Même avec le précédent des élections européennes, les résultats du premier tour des élections législatives ont laissé perplexes les élect.eurs.rices à sensibilité de gauche. Le RN et ses alliés ont obtenu 33,4% des suffrages et 39 député.e.s élu.e.s dès le premier tour ; le NFP 27,98% et 32 élu.e.s ; Ensemble et ses alliés 20,76% ; les Républicains 6,56% et 1 élu ; les divers droite 3,67% et 2 élus. Je me souviens abasourdie de l’année 2002, où la France entière s’était mobilisée devant le passage de Jean-Marie Le Pen, candidat du Front National, au deuxième tour des élections présidentielles. La France était sonnée, le vote d’extrême droite était encore si rejeté, que Jacques Chirac avait refusé de débattre avec son opposant dans l’entre-deux tours. Aujourd’hui, le patron de LR, supposé incarner une droite démocratique, Eric Ciotti, s’est allié au RN sans complexes. Le chemin parcouru est ahurissant et ne peut qu’entraîner une profonde remise en question pour la gauche. Qu’est-ce qui ne va pas ?
Je le sais, nous le savons, en partie. Les déceptions diverses envers notre démocratie. Les difficultés à vivre qu’éprouvent de larges secteurs : les banlieues désindustrialisées, les chômeu.r.se.s fait.e.s par les privatisations, le monde rural victime de la concurrence européenne et internationale… Tout cela pourtant résultant de politiques néolibérales que l’extrême droite partage amplement… Je me représente toutes ces personnes qui souffrent, en définitive, et s’interrogent, gagnées par la lassitude. Quelle solution apporter à tout cela ? Comment sortir de cette invisibilité, cette inexistence ? Je sais à quel point il est facile de trouver un.e responsable à tous ces maux, en ces temps de désinformation et de clivage médiatique. C’est celui/celle que pose l’extrême-droite. Le/la migrant.e qui travaille, vole nos emplois et fait baisser les salaires. Comme s’il/si elle pouvait aspirer aux mêmes conditions de travail, en ces temps d’exploitation et d’exclusion. Comme s’il/elle n’avait pas d’enfant, comme toi, une famille, comme toi. Au rang des motivations, il y a aussi les sirènes du RN, qui font mèche, au milieu de toute cette souffrance et ce manque d’empathie. Le havre de paix que serait la France sans ces quemandeu.rs.ses. Tu ignores que la haine cherche toujours, et trouve, d’autres cibles. Que quand ils/elles ne le seront plus, ce sera ton tour.
Car la vérité du RN se résume bien dans ses votes et positionnements. Durant la conférence de presse de présentation de sa candidature, Jordan Bardella a précisé sans détours qu’il excluait d’augmenter le SMIC. Cela, au nom d’arguments classiques du néolibéralisme : la hausse du salaire minimum « plongerait dans la difficulté des milliers d’entreprises petites et moyennes », a-t-il affirmé. Pour pallier la paupérisation, le RN ressert donc une proposition qu’il avait déjà formulée durant la campagne présidentielle de 2022 : permettre aux entreprises de conclure un accord collectif prévoyant une hausse des salaires de jusqu’à 10%, en échange d’une exonération de cotisation sur cette hausse pendant cinq ans. La mesure concernerait également les salariés touchant jusqu’à trois SMIC, pour qu’elle puisse s’appliquer aussi aux classes moyennes, semble-t-il, alors même que cela implique de les définir par un salaire de jusqu’à plus de 5200 euros bruts par mois. Par opposition, le NFP propose de relever le SMIC jusqu’à 1600 euros, mais cela tu le sais peut-être difficilement, puisque nombre de journalistes ont mis sur pied d’égalité les programmes des deux formations ces dernières semaines. Pourtant, l’Institut Montaigne estime que la mesure du RN pourrait représenter un manque à gagner de 800 millions d’euros en 2025 et 12 milliards d’euros en 2029. Autant d’argent qui ne servira pas à améliorer les services publics, dont le recul intègre pleinement ta déception.
Si les femmes succombent de plus en plus à la tentation du vote RN, elles en seraient pourtant les premières victimes. Alors que ce parti s’est toujours opposé au droit à l’IVG, Jordan Bardella a osé déclarer durant la campagne des européennes qu’il fallait refuser que les femmes puissent voir un jour reculer leurs droits. Une tribune, initiée par le collectif Grève féministe et parue dans Libération le 23 mai, passe au crible les votes du RN lors de l’adoption de résolutions européennes sur les droits des femmes. En 2020 et 2021, il s’est opposé à une résolution condamnant la Pologne pour son interdiction de l’avortement. Il s’est abstenu sur l’introduction de l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux. En 2021, il a voté contre une résolution prévoyant des formations contre le harcèlement sexuel dans les institutions de l’UE. En 2022, il a voté contre un salaire minimum européen, fondé sur « un niveau de vie décent » pour chaque Etat membre. Cette mesure concerne en majorité les femmes, plus affectées par les bas et très bas salaires. En 2023, le RN s’abstient lorsque l’UE adopte la Convention d’Istanbul, qui fixe des objectifs et prévoit des mesures contre la violence à l’égard des femmes. De même, il s’abstient lors de l’adoption du troisième plan d’action sur l’égalité au travail comme de la directive sur la « transparence et l’égalité des rémunérations ». Naturellement, au Parlement européen le RN s’allie aux autres partis d’extrême droits, dont chacun.e connaîtra peut-être les positionnements néfastes. A un moment où le président de la République lui-même a prôné des politiques natalistes, le RN ne fait que surenchérir, habillant qui plus est ses propositions sous l’aspect de « nouveaux droits ».
Partout où l’extrême droite est au pouvoir en Europe, les droits des femmes, des minorités sexuelles et des immigré.e.s sont attaqués. La défense que le RN a pu en faire dans son récit électoral n’est, malheureusement, qu’une apparence. Parfois, usant contre un collectif des malheurs de l’autre, adoptant une technique de survie du système qu’Elsa Dorlin avait analysée dans Se défendre, le RN a prétendu que les violences faites aux femmes sont majoritairement commises par des immigrés. Bien loin de là, les études attestent que les agresseurs sont majoritairement des proches, au premier chef des membres de la famille.
Il serait possible de multiplier les exemples des atteintes aux droits que le RN compte réaliser sur de nombreux collectifs. La place me manque pour le faire. Rappelons seulement que, outre les politiques publiques, il faut avoir à l’esprit les pratiques des militants de terrain : des agressions homophobes et racistes allant jusqu’à la violence physique ont ainsi sévi durant ces deux dernières campagnes, réinstallant un degré de violence normalisée sur l’autre que nous n’avions pas connu depuis un moment.
Car tout cela s’est déjà produit. Si Hitler arrive au pouvoir en 1933, son ascension se prépare dès 1920, portée par son charisme et ses capacités d’orateur, qui s’appliquent à ses thèmes de prédilection : l’antisémitisme, l’antibolchévisme et le nationalisme. Le contexte n’était pas si éloigné de celui d’aujourd’hui : l’humiliation qui fait suite à la défaite dans la première guerre mondiale et la souffrance sociale dérivée de la crise de 1929 tenaillent les Allemands. Au travers d’élections successives, le parti nazi devient la deuxième force du Reichstag, puis la première. Né dans un groupuscule, le culte de Hitler se transforme en phénomène de masse. Les classes moyennes, notamment, placent en lui leurs espoirs. Puis, le vote féminin, très peu présent en 1920, se joint après 1930 au masculin. Finalement, Hitler est nommé chancelier de la République de Weimar. Il arrive au pouvoir légalement et obtient en peu de temps le ralliement de la masse, moins par la force que par l’adhésion à sa personne et son discours. Nous connaissons la suite…
Je frémis, me rappelle ce que j’ai vécu, non pas dans ma chair, mais au travers de la chair de mes proches. Une famille qui compte des résistants. Une arrière-grand-mère qui, jusqu’à sa mort, pleure lorsqu’elle entend parler en allemand à la télévision. J’ai conscience, aussi, de ce que je serais devenue en ces jours d’épuration, moi, épileptique, défectueuse, défaillante…
Cher.e élect.eur.rice du RN, tu dois savoir que la folie de la haine ne s’arrête jamais, parce que la question n’est pas la cible qu’elle se donne, mais la haine elle-même, la haine pure. Je t’entends d’ici. Que faire alors de ta déception ? Que faire de ta douleur, de ta souffrance ?
Je ne saurais te conseiller d’adhérer corps et âme à aucune des forces existantes, puisque j’ai moi-même créé une idéologie (1) pour ne pas me sentir représentée, en sachant qu’elle fera son chemin, plus tard… Je peux cependant te conseiller, pour trouver une issue à ton mal-être, d’allier deux choses : le soutien aux forces politiques -autres que l’extrême droite- qui aujourd’hui te déplaisent le moins et l’exercice de la pression de l’extérieur du pouvoir, comme de tous temps ont fait les femmes, puisque longtemps elles n’ont pas eu de droit de vote. As-tu bien regardé autour de toi ? Rejoins une de ces multiples initiatives citoyennes, vivantes, généreuses, débordantes. Les écovillages, les associations de quartier, les cercles d’entraide féminins et/ou féministes… Tant d’autres possibilités. Bats-toi avec leurs militant.e.s, mets la pression à tes représentant.e.s, fais alliance avec les militant.e.s d’autres pays, mets d’autant plus la pression à vos représentant.e.s internationaux, pour qu’ils/elles n’aient pas d’autre choix que de t’écouter et intégrer tes demandes à leurs politiques.
Car c’est le RN lui-même, sa haine et sa pulsion de mort, qui, un jour, te feront disparaître. Rien ni personne ne compte réellement pour lui, car il n’est que cela : mort et haine. Et quand tou.te.s les autres « différent.e.s » auront disparu, ce sera à ton tour de le faire, toi, devenu.e « différent.e » pour ses besoins, pour assouvir sa faim inépuisable de domination brute, de pouvoir erratique, mortifère et absolu.
- Cette idéologie est contenue dans mon essai Pour une non-violence politique, aux éditions Verone.
Pas de billet de blog au mois d’août, retour au mois de septembre
Gustav Moreau, Le Victorieux Sphinx (détail), 1886
Carta a un votante del Rassemblement National
Ya que Francia ha votado masivamente por el Rassemblement National el domingo 30 de junio en la primera vuelta de las elecciones legislativas, tod@s nos interrogamos sobre los motivos de sus votantes coyunturales. Esta carta va dirigida a ell@s.
Incluso con el precedente de las elecciones europeas, el resultado de la primera vuelta de las elecciones legislativas ha dejado perplej@s a los simpatizantes de la izquierda. El RN y sus aliados han obtenido un 33,4% de sufragios y 39 diputad@s elect@s en la primera vuelta; el NFP un 27,98% y 32 elect@s; Ensemble y sus aliad@s un 20,76%; Les Républicains un 6,56% y 1 elect@; otras derechas un 3,67% y 2 diputad@s. Recuerdo aturdida el año 2002, durante el cual toda Francia se había movilizado frente al acceso de Jean-Marie Le Pen, candidato del Front National, a la segunda vuelta de las elecciones presidenciales. Francia estaba impactada, el voto de extrema derecha generaba aún tal rechazo, que Jacques Chirac se negó a debatir con su oponente entre las dos vueltas. Hoy, el presidente de LR, que se suponía encarnaba una derecha democrática, Eric Ciotti, ha pactado sin complejos con el RN. El camino recorrido es alucinante, no puede sino conllevar un cuestionamiento profundo para la izquierda. ¿Qué es lo que no va bien?
Lo sé, lo sabemos, en parte. Las decepciones hacia nuestra democracia. Las dificultades que subyacen en la vida cotidiana de amplios sectores: las periferias desindustrializadas; l@s parad@s que han dejado las privatizaciones; el mundo rural, víctima de la competencia europea e internacional… Sin embargo, todo resultado de políticas neoliberales, que la extrema derecha comparte… Me represento a todas esas personas que sufren, en definitiva, y se interrogan, ganadas por el cansancio. ¿Qué solución darle a todo esto? ¿Cómo salir de esa invisibilidad, esa inexistencia? Sé lo fácil que es encontrar un/una responsable a todos esos males, en estos tiempos de desinformación y de toma de partido mediática. Es el/la que nos da la extrema derecha. El/la migrante que trabaja, roba nuestros empleos y hace bajar los salarios. Como si pudiese aspirar a las mismas condiciones laborales, en estos tiempos de explotación y exclusión. Como si no tuviese hijos, como tú, una familia, como tú. Entre los motivos, se encuentran también las sirenas del RN, que funcionan, en medio de tanto sufrimiento y falta de empatía. El remanso de paz que sería Francia sin semejantes pedigüeñ@s. No sabes que el odio siempre busca, y encuentra, nuevos blancos. Que cuando ya no sean ell@s, te tocará a ti.
Sus votos y posicionamientos reflejan lo que realmente es el RN. Durante la rueda de prensa en la que presentaba su candidatura, Jordan Bardella precisó sin tapujos que no contaba aumentar el salario mínimo. Lo justificó argumentos neoliberales clásicos: el alza del salario mínimo “iba a sumir en dificultades a miles de pequeñas y medianas empresas”, afirmó. Para combatir la pauperización, el RN esboza de nuevo una propuesta de la campaña presidencial de 2022: permitir que las empresas lleguen a un acuerdo colectivo que fije un alza salarial de hasta un 10%, a cambio de una exoneración de cotizaciones sobre esa alza durante cinco años. La medida también afectaría a asalariados que reciban hasta tres veces el salario mínimo, para que pueda aplicarse a las clases medias, según parece, aun cuando ello implica definirlas con un salario de más de 5200 euros brutos al mes. En contrapartida, el Nuevo Frente Popular propone aumentar el salario mínimo hasta los 1600 euros, pero eso quizás no lo sepas, puesto que much@s periodistas han puesto en pie de igualdad ambos programas. Al contrario, el Instituto Montaigne estima que la medida del RN podría representar una pérdida de ingresos de 800 millones de euros en 2025 y de 12 mil millones de euros en 2029. Sumas de dinero que no servirán para mejorar el servicio público, cuya inoperancia en parte genera tu decepción.
Aunque las mujeres cedan cada vez más a la tentación de votar por el RN, serían sus primeras víctimas. Pese a que el partido se ha opuesto siempre al derecho al aborto, Jordan Bardella se ha atrevido a declarar durante la campaña de las europeas que había que negarse a que las mujeres pudiesen ver un día peligrar sus derechos. Una tribuna, iniciada por el colectivo Huelga feminista y publicada en Libération el 23 de mayo, desgrana los votos del RN en la adopción de resoluciones europeas referidas a los derechos de las mujeres. En 2020 se opuso a una resolución que condenaba que Polonia prohibiese el aborto. Se abstuvo a propósito de la posibilidad de introducir el derecho al aborto en la Declaración europea de derechos fundamentales. En 2021, votó contra la resolución destinada a prevenir el acoso sexual en las instituciones de la UE. En 2022, vota contra un salario mínimo europeo, fundado sobre “un nivel de vida decente” en cada Estado miembro. La medida atañe sobre todo a las mujeres, más afectadas por los bajos y muy bajos sueldos. En 2023, el RN se abstiene cuando la UE adopta la Convención de Estambul, que fija objetivos y prevé medidas contra la violencia de género. También se abstiene cuando se adopta el tercer plan de acción sobre igualdad laboral o la directiva sobre “transparencia e igualdad de las remuneraciones”. Naturalmente, en el Parlamento europeo el RN se alía a otros partidos de extrema derecha, cuyos nefastos posicionamientos quizá much@s conozcan. En un momento en que el propio presidente de la República preconiza políticas natalistas, el RN va más allá, disfrazando además sus propuestas de “nuevos derechos”.
En todos los sitios donde la extrema derecha ha llegado al poder en Europa, los derechos de las mujeres, de las minorías sexuales y de l@s migrantes se ven atacados. Que el RN a veces haya podido defenderlos en su relato electoral por desgracia sólo es apariencia. A veces, utilizando a un colectivo contra otro, en una técnica de supervivencia del sistema que Elsa Dorlin había analizado en Defenderse, el RN ha pretendido que la violencia de género la cometían mayoritariamente migrantes. Lejos de ello, los estudios atestan que los agresores suelen pertenecer al entorno de la víctima, a menudo son familiares.
Se podrían multiplicar los ejemplos de vulneraciones de derechos que el RN piensa realizar, sobre numerosos colectivos. Me falta sitio para hacerlo. Recordemos simplemente que, además de las políticas públicas, hay que tener en mente las prácticas de l@s militantes: se han dado en estas dos últimas campañas agresiones homófobas y racistas que van hasta la violencia física, volviendo a normalizar un grado de violencia hacia el otro que no habíamos conocido desde hace tiempo.
Pues todo esto ya ha sucedido. Aunque Hitler llega al poder en 1933, su ascensión se prepara desde 1920. Contribuyen a ella su carisma y sus dotes de orador, que ejerce sobre sus temas predilectos: el antisemitismo, el antibolchevismo y el nacionalismo. El contexto no era tan distinto del de hoy: la humillación que sigue a la derrota en la primera guerra mundial y el sufrimiento social derivado de la crisis de 1929 atenazan a los alemanes. A través de sucesivas elecciones, el partido nazi se convierte en segunda fuerza del Reichstag y en primera. Gestado en un grupúsculo, el culto a Hitler se vuelve fenómeno de masa. Las clases medias, sobre todo, confían en él. El voto femenino, apenas presente en 1920, se aúna desde 1930 al masculino. Finalmente, Hitler es nombrado canciller de la República de Weimar. Llega al poder por la vía legal y en poco tiempo subyuga a las masas, no tanto por la fuerza como obteniendo su adhesión a su persona y su discurso. Ya sabemos lo que sigue…
Me estremezco, recuerdo lo que he vivido, no en mis propias carnes, sino a través de las de aquell@s que me son próximos. Una familia que cuenta con resistentes. Una bisabuela que, hasta el día de su muerte, llora al escuchar hablar en alemán por la televisión. También tengo conciencia de lo que habría sucedido conmigo en aquellos días de depuración. Yo, epiléptica, defectuosa, deficiente…
Querid@ votante del RN, debes saber que la locura del odio nunca se detiene, porque la cuestión no es hacia quien va dirigido, sino el odio en sí mismo, el puro odio. Te oigo desde aquí. ¿Qué hacer entonces con tu decepción? ¿Qué hacer con tu dolor, tu sufrimiento?
No podría aconsejarte que te vuelques en cuerpo y alma con ninguna de las fuerzas existentes, puesto que yo misma he creado una ideología (1) por no sentirme representada, a sabiendas de que más tarde seguirá su camino… Sin embargo, puedo aconsejarte que, para darle salida a tu malestar, alíes dos cosas: el apoyo a las fuerzas políticas -fuera de la extrema derecha- que hoy menos te disgusten y el ejercicio de presión desde el exterior del poder, como lo han hecho desde siempre las mujeres, puesto que durante mucho tiempo no han tenido derecho al voto. ¿De veras has mirado a tu alrededor? Únete a una de esas múltiples iniciativas ciudadanas, vivas, generosas, desbordantes. Las ecoaldeas, las asociaciones de barrio, los círculos de ayuda femeninos y/o feministas… Hay tantas más… Lucha con sus militantes, presiona a tus representantes, colabora con militantes de otros países, presiona tanto más a vuestros representantes internacionales, para que no les quede otra opción que escucharte e integrar tus demandas en sus políticas.
Es el propio RN, su odio y su pulsión de muerte, el que un día te hará desaparecer. Nada ni nadie cuentan para él, porque sólo es eso: muerte y odio. Y cuando tod@s los demás “distint@s” hayan desaparecido, llegará tu turno de desaparecer. Te habrás vuelto “distint@” porque le conviene, para saciar su hambre insondable de dominación bruta, de poder errático, mortífero y absoluto.
- Esa ideología está contenida en mi ensayo Pour une non-violence politique, en las ediciones Verone.
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