GAZ DE SCHISTE. La France préfère fracturer en Algérie

 

Le Conseil constitutionnel français a décidé vendredi dernier de valider la loi de 2011 interdisant en France l'usage de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les pétroles et le gaz de schiste. Cette technique est la seule qui existe aujourd'hui pour libérer ces hydrocarbures non conventionnels piégés à grande profondeur dans la roche.

 

Il existe apparemment en France un consensus droite-gauche pour épargner les nappes phréatiques de hexagone. Mais pas celles des autres pays. Naturellement démenti par sa consœur écolo- répartition des rôle oblige- Laurent fabius avait vendu la mèche, dès décembre 2012, en annonçant "un accord" avec Alger pour rechercher et exploiter du gaz de schiste sur le territoire algérien.

 

Total et les autres sociétés pétrolières, bloquées par la loi de 2011 et la décision sans recours du Conseil constitutionnel français, sont déjà à la besogne en Algérie et dans d'autres pays complaisants. Sans informer sérieusement le peuple algérien, le pouvoir a abandonné la priorité d'investissement dans le solaire généreux et avalisé la désastreuse technologie de fracturation hydraulique  initiée par le lobby pétrolier américain, auquel le Congrès et la Maison blanche ne refusent rien, en dépit de grandes protestations souvent assimilées à des actions terroristes.

 

En Algérie, les protestations sont contenues dans l'espace des blogs, l'establishment politique et les patrons de presse ayant baissé la queue, appâtés par les futures rentrées de devises rentières. Les colonnes de journaux et les antennes médiatiques sont fermées aux débats contradictoires et documentés. Avec, par rare intermittence, une  contribution comme celle de Karim Tedjani publiée hier dans  El Watan.com.

 

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