La phallocratie espagnole

Les suites involontaires de l’expérience espagnole… Je ne prostitue pas mes idées à une médiocrité comme celle qu'incarne Pablo Iglesias...

Je ne tenais pas à faire autant de billets sur la gauche espagnole, mais leurs agissements m’y contraignent au final. Je suppose qu’il y a deux façons de mener à bien un projet novateur : ne rien dire à personne ou le publier dans les journaux. J’ai tenté la première approche, la configuration des faits me contraint à la deuxième.

J’avais décidé il y a 5 ans, comme forme d’autothérapie suite à deux importantes violences subies, de faire entrer le genre en politique. Ne croyant plus trop au politique j’avais contacté un homme pour qui j’avais de l’estime intellectuelle et morale. Comme bien souvent en politique, il s’est associé à un homme sans scrupules aux horizons apparemment limités. Si limités qu’il m’oblige aujourd’hui à l’écrire publiquement.

Le projet en germe à l’époque s’est concrétisé en une théorie politique publiée, puis en cours, et un souhait d’application pratique. Il est de notoriété publique que ces personnes m’ont traitée de tous les noms, mon nom ayant publiquement été traîné dans la boue sur Twitter. Il est de notoriété publique que j’ai été mise en demeure de dire si j‘étais ou non amoureuse de cet homme, accusation ( ?) à laquelle je n’ai pas répondu parce que je ne pense pas que l’on aurait exercé cette violence sur un homme, accusation à laquelle je refuse donc de répondre, comme acte militant. Il est de notoriété publique que, à la suite de ces accusations on m’a traitée de qualificatifs qui vont de putain à malade mentale, les avocats du parti ayant même à ce que j’ai appris envisagé d’intenter un procès contre moi, dont les charges précises me sont à ce jour obscures.

Aujourd’hui ces personnes, qui m’ont rejetée de la sorte par népotisme pur et dur, prétendent appliquer ces idées sans moi, et je reçois même la pression de femmes politiquement peu cultivées pour que cela se fasse. Il va sans dire que cela ne se fera qu’en passant sur mon cadavre. Pourquoi ?

  • C’est mon chemin de guérison. Il est de toute évidence peu probable qu’il s’achève comme je l’avais prévu, mais il est hors de question que je prostitue ma guérison à un opportuniste sans vision de futur.
  • C’est une idéologie qui vise à sauver beaucoup de vies qu’aujourd’hui le patriarcat ne voit même pas s’éteindre. Il est hors de question que je permette qu’un misérable populiste emprunte son côté « barbe-à-papa » -c’est tellement bien de ne pas frapper les autres- et laisse de côté ses aspects épineux. En effet, comme dans toute théorie, ce sont bien ceux-là les plus transformateurs. Autant je peux envisager une transformation sociale lente parce que négociée, autant il est parfaitement hors de question que je laisse un populiste vider mes idées pour satisfaire ses ambitions de pouvoir, laissant croire qu’elles sont inopérantes parce qu’il ne se sera jamais proposé de les appliquer. Personne en dehors des spécialistes et des personnes intéressées par le sujet sait ce qu’est l’indigénisme politique, je pense. Pourquoi ? Evo Morales, un Indien aculturé et populiste s’en est emparé. Il n’arrivera pas la même chose à la non-violence politique, alors même qu’elle vient de naître, parce qu’elle a cette chance d’avoir été mise au monde par une seule personne, moi, qui est là pour contrer ce type.

Pablo Iglesias est un opportuniste. Bourgeois déclassé par le formidable impact que la crise de 2008 a eu en Espagne, il a surgi de la mouvance populaire du 15-M pour finir par s’en emparer. Après quelques années en devenir, le parti a fini par prendre une forme hyperpyramidale, dans la plus vieille tradition communiste. Il en a également expulsé ou castré toute dissidence.

En ce qui me concerne moi, il m’a dénigrée dès les premiers moments, je pense, mais je ne l’ai pas su dans tous les détails, car il est hypocrite. Sa violence envers les femmes se comportant en égales s’illustre par le seul fait qu’il prétende priver une survivante de la fin de son chemin de guérison, après l’avoir insultée pendant les 4 à 5 ans qu’a duré ma recherche.

Je ne me fais pas d’illusion, il est fort possible qu’il tente d’appliquer la non-violence. Je dis d’ores et déjà que ce sera une pantomime dont les cessions auront été faites suivant des critères aucunement scientifiques, des critères dont les questionnements se réduiront à ce qui fait ou ne fait pas joli, critères évidemment qui courent le risque de laisser passer les plus grandes violences, comme l’illustre bien le fait qu’il ne se soit pas prononcé sur la prostitution, dont le cheminement vers la légalisation n’a été arrêté que par la résistance héroïque des féministes socialistes du PSOE.

Je m'attelerai pour ma part à envisager de construire ce projet.

Marx en est venu à dire qu’il n’était pas marxiste, j’espère ne pas avoir à l’émuler bien plus tôt que prévu pour un individu de la médiocrité intellectuelle, humaine et morale d'Iglesias.

 

   

La falocracia española

 

Las evoluciones involuntarias de la experiencia española… No prostituyo mis ideas a un mediocridad como la que encarna Pablo Iglesias...

 

No quería escribir tantos artículos sobre la izquierda española, pero sus actuaciones me obligan a ello, finalmente. Supongo que hay dos maneras de llevar a cabo un proyecto innovador : no decirle nada a nadie o publicarlo en los periódicos. He intentado el primer enfoque, la configuración de los acontecimientos me obliga al segundo.

Había decidido hace 5 años, como forma de autoterapia después de haber vivido dos violencias considerables casi seguidas, hacer entrar la perspectiva de género en política. Puesto que no creo ya mucho en la política había contactado a un hombre por quien tenia estima intelectual y moral. Como a menudo en política, se ha asociado con un hombre sin escrúpulos y de horizontes aparentemente limitados. Tan limitados que me obliga hoy a escribirlo públicamente.

El proyecto en germen en aquella época se ha concretado en una teoría política publicada, y en curso, y una voluntad de aplicación práctica. Es de notoriedad pública que esas personas me han denigrado y que he sido públicamente vilipendiada en Twitter. Es de notoriedad publica que se me ha instado a decir si estaba o no enamorada de ese hombre, acusación a la que no he respondido porque no creo que se hubiese ejercido esa violencia contra un hombre, acusación a la que rechazo responder, como acto militante. Es de notoriedad publica que, consecutivamente a esas acusaciones, se me han aplicado calificativos que van de puta a enferma mental, y que los abogados del partido incluso han contemplado la posibilidad de denunciarme, con cargos que me son oscuros.

Hoy esas personas, que me han rechazado por nepotismo puro y duro, pretenden aplicar mis ideas sin mi, y recibo incluso presión de mujeres de poca cultura política para que ceda. De mas esta decir que eso solo se hará pasando por encima de mi cadáver. ¿Por qué?

  • Era mi camino de sanación. Resulta evidente que es poco probable que termine como yo lo había previsto, pero está fuera de toda discusión que prostituya mi sanación a un oportunista sin visión de futuro.
  • Es una ideología enfocada a salvar muchas vidas que hoy el patriarcado ni siquiera ve apagarse. Está fuera de toda discusión que yo permita que un miserable populista adopte su lado “algodón de azúcar” –es tan feo pegar a alguien- y deje de lado sus aspectos más rugosos. En efecto, como con toda teoría, esos son precisamente los aspectos mas transformadores. Si bien puedo contemplar una transformación lenta puesto que negociada, está del todo fuera de discusión que permita a un populista vaciar mis ideas para satisfacer sus ambiciones de poder, dejando creer además que no son operacionales puesto que nunca se habrá planteado seriamente, ni por asomo, aplicarlas. Nadie, fuera de los especialistas y las personas interesadas sabe lo que es el indigenismo político. ¿Por qué? Evo Morales, un indígena aculturado y populista se amparó de él. No le sucederá lo mismo a la no-violencia política, a apenas meses de su nacimiento, puesto que tiene la suerte de haber sido traída al mundo por una sola persona, yo, que está aquí para poner en su sitio a ese tipo.

Pablo Iglesias es un oportunista. Burgués desclasado por el formidable impacto que la crisis de 2008 tuvo en España, surgió del movimiento popular del 15-M para terminar amparándose de él. Tras unos años de devenir, el partido ha terminado por adoptar una forma piramidal, de la más pura tradición comunista. Ha expulsado o castrado toda disidencia.

En lo que a mi respecta, me consta que me ha denigrado desde los primeros momentos, creo, pero no he sabido todos los detalles porque es hipócrita. Su violencia hacia las mujeres que se comportan como iguales se ilustra por el simple hecho de que pretenda privar a una superviviente del final de su camino de sanación, después de haberla insultado durante los 4 o 5 años que duró la investigación.

No me hago ilusiones, es muy posible que intente aplicar la no-violencia. Adelanto desde ya que será una pantomima cuyas cesiones no se harán siguiendo criterios científicos, sino criterios cuyos cuestionamientos solo serán del orden de si queda o no queda bonito, criterios por lo demás que corren el riesgo de dejar pasar las mayores violencias, como lo ilustra perfectamente el hecho de que no se pronunciase sobre la prostitución, cuyo camino hacia la legalización solo ha sido detenido por la resistencia heroica de las feministas socialistas del PSOE. 

Me dedicaré en cuanto a mi a tratar de construir ese proyecto.   

  Marx tuvo que decir que él no era marxista, espero no tener que emularlo mucho antes de lo imaginado por una personalidad tan intelectual, moral y humanamente mediocre como la de Iglesias.

 

 

 

 

 

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