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Billet de blog 2 juil. 2022

Que demander d’autre aux élections législatives ?

Après que les élections législatives aient réussi, sans toutefois poser une cohabitation, à limiter les possibilités d’action d’Emmanuel Macron pour un nouveau mandat craint par beaucoup, il est possible de s’interroger sur ce qu’on aurait pu leur demander de plus.

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Bien que des esprits impatients aient pu lamenter que les élections législatives ne nous pourvoient pas d’une véritable cohabitation plus à même de changer la donne pour ce nouveau mandat d’Emmanuel Macron, le fait est qu’elles marquent un tournant attendu qu’il est important de signaler : celui de l’obtention d’un accord de la gauche assez transversal pour réunir les forces d’une très grande partie de ce spectre politique. En effet, beaucoup ont vu dans la NUPES une lueur d’espoir dans un panorama global assez sombre, caractérisé par l’avènement de gouvernements conservateurs dans bien de contrées de la planète.  Il est maintenant à espérer que cet accord conjoncturel et de bon sens puisse être sous-tendu par une démarche plus profonde, susceptible de se renouveler pour les élections à venir. Car, si la souffrance sociale n’a jamais été à minimiser, le fait est que les temps que nous vivons nous déparent des échéances d’une autre nature que celles auxquelles nous étions habitué.e.s : il s’agit d’échéances définitives, comme celle du dérèglement climatique, qui rendront pour toujours le monde autre que celui que nous connaissons, sans possibilité de retour en arrière. Il est donc à espérer que l’accord obtenu pour former la NUPES ait peut-être pu créer un socle qu’il sera seulement nécessaire de revoir en des occasions futures, pour affiner suivant le contexte et les forces impliquées, mais qui émergera de nouveau à chaque occasion pour fédérer une gauche enfin capable de coopérer dans l’objectif de marcher ensemble vers un futur plus similaire à celui que nous voulons tou.te.s.

Puis, les élections législatives nous ont aussi déparé, avec l’élection pour la NUPES de Rachel Kéké, la première élection d’une ancienne femme de ménage à l’Assemblée nationale. C’est également un tournant attendu que celui de voir nos institutions se peupler d’individus plus hétérogènes, formant un ensemble plus représentatif de la société française. Le point de vue intersectionnel de Rachel Kéké est ainsi à apprécier. Il s’agit d’une femme franco-ivoirienne, arrivée en France à l’âge de 26 ans. Son entrain et sa conviction auront marqué les esprits de tou.te.s durant la campagne des législatives, car elle scandait au moment du vote « L’Assemblée nationale va trembler ! ». Ce n’est en réalité pas la première fois que ces deux traits saillants de sa personnalité affleurent, car ils s’étaient déjà rendus visibles entre 2019 et 2021, lors de la grève des femmes de chambre de l’Ibis de Batignolles. Rachel Kéké y exerçait ce métier depuis 2003. C’est ainsi durant cette mobilisation qu’elle devient pour la première fois médiatique. Une vingtaine de femmes y réclamaient au groupe Accor une augmentation salariale et de meilleures conditions de travail. La mobilisation se solde d’ailleurs par une victoire, car ces femmes finissent par obtenir la revalorisation des qualifications et des salaires, ainsi que la prise en compte des heures supplémentaires. Puis, une fois la mobilisation de l’hôtel Ibis de Batignolles finie, Kéké continuera son exposition médiatique en prenant cette fois la parole pour dénoncer le racisme subi par les femmes noires dans la société française et la pénibilité qu’entraînent les métiers les plus précaires. L’Union Populaire portée par Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle 2022 approche ainsi Rachel Kéké au terme de ce parcours militant, qui l’a rendue connue, et quelques semaines plus tard celle-ci annonce avoir été investie par la NUPES pour les élections législatives sur la 7eme circonscription du Val-de-Marne, son lieu de résidence. Elle emporte l’élection avec brio, car elle est élue députée face à l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineau, confirmant avec cela l’image de leader emplie d’énergie que son parcours militant avait déjà créée.

Dans un groupe humain finalement si homogène et doté de tant de pouvoir que l’Assemblée Nationale l’irruption de quelqu’un dont l’expérience vitale repose sur d’autres vécus que ceux qui y dominent pour l’instant a une importance qui n’est pas à minimiser, surtout si cela pouvait se reproduire lors d’élections futures, avec d’autres individus dotés également de la connaissance du monde donnée par d’autres positionnements. Nous avons pour l’instant l’irruption de celui d’une femme, Noire et migrante, parcours vital complètement intersectionnel, qui cumule trois oppressions structurelles. Il est devenu résolument nécessaire, dans un monde qui pourrait bien disparaître par l’incapacité à se renouveler, que, pour ce qui est des forces progressistes, le jeu politique institutionnel aille au-delà de la traditionnelle gauche marxiste. Nécessaire que les mouvements sociaux qui, depuis déjà plusieurs siècles, ont donné voix aux secteurs les plus opprimés de l’humanité parviennent au jeu politique institutionnel pour y proposer réellement au vote les projets de société que respectivement ils ont façonnés, et qui sont véritablement alternatifs à celui de celle où nous évoluons. Le féminisme, l’indigénisme, les différents mouvements de décolonisation… portent en effet de véritables visions du monde qui vont bien au-delà de l’identification avec le sujet dont ils dénoncent principalement l’oppression. Ils aboutissent ainsi à des projets de société certes nés de l’expérience du monde de ces sujets, mais qui au final façonnent des sociétés autres, accessibles à tou.te.s, ce qui est crucial à un moment où il reste si peu de temps à l’humanité pour se réinventer.

Cependant, précisément du fait de cette échéance, il devient aussi plus nécessaire que jamais que nous évitions certains des vieux travers bien connus dans lesquels il nous arrive si souvent de nous perdre. Que nous évitions par exemple de reproduire ce qui s’est passé en Bolivie avec Evo Morales, Indien certes, mais Indien acculturé ne parlant pas l’aymara, syndicaliste marxiste surtout en son essence. Si Morales a certes habilement repris le discours indigéniste dans sa version la plus superficielle -Wiphala, Pachamama et feuille de coca- pour en faire un vecteur efficace d’opposition à l’oppression capitaliste nordaméricaine dont est victime, comme d’autres pays d’Amérique du Sud, la Bolivie, il n’a pas ainsi véritablement porté au pouvoir la vision du monde indienne -respect de la nature et de la vie, travail collectif…-, qui seule aurait pu changer quelque peu la donne, si elle avait été promue et diffusée par l’Etat. Il est l’heure que de véritables féministes, réellement habitées par la vision du monde du féminisme ; de véritables Indiens ; de véritables Africains, véritablement habités par la vision du monde concurrentielle émanant de ces positionnements et de ces expériences vitales se trouvent doté.e.s de la capacité de les proposer pour les transmettre à leurs concitoyen.ne.s. Car la planète se meurt aujourd’hui de la civilisation qui en est devenue hégémonique, entraînant une souffrance humaine indicible dans bien de latitudes. L’idée qu’il faut la remplacer n’est ainsi plus tellement à soupeser qu'une évidence qui s’impose de jour en jour. La vision de la nature comme entité vivante avec laquelle nous devons cohabiter en symbiose ; l’investissement des réseaux, plutôt que des familles, comme unités minimales de l’organisation de nos sociétés ; l’existence d’un dû de chaque individu envers la collectivité dont découle son existence… sont ainsi des éléments inhérents à certaines de ces visions du monde qui pourraient tellement changer le nôtre si celles-ci étaient enfin considérées par nos plus haut représentants politiques réellement pour ce qu’elles sont, de véritables alternatives civilisationnelles remédiant à certains des problèmes auxquels fait face notre monde, et non comme elles le sont aujourd’hui, avec un certain mépris, pensées comme des lubies d’excentrique ou des fantaisies d’individus subordonnés. Souhaitons que les projets émanés de mouvements sociaux déjà anciens, qui n’ont jusqu’ici jamais conquis l’institution, y arrivent finalement, portés par des forces progressistes capables d’union et de dialogue, dans l’idée d’être enfin à même de façonner ce monde dont nous rêvons, et qui n’est, somme toute, pas si différent dans les versions que chacun d’entre eux en a fournies, mais qui est tellement différent de celui où aujourd’hui nous évoluons.

Gustav Moreau, Le Victorieux Sphinx, 1886 (détail).

¿Qué más pedir a las elecciones legislativas?

Después de que las elecciones legislativas hayan conseguido, aunque sin dotarnos de una cohabitación, limitar las posibilidades de acción de Emmanuel Macron en una nueva presidencia temida por much@s, puede un@ interrogarse sobre lo que se habría podido esperar de esta elección.

Aunque espíritus impacientes hayan podido lamentar que las elecciones legislativas no nos doten de una verdadera cohabitación capaz de cambiar la relación de fuerzas en esta nueva presidencia de Emmanuel Macron, lo cierto es que marcan un giro esperado que es importante señalar: el de la obtención de un acuerdo de izquierdas lo bastante transversal como para reunir las fuerzas de una gran parte de ese espectro político. En efecto, much@s han encontrado en la NUPES un poco de esperanza dentro de un panorama global bastante oscuro, caracterizado por la llegada al poder de gobiernos conservadores en muchos territorios del planeta. Cabe ahora esperar que ese acuerdo coyuntural y de sentido común recele quizá un impulso más profundo, susceptible de resurgir en elecciones venideras. Pues, si bien el sufrimiento social jamás debe ser minimizado, lo cierto es que los tiempos que vivimos nos deparan plazos de otra naturaleza que aquellos a los que estábamos acostumbrad@s: se trata de plazos definitivos, como el del cambio climático, que volverán el mundo distinto al que hemos conocido para siempre, sin que sea posible la vuelta atrás. Cabe por tanto esperar que el acuerdo obtenido para formar la NUPES haya podido crear una base que sólo habrá que actualizar en ocasiones futuras, pero que emerjerá de nuevo cada vez que sea necesario para federar una izquierda por fin capaz de cooperar con el objetivo de caminar junta hacia un futuro más próximo al que tod@s queremos.

Con la elección para la NUPES de Rachel Kéké, las elecciones legislativas también nos han deparado la primera elección de una antigua señora de la limpieza a la Asamblea Nacional. Es también un giro esperado el de ver las instituciones poblarse de individuos más heterogéneos, creando un grupo más representativo del conjunto de la sociedad francesa. El punto de vista interseccional de Rachel Kéké es por tanto algo que hay que valorar. Se trata de una mujer franco-marfileña que llegó a Francia con 26 años. Su energía y su convicción habrán marcado a tod@s durante la campaña de las legislativas, ya que en el momento de votar asertaba “¡Que tiemble la Asamblea Nacional!”. Y no es la primera vez que afloran esos dos rasgos distintivos de su personalidad, pues ya se habían hecho visibles entre 2019 y 2021, durante la huelga de las mujeres de la limpieza del Ibis de Batignolles. Rachel Kéké trabajaba allí desde 2003. Es durante esa movilización cuando por primera vez su figura se hizo mediática. Una veintena de mujeres reclamaban al grupo Accor un aumento de sueldo y mejores condiciones de trabajo. La movilización se salda además con una victoria, ya que esas mujeres terminan por obtener la revalorización de las calificaciones y de los salarios, así como que se tomen en cuenta las horas extra. Terminada la movilización del Ibis de Batignolles, Kéké continúa su exposición mediática, tomando esta vez la palabra para denunciar el racismo que sufren en la sociedad francesa las mujeres negras y la penibilidad que conllevan las profesiones más precarias. La Unión popular portada por Jean-Luc Melenchon durante la campaña presidencial de 2022 contacta a Rachel Kéké al término del recorrido militante que la hizo conocida y algunas semanas mas tarde ésta anuncia que se presenta con la NUPES a las elecciones legislativas en la 7ª circunscripción de Val-de-Marne, su lugar de residencia. Gana la elección con gran mérito, pues es elegida diputada frente a la antigua ministra de los deportes, Roxana Maracineau, confirmando con ello la imagen de líder llena de energía que su recorrido militante ya había creado.

En un grupo humano finalmente tan homogéneo y dotado de tanto poder como es la Asamblea Nacional, la irrupción de alguien cuya experiencia vital repose sobre otras vivencias que las que allí dominan por ahora tiene una importancia que no se debe minimizar, sobre todo si el hecho pudiese repetirse en futuras elecciones, con otros individuos igualmente dotados del conocimiento del mundo que proporcionan otros posicionamientos. Tenemos de momento la irrupción del de una mujer, negra y migrante, recorrido vital del todo interseccional, que cumula ya tres opresiones estructurales. Se ha vuelto decididamente necesario, en un mundo que bien podría desaparecer por su incapacidad de renovarse, que, en lo que se refiere a las fuerzas progresistas, el juego político institucional vaya más allá de la tradicional izquierda marxista. Necesario que los movimientos sociales que ya desde hace algunos siglos dan voz a los sectores más oprimidos de la humanidad accedan a él para, una vez insertos en él, someter realmente a voto los proyectos de sociedad que respectivamente han ideado, verdaderamente alternativos a aquel en el que evolucionamos actualmente. El feminismo, el indigenismo, los distintos movimientos decoloniales… son portadores de verdaderas visiones del mundo que van más allá de la identificación con el sujeto cuya opresión principalmente denuncian. Formulan por tanto finalmente proyectos de sociedad desde luego emanados de la experiencia del mundo de esos sujetos, pero que terminan por moldear sociedades alternativas, accesibles a tod@s, lo que es crucial en un momento en el que le queda tan poco tiempo a la humanidad para reinventarse.

Sin embargo, precisamente por la existencia de ese plazo, se está volviendo también más necesario que nunca que logremos evitar algunas de las viejas taras bien conocidas por tod@s en las que tan a menudo sucede que nos perdamos. Que evitemos por ejemplo reproducir lo sucedido en Bolivia con Evo Morales, desde luego indígena, pero indígena aculturado que no habla aymara, más bien un sindicalista marxista en su esencia. Desde luego que Morales retomó hábilmente el discurso indigenista en su versión más superficial -wipala, Pachamama y hoja de coca- para convertirlo en eficaz vector de oposición a la opresión capitalista norteamericana de la que, como otros países de América del Sur, es victima Bolivia, pero sin lograr con ello que la visión del mundo indígena -respeto por la naturaleza y  la vida, trabajo colectivo…- accediese realmente al poder, lo único que en realidad habría podido cambiar un poco las cosas, si esa visión hubiese sido promovida y difundida desde el Estado. Es hora de que verdaderas feministas, habitadas realmente por la visión del mundo que tiene el feminismo; verdaderos indígenas; verdaderos africanos, realmente habitados por la visión del mundo alternativa que emana de esos posicionamientos y de esas experiencias vitales, se vean capacitados para proponérselas y transmitírselas a sus conciudadanos. Pues el planeta se está muriendo hoy de la civilización que en él se ha hecho hegemónica, arrastrando en su devenir un indecible sufrimiento humano en muchas latitudes del globo. La idea de que hay que reemplazarla ya no es de hecho tanto algo a valorar como una evidencia que se impone de día en día. La visión de la naturaleza como entidad viva con la cual debemos cohabitar en simbiosis; las redes, más que las familias, como unidad básica en la organización de nuestras sociedades; la existencia de una deuda de cada individuo hacia la colectividad de la que emana… son elementos inherentes a algunas de esas visiones del mundo, que podrían cambiar increíblemente el nuestro si por fin fuesen considerados por nuestros más altos representantes políticos como lo que realmente son, verdaderas alternativas civilizatorias susceptibles de solventar algunos de los problemas que enfrenta nuestro mundo, y no como las consideran hoy, con cierto desprecio, pensándolas como manías de excéntrico o como fantasías de individuos subalternos. Esperemos que los proyectos emanados de movimientos sociales ya antiguos que nunca habían conquistado sin embargo hasta ahora la institución lleguen por fin a ella, portados por fuerzas progresistas capaces de unión y de diálogo, movidas por la idea de por fin ser capaces de moldear ese mundo con el cual soñamos y que tampoco es tan distinto en las distintas versiones que de él tienen cada uno de ellos, pero que difiere tanto del mundo que en el que hoy nos movemos.

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