ALGER. Le président de l'Assemblée nationale descend dans la rue

Hier, le président de l'Assemblée nationale dont le régime veut la destitution provoque des attroupements dans les rues d'Alger, prenant à témoins les passants contre cette décision anticonstitutionnelle. L'obstination de Saïd Bouhadja n'est-elle que l'entêtement sénile d'un vieil "apparatchik" ou rencontre-t-elle le sentiment anonyme de ras le bol de la communauté à l'égard du système?

La rédaction du site Algérie1, à l'audience relativement élevée grâce à ses "sources", écrivait avant-hier sous le titre "Bouhadja s’obstinera-t-il plus longtemps ?" : "La pitoyable image que donne de lui le président déchu de l’APN interpelle tous les citoyens jaloux de la dignité des institutions de leur pays. La majorité d’entre eux déplore ce que Bouhadja s’est autorisé à faire, en désobéissance à la direction de son parti et à la quasi totalité du collège de l’Assemblée qui l’a élu au poste qu’il squatte encore". Pour conforter son commentaire, le site a mis en ligne le 12 octobre un sondage. A la question "Que vous inspire la décision de Said Bouhadja de ne pas démissionner de son poste de président de l'APN ?" Manque de pot, 78.69% des lecteurs approuvent Saïd Bouhadja.

Le chroniqueur algérois Saïd Djaafer n'a pas attendu ce sondage pour écrire : "La révolte de l’apparatchik effacé provoque de grosses vagues au sein du régime.  Saïd Bouhadja a son quart d’heure de célébrité et il rencontre même une sympathie inattendue dans l’opinion qui, à l’évidence, aime bien voir le régime être coincé par ses propres turpitudes.

Lire l'analyse de Saïd Djaafer dans le Huffpost-Algérie

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.