Ailleurs, là-haut...

« Avec lui –l’aérostat-, ni la chaleur, ni les torrents, ni les tempêtes, ni le simoun, ni les climats insalubres, ni les animaux sauvages, ni les hommes ne sont à craindre ! Si j'ai trop chaud, je monte, si j'ai froid, je descends ; une montagne, je la dépasse ; un précipice, je le franchis ; un fleuve, je le traverse ; un orage, je le domine ; un torrent, je le rase comme un oiseau ! Je marche sans fatigue, je m'arrête sans avoir besoin de repos ! Je plane sur les cités nouvelles ! Je vole avec la rapidité de l'ouragan tantôt au plus haut des airs, tantôt à cent pieds du sol, et la carte africaine se déroule sous mes yeux dans le grand atlas du monde ! >> Ainsi s’exclame, lyrique, Samuel Livingstone, le savant de Cinq semaines en ballons de Jules Verne.Point de paysage africain à nos pieds mais le non moins saisissant spectacle des Alpes, lors de notre vol en ballon avec Jean Becker, grand reporter à l’Alsace et passionné d’aérostats. Ce dernier remporte d’ailleurs le prix des pilotes de la 30èmeédition du festival international de ballons à air chaud de Château-d’Oex, en Suisse (en janvier dernier), « la capitale mondiale de la montgolfière en milieu alpin ».

Alors que suspendu au milieu des courants invisibles, transi, je m’accroche à la nacelle pour décrocher quelques photos, Jean Becker impavide, scrute les abîmes. Les Alpes déroulent leur splendeur, jusqu’au Mont Blanc.

 

SD.

 

 

 

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