par la France, ndlr) est mort mais il est toujours au pouvoir et il gagne toujours les « élections »

V. Bolloré s'est construit un empire en Afrique. Ici en mars 2011 lors du lancement des travaux du 3e quai au port de Lomé, Togo© Louis Vincent (tiré de l'aticle de Mediapart : Les mystérieux voyages de l'UMP au Congo)

Enfant de la République Ali Bongo (fils du dictateur Omar Bongo mis en place à la tête du Gabon par Foccart et de Gaulle sous le régime de la Vème République dans les années 60) le chemin de la longévité au pouvoir est par ici. François Hollande te l’indique, comme le montre la photo ci-dessus. Toi qui, comme ton feu père, finance la vie politique française de la Gauche à la Droite, tu seras toujours le bienvenu dans la maison de ton père ou de ta mère, la République. La fidélité dans la servitude est une vertu rare. Pour cela, et qu’il pleuve ou qu’il neige au Gabon, reçois les hommages appuyés de la République.
Les bons enfants de la République
Dans la même collection, lire aussi chez La Touch :
- Quand Total financera l'Education nationale
- Le dictateur Sassou et ses tirelires à Paris
- Françafrique, Forbes, pognon et UMP
- Les bons enfants noirs de la République française.
- Le dictateur Déby soutenu par Hollande réprime au Tchad
- Les nouveaux barbares : comment les USA et la France pillent l'Afrique
- Le "chef de guerre" Hollande va de Mali en pis...en Centrafrique
- Hollande, les Chinois et le gateau africain

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Un hommage à la société civile de Russie, Bélarus et Ukraine
En pleine guerre en Europe, le prix Nobel de la paix a été décerné vendredi au défenseur des droits humains Ales Bialiatski, du Belarus, à l’organisation russe Memorial et à l’organisme ukrainien Center for Civil Liberties. Une façon de dénoncer les politiques dictatoriales de Vladimir Poutine et de son allié bélarusse Alexandre Loukachenko.
par La rédaction de Mediapart
Journal
Annie Ernaux, Nobel de littérature, une œuvre intime et percutante
Annie Ernaux vient de se voir décerner le prix Nobel de littérature, et il y a de quoi se réjouir. Mais que vient dire cette récompense d’une écrivaine qui déclare : « Ce que je veux détruire, c’est aussi la littérature » ?
par Lise Wajeman
Journal
Des tâches en plus pour gagner plus, piège antiféministe tendu aux enseignants
Le ministre Pap Ndiaye est chargé de la mise en musique du nouveau « pacte » que souhaite signer Emmanuel Macron avec les enseignants, qui consiste à mieux les rémunérer en échange de nouvelles missions. Mais ces « extras » aggravent déjà les inégalités salariales entre les femmes et les hommes dans l’Éducation nationale.
par Mathilde Goanec
Journal — Migrations
En France, « rien n’a été prévu » pour accueillir les exilés russes
Depuis le début de la guerre d’invasion russe en Ukraine, des centaines de Russes sont venus chercher refuge en France. Confrontés à un manque criant de politique d’accueil et à des obstacles en tout genre, ils ont surtout trouvé de l’aide auprès de réseaux d’entraide.
par Nejma Brahim

La sélection du Club

Billet de blog
Quand les riches se mettent à partager
Quand Christophe Galtier et Kylian Mbappé ont osé faire leur sortie médiatique sur les jets privés et les chars à voile, un torrent de réactions outragées s'est abattu sur eux. Si les deux sportifs clament l'erreur communicationnelle, il se pourrait en fait que cette polémique cache en elle la volonté des dominants de partager des dettes qu'ils ont eux-mêmes contractées.
par massimo del potro
Billet de blog
Doudoune, col roulé et sèche-linge : la sobriété pour les Nuls
Quand les leaders de Macronie expliquent aux Français comment ils s'appliquent à eux-mêmes les injonctions de sobriété énergétique, on se prend à hésiter entre rire et saine colère.
par ugictcgt
Billet de blog
Reprendre la main pour financer la bifurcation sociale et écologique
Attac publie ce jour une note intitulée « Reprendre la main pour financer la bifurcation sociale et écologique ». Avec pour objectif principal de mettre en débat des pistes de réflexion et des propositions pour assurer, d’une part, une véritable justice fiscale, sociale et écologique et, d’autre part, une réorientation du système financier.
par Attac
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart