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Billet de blog 10 mai 2022

Le véritable barrage démocratique

La France s’est à nouveau trouvée confrontée à la présence d’un.e candidat·e du Rassemblement National au deuxième tour de l’élection présidentielle. L’entre deux tours a ainsi été émaillé d’appels à faire barrage à l’extrême droite. Pour ceux/celles qui les ont accueillies avec scepticisme et fatigue, c’est plutôt passé ce deuxième tour qu’il faut envisager de faire barrage démocratique.

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Le 24 avril la France s’est trouvée confrontée pour la troisième fois de son histoire à la présence d’une Le Pen, et d’un.e candidat.e du Rassemblement National, au deuxième tour de l’élection présidentielle. La réaction d’alarme qui malheureusement commence à être usuelle n’a pas tardé : l’entre deux tours a été émaillé d’appels à « sauver » la démocratie, d’injonctions à faire barrage à l’extrême droite. Nous avons été nombreu.x.ses à les accueillir avec scepticisme et fatigue, à nous acheminer aux bureaux électoraux comme celui qui s’achemine à l’abattoir, l’âme habitée par le profond dilemme bien connu de beaucoup d’entre nous. Il ne fait donc pas de doute, pour cette troisième présence du RN au deuxième tour de la présidentielle, que c’est plutôt, passé ce deuxième tour, qu’il faut envisager de faire barrage démocratique pour endiguer ces phénomènes.

Tout d’abord, il semble difficile d’envisager de façon honnête de faire barrage démocratique à quoi que ce soit sans dresser auparavant le constat, déjà pointé par des mouvements comme les gilets jaunes, entre autres, que notre démocratie est en panne. Parce qu’il est contraire à tout ce que le concept lui-même de démocratie implique, le Rassemblement National, et surtout l’essor de l’adhésion à l’idéologie qu’il véhicule, illustre bien à elle seule cet état de fait. En effet, le Rassemblement National poursuit la différence, en poursuivant les possibilités d’existence des individus issus de l’immigration et en limitant les droits des femmes et des dissidences sexuelles. Il installe donc parmi la population des hiérarchies contraires à l’expression égalitaire, et à l’égalité tout court, de ses intégrants. Puis, il installe une logique gouvernementale autoritaire, contraire même à l’expression des sujets qu’il considère conformes à sa vision du monde. Que l’adhésion au Rassemblement National augmente de législature en législature, cela pointe la panne démocratique dans laquelle nous nous trouvons et que d’autres symptômes dévoilent également. En effet, que l’adhésion au Rassemblement National demeure à travers les législatures en constitue un autre car, outre les quelques fous qui y adhéreront toujours, bien souvent parce qu’ils trouvent dans la persécution de la différence une compensation à différentes blessures narcissiques, le vote RN est pour beaucoup conformé d’un vote populaire et peu conscient, en ces temps d’affaiblissement de l’école publique, des conséquences qu’en dernière instance entraîne ce choix, un vote fatigué de nos représentants politiques et déçu même par ceux qui sont supposés le représenter par nature, c’est-à-dire, les candidat.e.s de la gauche marxiste et socialiste. Or, il n’est pas difficile depuis une position de pouvoir de venir à bout de cette frange électorale du vote RN : il suffit de renforcer le système éducatif, en y insérant notamment une explication plus efficace des dangers des idéologies totalitaires -et de leur inefficacité pour venir à bout réellement des problèmes pointés- ainsi que d’améliorer la vie quotidienne de ces classes populaires en parant aux dérives les plus nocives du système capitaliste. Ce n’est plus un mystère pour beaucoup d’entre nous : si nos dirigeant.e.s n’ont pas pris ces mesures depuis le premier passage de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour le 21 avril 2002 c’est tout simplement parce qu’ils ne souhaitent pas la disparition du RN et de ses « séquelles » (Eric Zemmour et autres improbabilités). Ils/elles ont la conviction qu’ils/elles pourront éternellement jouer avec le feu sans se brûler, et user et abuser du RN pour s’assurer, sans forcément s’en donner les moyens en la représentant véritablement, un vote de la population. Cependant, cette conviction est fausse, et ils/elles finiront par se brûler, à nos dépends.

De là la nécessité, nous sommes bien d’accord, d’opposer un « barrage démocratique » à cette dérive dans l’actuelle vie politique de notre pays. Toutefois, peut-être peut-on s’interroger, pour être complètement d’accord, sur ce que l’expression « barrage démocratique » peut véritablement signifier. En effet, il semble douteux de qualifier de la sorte le vote périodique pour des personnes qui savent comment renflouer le danger mais ne le font pas par paresse et commodité, parce que cela leur garantit d’accéder au pouvoir à moindre efforts et en facilitant leur bonne entente avec les personnes devant lesquelles elles répondent le plus souvent réellement : celles associées aux pouvoirs financiers. L’on pourrait qualifier plutôt de « barrage démocratique », me semble-t-il, la mise en place de mécanismes électoraux découlant d’une véritable réflexion de fond sur les possibilités de réaction de l’électorat au passage d’un représentant du RN au deuxième tour et l’introduction des mesures éducatives et sociales déjà mentionnées et connues de tou.te.s.

Comme se pencher sur les réformes de fond qu’il faudrait faire dans les structures administratives et politiques de nos systèmes pour aller dans le sens du retour à une vie démocratique digne de ce nom suppose forcément un long laps de temps, nous ne mentionnerons ici, dans l’urgence, que deux mesures dont la mise en place pourrait se faire plus rapidement et qui seraient à elles seules déjà capables de marquer une différence pour l’élect.eur.rice confronté.e à cette conjoncture : la réelle prise en compte du vote blanc et le passage à un scrutin proportionnel.

Bien que comptabilisé aujourd’hui dans les scrutins, le vote blanc n’a pas d’incidence sur le résultat des votations, car il n’est tellement pas considéré que le pourcentage de ces suffrages n’est le plus souvent même pas communiqué lors de l’annonce des résultats. Pourtant, le vote blanc exprime un avis sur les questions soumises à consultation publique qu’une démocratie digne de ce nom ne peut pas négliger. Tout d’abord, c’est un vote qui ne souhaite pas laisser planer de doute quant au motif de la non expression de l’adhésion à un.e des candidat.e.s ou des partis proposé.e.s au suffrage : il ne s’agit pas d’élect.eurs.rices qui par paresse ou par indifférence n’ont pas souhaité participer au scrutin ; il s’agit d’élect.eurs.rices qui auraient souhaité y participer, mais qui ne se trouvent representé.e.s dans aucune des formations, ou aucun.e des candidat.e.s proposés. Par ailleurs, un vote blanc est bel et bien signifiant : il signifie que la personne concernée estime le système électoral suffisamment en panne pour n’avoir aucune option intéressante à lui proposer.

Dans des configurations comme celle du deuxième tour de la présidentielle, la prise en compte du vote blanc pourrait ainsi changer beaucoup de choses. Tout d’abord, elle permettrait à tou.te.s les élect.eurs.rices de s’exprimer en gardant intacte leur intégrité morale. Puis, elle permettrait aussi d’infléchir réellement le résultat d’un tel scrutin, une majorité de voix accordée au vote blanc supposant ainsi que le scrutin est à refaire, car aucun des deux candidats n’a été choisi. Dans une démocratie en panne comme la nôtre l’est aujourd’hui, il devient en effet urgent de faciliter à l’électorat de réels moyens de pression sur la classe politique, même minimes. Celui-ci en constituerait un car, à un moment où les programmes politiques tendent à ignorer les véritables préoccupations de la population, puisque la chape d’homogénéité que finit par façonner la fatalité de devoir élire une des options proposées le leur permet, l’existence de la possibilité de devoir répéter l’élection par une majorité accordée au vote blanc obligerait toute la classe politique à s’inquiéter davantage des préoccupations de son électorat et de la meilleure façon d’y répondre.

Le passage d’un scrutin majoritaire à un scrutin proportionnel constituerait un deuxième instrument pour aller vers une plus grande représentativité du panorama politique du pays. Rappelons en effet que le scrutin majoritaire est celui toujours pratiqué en France pour les élections législatives, il permet d’accorder les sièges à la liste ayant obtenu la majorité des voix. Les personnes défendant ce type de scrutin signalent souvent qu’il permet d’obtenir une plus grande stabilité politique, donc une meilleure gouvernabilité. Mais cette soi-disant stabilité possède un défaut majeur, c’est qu’elle permet de gouverner de façon autoritaire, sans aucun compromis, si ce n’est avec des élu.e.s ayant la même ligne politique que la présidence. Ses détract.eurs.rices pointent d’ailleurs sa moindre représentativité du corps électoral, qualité que le scrutin proportionnel, lui, possède. En effet, le scrutin proportionnel attribue les sièges en divisant le nombre de voix obtenues par le quotient électoral (le nombre de voix nécessaires pour obtenir un siège), ce qui façonne un Parlement plus varié, où les consensus pourront être, suivant les questions abordées, plus difficiles à obtenir, mais qui ménage une plus grande place à la diversité du pays, le jeu des coalitions et surtout des compromis dans la prise de décision devenant plus important. Par ailleurs, le fait d’opter pour le vote préférentiel, plutôt que le vote par listes bloquées, abonderait en ce sens, car les élect.eurs.trices choisiraient au sein des listes les candidats méritant réellement leur confiance.

Bien qu’il ne fasse pas de doute que ce deuxième tour de la présidentielle nous dit clairement qu’il faut à notre système des réformes de profondeur, et peut-être même aller en effet vers une VIème République, il rend encore plus évident qu’il lui faut des mesures urgentes, envisagées éventuellement comme mesures de transition, permettant d’assainir une démocratie dans laquelle de moins en moins de citoyen.ne.s ont confiance désormais.

 Gustav Moreau, Le Victorieux Sphinx (détail), 1886.

El auténtico bloqueo democrático

El 24 de abril, Francia se ha visto confrontada por tercera vez en su historia a la presencia de un.a candidat@ de Concentración Nacional (RN) en la segunda vuelta de las elecciones presidenciales. Han abundado por tanto, en el período de entre vueltas, las llamadas a oponer un bloqueo a la extrema derecha. Para aquell@s que las han recibido con escepticismo y cansancio, es más bien tras esa segunda vuelta cuando hay que plantearse oponer un bloque democrático.

El 24 de abril, Francia se ha visto confrontada por tercera vez en su historia a la presencia de una Le Pen, y de un.a candidat@ del RN, en la segunda vuelta de las elecciones presidenciales. La reacción de alarma, que por desgracia empieza a ser habitual, no se ha hecho esperar: el periodo de entre vueltas ha estado saturado de llamados a “salvar” la democracia, de instancias a oponer un bloqueo a la extrema derecha. Numeros@s hemos sido l@s que las hemos acogido con escepticismo y fatiga, encaminándonos hacia los locales electorales como quien se encamina al matadero, con el alma habitada por el profundo dilema ya bien conocido por much@s. No cabe duda, por tanto, tras esta tercera presencia del RN en la segunda vuelta de las presidenciales, que es más bien pasada la segunda vuelta cuando debemos plantearnos oponer un bloqueo democrático a estos fenómenos.

En primer lugar, parece difícil plantearse de forma honesta oponer a nada un bloqueo democrático sin antes haber constatado, como ya lo han hecho movimientos como el de los chalecos amarillos, entre otros, que nuestra democracia está atascada. Por ser contrario a todo lo que implica el propio concepto de democracia, el RN, y sobre todo la adhesión a la ideología que vehicula, de por sí lo ilustra bien. En efecto, el RN persigue la diferencia, al perseguir las posibilidades de existencia de individuos que vienen de la inmigración y al limitar los derechos de las mujeres y de las disidencias sexuales. Instala por tanto entre la población jerarquías contrarias a la expresión igualitaria, y sencillamente a la igualdad, de sus integrantes. Instala también una lógica gubernamental autoritaria, contraria incluso a la expresión de los sujetos que considera conformes a su visión del mundo. Que la adhesión al RN aumente de legislatura en legislatura indica la obstrucción democrática en la que nos encontramos, que otros síntomas también desvelan. En efecto, que la adhesión al RN permanezca a través las legislaturas constituye otro de ellos pues, más allá de l@s loc@s que siempre lo apoyarán, a menudo por encontrar en la persecución de la diferencia una compensación a distintas heridas narcisistas, el voto RN en gran parte lo conforma un voto popular poco consciente, en estos tiempos de debilitación de la escuela pública, de las consecuencias que en última instancia conlleva esta elección, un voto cansado de nuestr@s representantes políticos y decepcionado incluso de l@s que se supone lo representan por naturaleza, esto es, l@s candidat@s de la izquierda marxista y socialista. Sin embargo, no es difícil desde una posición de poder terminar con esta franja electoral del RN: basta con reforzar el sistema educativo, proporcionando una explicación más eficaz de los peligros que entrañan las ideologías totalitarias -y de su ineficacia para solventar los mencionados problemas-, y con mejorar la vida cotidiana de esas clases populares, compensando las derivas más nocivas del sistema capitalista. No es ya un misterio para much@s de nosotr@s: si nuestr@s dirigentes no han adoptado dichas medidas ya desde el primer acceso de Jean-Marie Le Pen a la segunda vuelta el 21 de abril de 2002 es simplemente porque no desean que desaparezcan el RN y sus “secuelas” (Eric Zemmour y demás improbabilidades). Están convencid@s de que podrán jugar con el fuego eternamente sin quemarse, usar y abusar del RN para asegurarse el voto de la población, sin forzosamente ganárselo representándola debidamente. Sin embargo, esa convicción es falsa, y tarde o temprano terminarán por quemarse, a nuestras expensas.

De ahí la necesidad, en eso estamos de acuerdo, de oponer un “bloqueo democrático” a esa deriva de la actual vida política de nuestro país. Sin embargo, quizá pueda un@ interrogarse, para coincidir del todo, sobre lo que la expresión “bloque democrático” recubre. En efecto, parece dudoso calificar de esa manera el voto periódico por personas que saben cómo terminar con el peligro pero que no lo hacen por pereza y comodidad, porque que exista les garantiza acceder al poder con menos esfuerzos y facilitando su buen entendimiento con las personas ante las que realmente suelen responder: aquellas asociadas a los poderes financieros. Podría calificarse más bien de “bloqueo democrático”, me parece, la puesta en marcha de mecanismos electorales que resulten de una verdadera reflexión de fondo a propósito de las posibilidades de reacción del electorado frente al acceso de un.a representante del RN a la segunda vuelta y la introducción de las ya mencionadas medidas educativas y sociales concidas por tod@s.

Como trabajar sobre las reformas de fondo que habría que hacer en las estructuras administrativas y políticas de nuestros sistemas para operar un regreso a una vida democrática digna de ese nombre supone forzosamente un largo periodo de tiempo, sólo se mencionará aquí, en la urgencia, dos medidas cuya puesta en marcha se haría más rápidamente y que de por sí marcarían una diferencia para todo el electorado confrontado a la coyuntura vivida: que se tome realmente en cuenta el voto blanco y el paso a un escrutinio proporcional.

Aunque se contabilice en la actualidad en los escrutinios, el voto blanco no incide sobre el resultado de las consultas. Hasta tal punto no se lo considera que el porcentaje de esos sufragios ni siquiera es comunicado la mayoría de las veces con el anuncio de los resultados. Sin embargo, el voto blanco expresa una opinión sobre las cuestiones sometidas a consulta pública que una democracia digna de ese nombre no puede ignorar. En primer lugar, se trata de un voto que no desea dejar lugar a dudas en cuanto al motivo de la no expresión de una adhesión a un@ de l@s candidat@s o partidos propuestos al sufragio: no se trata de elector.e.a.s que por pereza o indiferencia no hayan deseado participar en el escrutinio; se trata de elector.e.a.s que habrían deseado participar en él, pero que no se encuentran representad@s en ninguna de las formaciones o candidat@s propuestos. Y por otra parte, un voto en blanco sí significa algo: significa que la persona concernida estima que el sistema electoral está lo suficientemente atascado para no tener ninguna opción interesante que proponerle.

En configuraciones como la de la segunda vuelta de la presidencial, tomar en cuenta el voto en blanco podría cambiar muchas cosas. Permitiría a tod@s los elector.e.a.s expresarse manteniendo intacta su integridad moral. Y permitiría también incidir significativamente en el resultado de tal escrutinio, ya que una mayoría de votos blancos supondría que la consulta debe repetirse, pues ninguno de los candidat@s habría sido elegid@. En una democracia debilitada como la nuestra es urgente facilitar que el electorado disponga de medios de presión reales sobre la clase política, aunque sean mínimos. Este podría ser uno pues, en un momento en que los programas políticos tienden a ignorar las verdaderas preocupaciones de la población, ya que la capa de homogeneidad que termina por constituir la fatalidad de tener que elegir una de las opciones propuestas se lo permite, que exista la posibilidad de tener que repetir la elección por una mayoría de votos en blanco obligaría a toda la clase política a preocuparse más por las inquietudes del electorado y por la mejor manera de responder a ellas.

Pasar de un escrutinio mayoritario a un escrutinio proporcional constituiría un segundo instrumento para ir hacia una mayor representatividad del panorama político del país. Recordemos en efecto que el escrutinio mayoritario sigue siendo el que se practica en Francia en las elecciones legislativas, permite conceder los escaños a la lista que haya obtenido una mayoría de votos. Las personas que defienden ese tipo de escrutinio señalan a menudo que permite obtener una mayor estabilidad política, luego una mejor gobernabilidad. Pero esta supuesta estabilidad posee el defecto de permitir gobernar de forma algo autoritaria, sin más acuerdos que aquellos pasados con los representantes de la misma línea política que la presidencia. Sus detractor.e.a.s atacan de hecho su menor representatividad del cuerpo electoral, cualidad que en cambio el escrutinio proporcional posee. En efecto, el escrutinio proporcional atribuye escaños dividiendo el número de votos obtenidos por el cociente electoral (el número de votos necesarios para obtener un escaño), lo que forma un Parlamento más variado, donde los consensos pueden ser, según las cuestiones abordadas, más difíciles de obtener, pero que representa mejor la diversidad del país y en el cual el juego de las coaliciones, y sobre todo los acuerdos en el momento de la toma de decisiones, serán más importantes. Además, optar por el voto preferencial, mejor que por el voto por listas bloqueadas, iría en ese mismo sentido, pues los elector.e.a.s escogerían dentro de las listas a l@s candidat@s que más confianza les merecieran.

Aunque no quepa duda que esta segunda vuelta de las elecciones presidenciales dice claramente que nuestro sistema necesita profundas reformas, y quizá incluso ir en efecto hacia una VI República, hace todavía más evidente que necesita reformas urgentes, quizá pensadas como medidas de transición, que permitan sanear una democracia en la que cada vez menos ciudadan@s confían.

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