Les écrivains rock (réponse du blindtest littéraire #1)

«Lorsque Dieu approcha Sa bouche des narines d’Adam, il y avait probablement de l’opium dans son souffle.»
Nick Tosches, Confessions d’un chasseur d’opium

C'était donc Tosches qui se cachait derrière la première livraison de l'extrait mystérieux (voir billet du 23 mai).

Tosches, amoureux d'Hésiode, Sappho, Marlowe, Nietzsche, et Faulkner, laudateur de Bach, Puccini ou Arvo Pärt, dont la devise est celle d'Héraclite ("tout coule") et dont le livre culte est I Was a Drug Addict de Leroy Street.

Tosches, écumeur de petits boulots, critique rock légendaire, épinglé écrivain rock (http://marcalpozzo.blogspirit.com/punk/), collaborateur au mythique Creem, au Rolling Stone et au Fusion magazine, a toujours frayé entre le sublime et la fange. "I’ve always felt an affinity for both the high and the low" dira-t-il. Ainsi peut-on rencontrer dans son oeuvre des références cryptiques et des mots savants mais aussi des phrases comme "fucking discombobulated fucking stiff", ce qui fait de lui un écrivain très rabelaisien.

On le retrouve aux côtés des Selby, Patti Smith, Scorcese ou Keith Richards...

Pour l'anecdote, le dernier texte de Beckett fut la préface du livre "Héros oubliés du Rock and Roll". Tosches ne pouvait rêver plus bel adoubement.

Derniers textes parus:

« La main de Dante », de Nick Tosches (traduit de l'américain par François Lasquin, Albin Michel, 420 pages), « Blackface », de Nick Tosches (traduit de l'américain par Héloïse Esquié, Allia, 320 pages).

 

Dans quelques jours, un autre extrait mystère...

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