Il y a 5 ans j’ai essayé de coopérer avec des hommes, concrètement ceux qui intègrent l’actuel espace politique de Unidos Podemos. La chose prend fin d’une telle façon que j’ai écrit il y a quelques semaines dans mon facebook privé : « La prochaine fois que vous voulez arranger les choses avec les hommes, pensez plutôt à en castrer un dans la rue (je rigole) ». Bien évidemment c’était de la dérision, mas bien évidemment également la façon dont Iglesias et Garzon mènent leur groupe n’est rien d’autre que les sempiternelles luttes fratricides de gauche et le machisme sclérosé auxquels nous sommes plus qu’habituées.
Il semblerait qu’ils pourraient réaliser le projet que je leur avait proposé. Je réponds : je m’en contrefiche. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas bâtir sans matière première. Et là, il n’y a vraiment pas de matière première. En l’absence d’avoir trouvé des gens en Espagne pour monter un projet je soutien PACMA, et en France je suis bel et bien en train de le monter avec des femmes sublimes et des hommes qui ne vous feraient même pas blaguer de la castration tant fantasmée par le patriarcat.
Que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ? J’ai et je n’ai pas la réponse. Je l’ai, parce que je sais ce que j’ai vécu. Je ne l’ai pas parce qu’à la distance je ne peux pas savoir qui a décidé quoi ni d’où sont parties les calomnies.
Les calomnies n’ont pas vraiment d’intérêt tellement elles sont prévisibles, propres au répertoire de diatribes misogynes déjà étudiées par les linguistes, parmi lesquelles une collègue directe de mon université qui m’a fait rire à en pleurer en me les énumérant. Cet être émotionnel au cerveau ramolli ; cette pute de libido incontrôlable ; cette manipulatrice qui tout comme Circe veut dominer les hommes par le sexe et la lascivité… tellement d’etc qu’on s’en contrefiche vraiment complètement. A toutes celles-ci sont venues s’ajouter, à cause de mes séquelles de stress, je crois, celle de malade mentale. Que dire ? Que tout comme la jalousie, attaquer une survivante isolée qui sort d’un harcèlement au travail à travers ses séquelles, est une déclaration d’impuissance.
Et impuissants, ceux-là le sont bel et bien. J’imagine que c’est une chance que j’ai eu l’idée de leur écrire des mails : je leur ai appris à parler, par chance pour tous les Espagnols. Maintenant ils savent dire « enjeu » ; ils savent dire « construire » ; et ils savent même dire « écouter ». Ils savent le dire. De là à ce qu’ils sachent le faire, c’est une autre histoire.
Que dire de tout cela ? Que je ferai moi-même mon projet, sans courir mais sans m’arrêter, avec mes filles, mes homosexuels et les quelques hétérosexuels n’ayant pas besoin de nous écraser pour être conscients de leur phallus, que je crois que l’on voit à l’œil nu que Iglesias et Garzon font le même effet de carton-pâte que les maisonnettes monégasques et qu’ils sont aussi factices que n’importe lesquels des sacs Vuiton de China Town.
Que dire de tout cela ? Que les hommes ont toujours intégré les femmes à leurs luttes quand elles en ont besoin –et Dieu sait si la gauche espagnole a besoin même des chiens à un moment où, outre Vox, le groupe néonazi Hogar Social est devenu un parti politique- et qu’ils les ont toujours trahies lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, cela se vérifie depuis la Révolution Française jusqu’à l’exemple plus récent de Syriza.
Si l’Espagne a pu évoluer depuis le 15-M jusqu’à l’émergence de deux partis d’extrême droite, Vox et maintenant Hogar Social, malgré le fait que les deux partis de droite avaient déjà des secteurs d’extrême droite, c’est seulement grâce à l’incompétence et au narcissisme de gens comme Iglesias et Garzon. Je leur ai donné quelques idées parce que je voulais coopérer avec des hommes, mais on ne peut pas construire sans matière première. Et là, il n’y a vraiment pas de matière première.
Les femmes espagnoles ne doivent pas avoir peur ni de Vox ni de Hogar Social parce qu’elles peuvent encore voter le Parti Socialiste et PACMA et s’organiser par la suite, sans courir mais sans s’arrêter, avec nous. Elles ne doivent pas voter des types capables de faire à quelqu’un ce qu’ils m’ont fait ces cinq dernières années.
J’ai pris le parti d’en rire, d’écrire un essai et demi, de donner de l’impulsion à mon groupe féministe et même de trouver peut-être un copain, mais je ne peux me résoudre à laisser voter deux types comme Iglesias ou Garzon. A cela je ne peux me résoudre. Si le prochain blog n’est pas consacré à la suite de mon heptalogue, alors ce sera une évaluation du programme de PACMA, dont la qualité de militance j’ai déjà eu l’occasion de constater. Comme je l’ai dit, le vote socialiste est digne, mais il présente l’inconvénient des traités commerciaux qui nous pendent au nez. Ce dont on est sûres c’est que le vote pour Unidas revient à tout ce qu’on connaît déjà : misogynie, carton-pâte, ultraviolence et future et prévisible trahison.
El liderazgo de Pablo Iglesias y de Alberto Garzón
Me cansé del cartón-piedra made in Spain, que poco tiene que envidiar a los miles de zapatos y de juguetes de plástico que desde China invaden Europa. Lo he dicho y lo repito : es preferible votar PACMA, a cuyos sinceros y devotos militantes dedicaré alguno de los próximos artículos de este blog.
Hace 5 años intenté cooperar con hombres, concretamente los que integran actualmente el espacio político de Unidos Podemos. La cosa termina de tal manera que hace unas semanas escribí en mi muro del facebook privado : « La próxima vez que quieras arreglar las cosas con las hombres castra uno por la calle (es broma) ». Por supuesto que era broma, pero por supuesto también que el liderazgo de Iglesias y de Garzón es más del mismo cainismo de izquierdas y del mismo machismo del rancio de siempre.
Parece que pueden hacer un proyecto que les propuse. Respondo : me importa un subrábano. ¿Por qué ? Porque de donde no hay no se puede sacar. Y de ahí, desde luego, no se puede sacar. En ausencia de gente con quien montar sola un proyecto yo de momento en España apoyo a PACMA, y en Francia estoy montando un proyecto con mujeres magníficas y con hombres con los que ni siquiera se bromearía sobre la salvaje castración tan fantasmada por el patriarcado.
¿Qué ha pasado para llegar hasta aquí? Pues la respuesta la tengo y no. La tengo, porque sé lo que he vivido. No la tengo porque a la distancia no puedo saber quién decidió qué, ni de dónde habrán partido las calumnias.
Las calumnias no tienen mucho interés y a la vez son predecibles, de repertorio de diatribas misóginas ya estudiadas por lingüistas, entre las cuales una colega de universidad que me hizo reír hasta llorar de risa con varias de ellas. Ese ser emocional de cerebro reblandecido ; esa puta de libido incontrolable ; esa manipuladora que cual Circe quiere dominar a los hombres por el sexo y la lascivia… tantos etc que nos traen ya sin cuidado. A ellas se añadieron, merced a mis secuelas de estrés, creo, el de enferma mental. ¿Qué decir? Que al igual que la envidia, el recurso de atacar a una superviviente aislada que sale de un acoso laboral con sus secuelas, es una declaración de impotencia.
E impotentes, estos lo son un rato. Supongo que es una suerte que se me ocurriera en buena hora escribirles mails : les he enseñado a hablar, para fortuna de todos los españoles. Ahora saben decir “reto” ; saben decir “construir” ; y hasta saben decir “escuchar”. Saben decirlo. De ahí a que sepan hacerlo, improbable.
¿Qué decir a todo esto? Que haré yo misma un proyecto, sin pausa pero sin prisa, con mis chicas, mis gays y los tipos heterosexuales que no necesiten aplastarnos para sentir su falo, que creo que se ve a ojo que Iglesias y Garzón son tan de cartón-piedra como las casitas monegascas y tan de copia como los bolsos Vuiton de China Town.
¿Qué decir a todo esto? Que los hombres siempre han integrado a las mujeres a sus luchas cuando las necesitan –y Dios sabe si la izquierda española necesita hasta a los perros con, aparte de Vox, el grupo neonazi Hogar Social que se ha convertido recientemente en partido político – y siempre las han traicionado cuando estaban en el poder, desde la Revolución Francesa hasta el reciente ejemplo de Syriza.
Si España ha podido evolucionar desde el 15-M hasta la emergencia de dos partidos de extrema derecha, Vox y ahora Hogar Social, a pesar de que los dos partidos de derecha daban ya amplia cabida a la extrema derecha, es sólo gracias a la incompetencia y al narcisismo de gente como Iglesias y Garzón. Les he dado ideas por querer cooperar con los hombres, pero de donde hay no se puede sacar. Y ahí, claramente, no hay.
Las mujeres españolas no deben tener miedo ni a Vox ni a Hogar Social porque pueden todavía votar al Partido Socialista y a PACMA y organizarse después, sin prisa pero sin pausa, con nosotras. No deben votar por tipos capaces de hacerle a alguien lo que a mi me han hecho estos cinco últimos años.
He optado por reírme, escribir un ensayo y medio, desarrollar mi grupo feminista e incluso quizá encontrar novio, pero no puedo resolverme a dejar votar a dos tipos como Iglesias o Garzón. Eso me cuesta. Si el próximo blog no es la siguiente entrega de mi heptálogo, entonces será una valoración del programa de PACMA, cuya calidad de militancia ya he podido comprobar. Como dije, el voto socialista es digno, pero presenta el serio inconveniente de los tratados. Lo que es seguro es que el voto de Unidas es más de lo mismo : misoginia, cartón-piedra, ultraviolencia y futura y previsible traición.