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Billet de blog 15 janv. 2021

Les espoirs du North End

Réputée pour ses hivers glaçants, Winnipeg, capitale du Manitoba, s’est tristement vue endosser le titre de ville la plus raciste du Canada envers ses résidents autochtones. Le quartier du North End s’est développé dans ce contexte de discrimination.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

(english version here)

Les rails de chemins de fer divisent la ville en deux, avec d'un côté le centre grignoté par le quartier des affaires en plein développement et de l'autre le North End. Winnipeg s'est construite autour des rails, et des logements à moindre coûts se sont multipliés dans le nord de la ville afin d'accueillir successivement les ouvriers blancs, les immigrés d'Europe de l'Est au début des années 1900 puis, à partir des années soixante, les familles en provenance des terres autochtones de la province. Le quartier a progressivement sombré dans la pauvreté sous l’égide d'un colonialisme institutionnalisé. Ces mêmes rails, qui autrefois symbolisaient le carrefour commercial de la région, se résument pour beaucoup à une limite à ne pas franchir. Telle une cicatrice sur une terre que les Blancs se sont appropriés à la signature de « traités », des bouts de papiers centenaires qui régissent encore aujourd'hui une grande partie du territoire canadien.

En l’absence de renfort, le chauffeur de bus cherche à établir un contact visuel à la montée de chaque passager, à défaut de contrôler les tickets. En provenance du sud de la ville et en direction des quartiers nord, la ligne 16 est bondée, les vitres embuées et le sol recouvert de neige fondue. Quelques travailleurs scotchés à leurs téléphones attendent avec impatience la descente au quartier des affaires du centre-ville. Les mamans débordées essayent de caler les poussettes à l'avant du bus pendant que les âmes égarées, vêtues de simples tee-shirts, se fondent dans la chaleur des sièges. Le ballet des entrées et sorties s'intensifie avant les quelques arrêts qui nous séparent du North End. Passé le tunnel, les montées ne se font plus vraiment aux arrêts officiels, les descentes sont parfois forcées, et les regards ne se croisent plus.

A l'heure actuelle, la ville de Winnipeg (Winnipee en Cree, traduit par eaux boueuses) connaît une crise de méthamphétamine sans précédent. Le taux d'homicides a doublé en l'espace d'une année, et s'accorde avec une violence grimpante au sein des gangs qui quadrillent le territoire. Crée dans les années 90, la patrouille bénévole du Bear Clan s'est reformée il y a cinq ans suite à la découverte du corps de la jeune Tina Fontaine sur les rives de la Rivière Rouge qui borde le quartier. Le Bear Clan est essentiellement constitué d'habitants du coin qui se retrouvent cinq soirs par semaine pour sillonner les artères du North End. Équipés de kit de secours, talkie-walkie en main et sourires en stock, ils interviennent auprès des sans domicile, travailleurs du sexe et voisins dans le besoin. Si le nombre de bénévoles augmente au fil des années, les seringues ramassées aussi. Chaque maraude comprend son lot de surprises et les nouveaux adhérents sont briefés sur les possibles rencontres sur le bitume. Par sécurité, une parité homme-femme est appliquée au sein de chaque groupe et le parcours des rues arpentées change tous les soirs. Sur le chemin, on vérifie les endroits spécifiques. " Personne sous le pont ? " Derrière ce buisson, une seringue est aussitôt ramassée, au risque de la voir se multiplier plus rapidement que les pissenlits. Dans une zone où il était plus facile de trouver de la méthamphétamine que des légumes frais, une banque alimentaire a également ouvert cette année au local et sert quotidiennement plus d'une centaine de personnes.

« Là mon état d'esprit a commencé à changer ... »

Les petits fantômes se précipitent sur un passage piéton mal éclairé de la Main Street, slalomant entre les flocons de neige. Les phares des voitures dévoilent les fils de draps blancs coupés à l'arrache. Les rares courageux bravant le froid et les balles volantes. Halloween met fin à une semaine hantée d'une violence extrême pour la ville qui dénombre, sur le temps d'un week-end, trois meurtres et une attaque au fusil à pompe. Dans les beaux quartiers résidentiels, certains jardins sont décorés de banderoles noires et jaune typique des scènes de crime, comme si les chaînes locales ne diffusaient en boucle que des images provenant d'un monde lointain, et non à vingts minutes du salon familial.

Vanda a vécu dans le décor de ces duplex télévisés. Habillée de noir de la tête au pied et le sourire effacé, elle assiste aujourd'hui à la cérémonie de recueillement du jeune Hunter Haze Straight-Smith. Du haut de ses trois ans, Hunter a été poignardé dans son sommeil à quelques rues du rassemblement, par vengeance d'un ex en colère. Le drame a fait la une des journaux durant des jours consécutifs et renforce irrémédiablement la dure réalité du quartier à l'échelle nationale.

Entourée de Darcy, Lloyd et Chris, ses frères de cœur, Vanda, 28 ans, c'est un peu la petite sœur de la bande. Elle connaît Darcy depuis qu'ils sont gamins. Ils ont grandi dans les ʺDevelopmentsʺ, des logements sociaux longilignes aujourd'hui décorés de caméras de surveillance, au cœur de la zone rouge du North End. Territoire du gang des Indian Posse à l'époque, Vanda a gravité au milieu des gangsters. Elle en a aimé certains, pris un coup pour d'autres. Aujourd'hui étudiante à l'Université de Winnipeg, elle entame sa troisième année en sciences politiques. Première de la lignée à se lancer dans les études supérieures, elle se passionne pour les cours et s'investit dans sa communauté à mesure de son apprentissage . " Je ne connaissais pas vraiment l'histoire derrière les écoles résidentielles. J'en avais entendu parlé mais je ne savais pas. C'est à mon entrée à l'université que j'ai découvert ma propre histoire, l'histoire de mon peuple, et celle de ma culture Cree. Là mon état d'esprit a commencer à changer. "

Près de 150 000 enfants, issus des communautés des Premières Nations, Inuits et Métis ont été envoyés de force dans ces pensionnats crées par le gouvernement et gérés par l’Église. Cet épisode douloureux mais récent de l'histoire canadienne a longtemps été tabou, la dernière école ayant fermé ses portes en 1996. A Winnipeg, le génocide culturel subit par des générations entières se révélait davantage sur les fresques qui dévorent les murs de la ville que dans les livres scolaires. Si aujourd'hui les programmes ont été mis à jour et les consciences se sont éveillées, les visages de jeunes adolescentes portées disparues se dessinent toujours sous les ponts, et des centres d'accueils d'urgence continuent à être baptisés de leur nom.

The Developments, 2019. © Sarah Le Quéré

« Si j'avais eu ces opportunités étant gamin ... »

Darcy à grandi dans le système comme on dit ici. Séparé de ses parents très jeune, frères et sœurs dispatchés par les services sociaux, il fallait grandir vite. Les familles d'accueil se sont succédé et les chambres d'hôtel faisaient parfois le relais avec les centres d'hébergement pleins à craquer. Perdu au milieu de cette machine administrative, Darcy fugue à plusieurs reprises et trouve dans les rues du North End ce substitut familial que le système se refuse à lui donner. Il a dix ans quand il rejoint les Indian Posse en 1998. Le gang fondé une dizaine d'années plus tôt dans un sous-sol du quartier par les frères Wolfe, en est alors à son apogée. Réputé pour sa violence et avec des connexions dans tout le pays, notamment à travers le système pénitencier, le réseau attire les plus jeunes et influencera l'émergence de nombreux autres gangs par la suite, plaçant Winnipeg au centre de la toile. Les rôles s'inversent pour Darcy, il n'est plus la victime, et le pouvoir devient addictif. Condamné pour meurtre, il passe au total douze ans à la prison fédérale de Stony Mountain, au nord de Winnipeg. Sa peine sera rallongée de deux ans suite à une mauvaise réinsertion : " En grandissant dans des institutions comme le CFS (Child and Family Services), tout est fait à ta place. Donc après dix ans enfermé, je me retrouve libéré dans ce monde d'adulte, où je ne sais pas comment agir, tout ce que je connaissais c'était la violence, vendre de la drogue et faire souffrir les gens. "

De nouveau entre quatre murs, Darcy apprend qu'il va être père et décide de reprendre sa vie en main. Son assiduité aux programmes proposés au sein de la prison vont lui permettre de raccourcir sa peine. A sa sortie, il est soutenu par Lloyd, un ancien rival devenu ami et le programme O.P.K* mis en place par le légendaire Mitch Bourbonnière, figure paternelle qui vient en aide aux jeunes à risques et sans ressources. Il découvre le monde du travail par le biais du service communautaire. Aujourd'hui à 32 ans et en conditionnelle, il est toujours dans ce long processus de réadaptation. Permis en poche et blaze d'O.P.K sur le dos, il ne compte plus les heures ni les trajets cumulés auprès des jeunes de son quartier, se revoyant à leur âge " Si j'avais eu ces opportunités étant gamin, les choses auraient été différentes pour moi. Mais maintenant, je suis bien entouré. J'ai été en prison avec certaines de ces personnes et on a essayé de s’entre-tuer à plusieurs reprises. Maintenant, on travaille ensemble. Voir de vieux amis qui étaient au fond comme moi devenir des leaders de la communauté, suivre des cours à l'université … c'est gratifiant. "

La création des gangs autochtones résulte d'une pauvreté extrême. Nourries par le racisme et les traumas inter-générationnel, ces organisations témoignent d'une détermination collective à se rebeller contre un système colonial. Beaucoup de jeunes ayant grandi dans le North End se retrouvent coincés dans ce grand échiquier urbain. La normalité se résume à une adaptation disproportionnée à la violence, et le passage par la case prison est perçu comme une simple étape dans la hiérarchie imposée par les gangs. Selon une étude menée par l'enquêteur correctionnel Ivan Zingern, d'ici trois ans et sans restructuration du système carcéral, un détenu sur trois serait Autochtone pour une nation ne représentant que 5% de la population canadienne. Les centres de détention pour mineurs puis les prisons fédérales sont devenues pour beaucoup de jeunes l'équivalent aujourd'hui de ce qu'étaient les écoles résidentielles pour leurs parents.

« On a besoin d'entendre plus souvent les histoires de ces anciens membres de gangs … »

Calme et charismatique, Lloyd choisi les bons mots. Assis dans son grand salon vide, il semble apaisé, les rideaux sont tirés et les claquettes enfilées. " Habitude de prisonnier ", plaisante-t-il. C'est dans ce même salon que la S.W.A.T a débarqué par une nuit de septembre huit ans plus tôt. Lloyd avait déjà en tête l'idée de quitter les Native Syndicate sans trop savoir comment. Haut gradé dans le gang, il y avait dédié quinze ans de sa vie et supportait financièrement des familles entières. Le processus de sortie est loin d'être facile. Mais c'est lors de ce dernier passage en prison qu'il entame progressivement la transition à une vie plus saine. Il fait effacer ses tatouages, ceux que l'on gagne au fil des crimes et qui confirmaient son association avec le gang et demande à être transféré dans le quartier général de Stony Mountain. En terrain neutre, ou presque. Sa demande acceptée, il renoue avec la spiritualité et les traditions de ses ancêtres tout en évitant de s'impliquer dans les affaires des autres détenus. " La spiritualité en prison aide les prisonniers s'ils ne sont pas membres de gangs. S'ils sont dans un gang, c'est plus compliqué, il ont des tâches à accomplir. "

Derrière les barreaux, il essaye de raisonner son frère Canon qui fait son temps à ses côtés mais qui n'arrive pas à décrocher. Rattrapé par les affaires à sa sortie, il est assassiné quelques années plus tard dans une maison du North End. Sept ans après avoir quitté la vie de gangster, Lloyd aide aujourd'hui les jeunes à risques et ex-détenus à se sortir de ce cycle infernal grâce aux cérémonies traditionnelles, épaulé lui aussi par le programme O.P.K. Véritable mentor pour les jeunes du quartier, il aimerait multiplier les interventions dans les écoles et les centres de jeunesses mais reste freiné par son casier judiciaire. " On a besoin d'entendre plus souvent les histoires de ces anciens membres de gangs, et qu'ils s'y consacrent à fond. Ça aurait un gros impact sur la vie de la rue. Si j'arrive à éviter à deux jeunes de rejoindre un gang et à stopper plusieurs suicides en quelques mois seulement, imagine le changement que l'on peut faire à plusieurs sur le long terme. "

« Si on les voit moins dehors c'est parce que les Trap houses ont pris le relais »

Trois ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre. Aujourd'hui Charlotte rayonne. Suite à ses deux chirurgies réussies, elle se sent revivre à nouveau à soixante-neuf ans, sans pour autant renier le passé de Robert, ce jeune garçon Métis qu'elle a été un jour, traumatisé par les abus de son enfance. Charlotte est née spontanément lors d'un contrôle de police dans un parc du West End en 1972. Depuis, ce nom lui colle à la peau et l'a discrètement accompagné dans ses différentes vies, de cuistot pour Junior's à ouvrier dans le bâtiment, ou encore lors de sa rencontre avec le Dalaï Lama. Elle travaille aujourd'hui à la clinique de Mount Carmel, à quelques pas d'ici, institution du quartier qui aide les familles, les personnes isolées et les travailleurs du sexe dans leurs démarches médicales. Son téléphone n'est jamais éteint, les messages s'accumulent sur son écran. Sans portable, certaines femmes travaillant dans la rue appellent lors de rendez-vous médicaux, rares moments de répits. Charlotte décroche tout le temps, tous les numéros. Elle est passée par là, luttant contre des addictions qui l'ont successivement menée à la rue comme à la désintox. Sobre depuis trois ans, elle vit aujourd'hui avec son fils et aimerait s'installer à la campagne pour ses vieux jours. Planter de la sauge et soigner la terre, à défaut de soigner les humains. Mais en attendant, elle enchaîne les maraudes.

Hissées dans son pick-up, on redescend la Main Street, artère principale du North End. Les hôtels décrépis et les magasins de prêteurs sur gages se succèdent, ponctués par d'obscurs centres religieux aujourd'hui condamnés. On aperçoit encore quelques enseignes délavées ukrainiennes et hongroises, témoins oubliés de la fulgurante immigration qu’a connu Winnipeg au début du siècle dernier. Pour Charlotte, les histoires ressurgissent à chaque carrefour. Avant de tourner, un dernier coup d’œil vers le tunnel qui engloutit les voitures et bus qui filent en direction du centre-ville. La route qui longe les rails semble interminable. Les trottoirs sont recouverts d'une fine couche de neige, les traces de pas disparaissent progressivement. Les véhicules aussi se font plus rare, mais leur ralentissement systématique à notre passage et les regards insistants des conducteurs derrière les vitres nous renvoie à tous ces visages et avis de recherches postés quotidiennement sur les pages des réseaux sociaux. Les bâtiments sont aujourd’hui désaffectés, les façades édentées, les fenêtres et portes barricadées de panneaux de bois. A l'arrivée des beaux jours, le secteur est particulièrement quadrillé par la patrouille du Bear Clan. Les bénévoles relèvent les plaques d'immatriculations des véhicules en repérage qu'ils communiquent ensuite à la police. C’est le long de cette voie ferrée que chaque été, des jeunes femmes, certaines mineures, montent dans les voitures d’inconnus à casquette. Mais depuis quelques années, elles sont moins nombreuses, pas forcément une bonne nouvelle selon Charlotte. "Si on les voit moins dehors c'est parce que les trap houses ont pris le relais." Invisibilisées, elles sont alors oubliées. On passe devant les escaliers du centre communautaire allemand, lui aussi fermé. Charlotte s'est assise sur ces marches durant des années, c'était son spot. Indépendante, elle a toujours travaillé à son compte, en face des Developments. Aujourd'hui plus forte que jamais, elle se lève tous les matins pour rejoindre son lieu de travail dans la rue d'à côté afin d'aider celles qui l'ont remplacé. De retour sur la Main Street, au feu rouge, elle ouvre sa fenêtre et tend une cigarette à une silhouette frigorifiée sur le terre-plein. Une main attrape la tige suivie d'un " Miigwetch ". " Tu n'a pas idée à quel point ça peut faire du bien dans ces moments-là. Nous sommes tous si près d'être à la rue. "

Quelques mois plus tard et en plein confinement, trois personnes sont tuées par la police de Winnipeg en l'espace de dix jours dont une adolescente de 16 ans. Stewart Andrews, Jason Collins et Eishia Hudson étaient Autochtones. Des messages de soutien à l'appel à la haine, les réactions sur les médias sociaux font ressurgir les tensions. Né dans le North End et activiste des premières heures, Michael Redhead Champagne soulève alors une question essentielle sur son blog personnel : " Comment pouvons-nous empêcher ces incidents au niveau du système ? Lorsque des personnes traumatisées réagissent de manière excessive et sont confrontées à des policiers traumatisés qui réagissent de manière excessive, les gens se font tirer dessus. " Son quartier, le North End, semble être au cœur de la solution. 

Sarah Le Quéré

photos du projet visibles ICI

Liens // Références

 https://www.macleans.ca/news/canada/welcome-to-winnipeg-where-canadas-racism-problem-is-at-its-worst/

https://www.vice.com/en/article/n7jazx/winnipeg-police-killed-three-indigenous-people-in-10-days

* O.P.K : Ogijiita Pimatisiwin Kinamatawin en Ojibwé  " Jeunes guerriers marchant dans le droit chemin

* Miigwetch : "Merci " en Ojibwé

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