Le vieil homme et la mort –essai d’ekphrasis vivante

Tu es arrivé, claudiquant

Tu prenais ton temps

Le temps, cet enfant…

Ton pantalon blême flottait

Gracieux ectoplasme

Emanation des murs blanchis

Une photo, dégradé de gris

T’as retenu

Soudain

Annecy, 1900.

Tu reprends corps

Immobile

Tes yeux forent l’image du passé

Tu revois les champs, les vieilles fermes, les rares bâtisses

Et toujours, lac et montagne

Placide, tu figes l’instant

D’un souffle à peine

Sensible

Et puis reprends, doucement,

La traversée

Du long corridor blanc.

 

©Mocozet

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