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Le Club de Mediapart sam. 27 août 2016 27/8/2016 Dernière édition

Lettre à ma génération : moi je n'irai pas qu'en terrasse

Une proposition pour aller au-delà du symbole de la résistance "Tous en terrasse !" i

Note de la lettre : "Je ne suis qu'une lettre d'opinion, pas un essai. Je suis juste une petite lampe de poche qui a essayé d'éclairer ce qui était trop souvent laissé dans l'ombre. Alors oui, mon étroit faisceau lumineux laissera bien d'autres choses dans l'ombre. Cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas importantes. Simplement que parfois pour ramener la corde à un juste milieu, il faut tirer très fort d'un côté."

 

Salut, 

On se connaît pas mais je voulais quand même t’écrire. Je suis française, je n’ai pas trente ans. Paris, c’est ma ville.

J’ai grandi au milieu de gens de beaucoup de nationalités, cultures et religions différentes.  Je suis autant républicaine et transculturelle. J’ai « des origines » comme on dit maghrébines. Surtout, je suis pisteuse de paroles et d'histoires. J'essaye de raconter un petit bout du monde, de mettre en mots les puissances endormies que tant de gens portent en eux.  

J’ai toujours adoré les terrasses. La dernière fois que j’étais à Paris j’y ai passé des heures, dans les cafés des 10e 11e et 18earrondissements.  À  la terrasse, je m’offre le luxe d’aller nulle part. Je prends de mes nouvelles au cœur d’une ville qui ne sait pas que j’existe. Ni dehors ni dedans, je cultive l’attente au milieu du passage. Ni vraiment dans la rue, ni tout à fait quelque part, j’ai rendez-vous avec la ville entière. J'y ai écrit un livre qui s’appelle Chroniques de terrasse.  Il est maintenant quelque part dans la pile de manuscrits de plusieurs maisons d’édition. Aujourd'hui j'aurais envie d'y ajouter quelques pages. 

Pourtant aujourd’hui, ce n’est pas en terrasse que j’ai envie d’aller.

Depuis plusieurs jours, on m’explique que c’est la liberté, la mixité et la légèreté de cette jeunesse qui a été attaquée, et que pour résister, il faut tous aller se boire des bières en terrasse. Je ne suis pas sûre que si les attentats prévus à la Défense avaient eu lieu, on aurait lancé des groupes facebook « TOUS EN COSTAR AU PIED DES GRATTE-CIELS ! » ni qu'on aurait crié notre fierté d’être un peuple d’employés et de patrons fiers de participer au capitalisme mondial, pas toi ? 

On nous raconte qu’on a été attaqués parce qu’on est le grand modèle de la liberté et de la tolérance. De quoi se gargariser et mettre un pansement avec des coeurs sur la blessure de notre crise identitaire. Sauf qu'il existe beaucoup d’autres pays et de villes où la jeunesse est mixte, libre et festive. Vas donc voir les terrasses des cafés de Berlin, d’Amsterdam,  de Barcelone, de Toronto,  de Shanghai, d’Istanbul, de New York ! 

À écouter et lire les nombreux spécialistes, il me semble qu'on a plutôt été attaqués parce que la France est une ancienne puissance coloniale du Moyen-Orient, parce que la France a bombardé certains pays en plongeant une main généreuse dans leurs ressources, parce que la France est accessible géographiquement, parce que la France est proche de la Belgique et qu’il est facile aux djihadistes belges et français de communiquer grâce à la langue, parce que la France est un terreau fertile pour recruter des djihadistes.

Oui je sais, la réalité est moins sexy que notre fantasme. Mais quand on y pense, c’est tant mieux, car si on a été attaqué pour ce qu’on est, alors on ne peut pas changer grand chose. Mais si on a été attaqué pour ce qu'on fait, alors on a des leviers d’action : 

- S'engager dans la recherche pour trouver des énergies renouvelables, car quand le pétrole ne sera plus le baromètre de toute la géopolitique, le Moyen-Orient ne sera plus au centre de nos attentions. Et d'un coup le sort des Tibétains et des Congolais de RDC nous importera autant que celui des Palestiniens et des Syriens. 

- S'engager pour trouver de nouveaux modèles politiques afin de ne plus déléguer les actions de nos pays à des hommes et des femmes formés en école d'administration qui décident que larguer des bombes (car parfois les bombes c'est bien il paraît), ou qu'on peut commercer avec un pays qui n'est finalement qu'un Daesh qui a réussi.

Les journalistes ont montré que les attentats ont éveillé des vocations de policiers chez beaucoup de jeunes. Tant mieux. Mais où sont les vocations d’éducateurs, d’enseignants, d’intervenants sociaux, de ceux qui empêchent de planter la graine djihadiste dans le terreau fertile qu’est la France ? Si elles sont aussi nombreuses que les vocations policières, alorson peut se demander pourquoi les journalistes ont choisi de se focaliser dessus. Si les jeune se tournent plutôt vers les vocations policières qu'éducatrices, on peut se demander ce que cela traduit. 

Si la seule réponse de la jeunesse française à ce qui deviendra une menace permanente est d’aller se boire des verres en terrasse et d'aller écouter des concerts, je ne suis pas sûre qu’on soit à la hauteur du symbole qu’on prétend être. L'attention que le monde nous porte en ce moment mériterait qu'on aille bien plus loin.

Je ne suis pas en train de te dire qu'il ne faut pas y aller, en terrasse ! Bien sûr qu'il faut y aller, comme il faut aller à la boulangerie, à la bibliothèque, au cinéma. Il faut tout simplement vivre. Parce qu'on n'a pas le choix. C'est une résistance symbolique. Mais dans toute situation de "guerre" ou en tous cas, exceptionnelle, il faut faire des choix pour être le plus efficace possible. Et dans l'imaginaire médiatique, je n'ai pas vu de mouvement "parlons-nous !" ou "aidons-nous !". Si un jour nos enfants se penchent sur cet épisode, je ne me sentirais pas fière que le symbole de cette résistance ait été l'image de moi en train de boire un verre. J'aurais préféré une main tendue, surtout une oreille qui s'ouvre. 

Alors c'est peut-être un peu tôt, mais il n'est jamais trop tôt pour s'interroger. Je me demande si on ne peut pas profiter de ce besoin d'être ensemble pour redéfinir l'image que les médias projettent de ce que nous sommes, nous les jeunes. Je ne me suis pas reconnue dans le symbole médiatique de mixité, de liberté et de fête qui a été affiché dans les médias de masse. Peut-être que toi aussi, d'ailleurs. Parce que je sais bien que tu as mille visages. Que certains agissent déjà, chaque jour au quotidien, en cherchant un autre modèle de société. Ceux-là souvent n'ont pas le temps de brandir des symboles. Je sais que d'autres voudraient bien agir mais ne savent pas comment faire. Et que d'autres ne se sont pas posés la question. Ce sont bien sûr à ces deux derniers que j'écris.

Ma mixité

Que l’on soit maghrébin, français, malien, chinois, kurde, musulman, juif, athée, bi homo ou hétéro, nous sommes tous les mêmes dès lors qu'on devient de bons petits soldats du néo-libéralisme et de la surconsommation. On continue à acheter le Nutella qui détruit des milliers d’hectares de forêt et décime les populations amazoniennes, on achète le dernier iphone et on grandit un peu plus les montagnes de déchets avec les carcasses de nos anciens téléphones, on préfère les fringues pas chères teintes par des enfants du Bengladesh et de Chine, on dépense des centaines d'euros par an en maquillage testé sur les animaux et détruisent ce qu'il reste de ressources naturelles. 

Ma mixité, ce sera d’aller à la rencontre de gens vraiment différents de moi. Des gens qui vivent à huit dans un deux pièces, peu importe leur origine et leur religion. Des enfants dans les hôpitaux, des détenus dans les prisons. Des vieilles femmes qui vivent seules. De ce gamin de douze ans à l'écart d'un groupe d'amis, toujours rejeté parce qu'il joue mal au foot, qui se renferme déjà sur lui-même, et qui voudrait être admiré. Des ados dans les quartiers isolés qui ne sont jamais allés voir une pièce de théâtre. Ceux qui vivent dans des petits villages reculés où il n'y a plus aucun travail. Les petits caïds de carton pâte qui s'insultent et en viennent aux mains parce que l'un n'a pas payé son cornet de frites au McDo. D'habitude quand ça arrive, qu'est-ce que tu fais ? Tu tournes la tête, tu ris, tu te rassures avec un petit "Et ben ça chauffe !" et tu retournes à ta conversation. "“Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.” disait Albert Einstein. Si tous ceux qui ont répondu à l'appel Tous en terrasse ! décidaient de consacrer quelques heures par semaine à échanger avec ces autres... il me semble que ça irait déjà mieux.

Ma liberté

Je ne vois pas en quoi faire partie du troupeau qui se rend chaque semaine aux messes festives du weekend est une marque de liberté. Ma liberté sera de prendre un autre chemin que celui qui passe par l’hyperconsommation. D’avoir un autre horizon que celui de la maison, de la voiture, des grands écrans, des vacances au soleil et du shopping.

Ma liberté sera celle de prendre le temps quand j'en ai envie, d'avoir un travail qui ne me permet pas de savoir à quoi ressemblera ma journée.

Ma liberté, c'est de savoir que lorsque je voyage dans un pays étranger je ne suis pas en train de le défigurer un peu plus. C'est vivre quelque part où le ciel a encore ses étoiles la nuit. C'est flâner dans ma ville au hasard des rues. 

Ma liberté, ce sera de savoir jouir et d'être plein, tout le contraire des plaisirs de la consommation qui créent un manque et le besoin de toujours plus. Ma liberté, ce sera d'avoir essayé de m'occuper de la beauté du monde. "Pour que l'on puisse écrire à la fin de la fête que quelque chose a changé pendant que nous passions" (Claude Lemesle).

Ma fête

Ma fête ne se trouve pas dans l’industrie du spectacle. Ma fête c'est quand j'encourage les petites salles de concert, quand je mets un billet dans le chapeau du musicien qui joue pour rien, quand je vais dans les petits théâtres de campagne construits dans une grange et les associations culturelles. Passer une journée avec un vieux qui vit tout seul, c’est une fête. Offrir un samedi de babysitting gratuit à une mère qui galère toute seule avec ses enfants, c’est une fête. Organiser des rencontres entre familles des quartiers défavorisés et familles plus aisées, c'est une fête.  

La fête c’est ce qui sort du quotidien. Et si mon quotidien est de la consommation bruyante et lumineuse, chaque fois que je cultiverai une parole sans écran et une activité dont le but n’est pas de consommer, je serai dans la fête. 

Ne vas pas me dire que je fais le jeu des djihadistes qui disent que nous sommes des décadents capitalistes. Ils n’ont pas le monopole de la critique de l’hyper-consommation. D'ailleurs, ils boivent aux mêmes sources que les pays les plus capitalistes : le pétrole et le trafic d’armes. 

Voilà. Je ne sais pas si on se croisera sur les mêmes terrasses ni dans les mêmes fêtes. Mais je voulais juste te dire que tu as le droit de te construire sur une autre image que celle que les médias te renvoient. Bien sûr qu'il faut continuer à aller en terrasse, mais qu'on ne prenne pas ce geste pour autre chose qu'une résistance symbolique qui n'aura que l'effet de nous rassurer, et sûrement pas d'impressionner les djihadistes (apparemment ils n'ont pas été très impressionnés par la marche du 11 janvier), et encore moins d'arrêter ceux qui sont en train de naître. 

Ce qu’on est en train de vivre mérite que chacun se pose un instant à la terrasse de lui-même, et lève la tête pour regarder la société où il vit. Et qui sait... peut-être qu'un peu plus loin, dans un lambeau de ciel blanc accroché aux immeubles,  il apercevra la société qu’il espère.

Sarah

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On m'a fait passer une réponse de Judith BERNARD à Sarah ROUBATO, lui reprochant principalement deux choses:
- de ne pas habiter PARIS mais le Québec
- d'être quelque peu condescendante

Effectivement, Sarah aurait dû préciser et même souligner qu'elle vit à MONTREAL (car en vertu de la loi bien connue des média: "nombre de morts X distance en kilomètres" on n'est pas affecté de la même manière selon la distance qui nous rapproche ou nous éloigne des événements dramatiques) mais je suis convaincu qu'elle aurait pu écrire la même chose si elle vivait à PARIS ou dans une autre grande ville de France.

Je n'ai pas perçu sa prise de position comme une leçon de morale "moralisante" et culpabilisatrice mais comme un appel à dépasser bien vite le simple réflexe "on est toujours vivants, debout et même pas peur" pour aller vers une réflexion sur les conditions d'un changement plus radical de nos sociétés occidentales.

En effet, et je pense que ce n'est pas qu'une question de génération, je ne me suis absolument pas reconnu dans les prises de positions (par exemple de Anne HIDALGO) se limitant à affirmer que c'est un mode de vie éminemment français, symbolisé par le "bien" vivre caractéristique de ce quartier parisien (terrasses, musique, foot) et nos valeurs qui ont été attaqués.
C'est évidemment vrai (encore que, comme l'écrivait un jeune homme sur TUMBLR: vomir dans le caniveau et se pourrir les poumons avec des clopes -et j'ajouterais volontiers beugler dans un stade- ne fait pas de soi un héros) mais cela nous assigne seulement à une place de consommateurs d'un certain type de loisirs d'une société "riche" et "libre" en lui opposant l'obscurantisme de bigots fanatiques et surtout cela fait l'impasse sur notre fonction d'acteurs politiques face aux ressorts profonds de la situation qui sont énumérés dans la lettre de Sarah. En gros le message délivré massivement sur nos grands médias est: "Continuez à consommer pour montrer que vous êtes toujours attachés à notre mode de vie et laissez-nous nous occuper du reste: bombarder DAECH et mettre en place l'Etat d'Urgence pour vous protéger".

Comme après les assassinats de Charlie Hebdo, les politicards se sont rués sur la dimension émotionnelle et religieuse de l'affaire car ils ne peuvent pas se permettre de dire "notre politique étrangère doit être profondément révisée et notre exploitation du tiers monde doit cesser".
Au contraire, ils utilisent notre effroi pour justifier leur fuite en avant dans leur politique qui consiste à s'impliquer militairement dans les divisions entre sunnites et chiites sur fond d'intérêts pétroliers évidents.
Pourquoi ne commence-t-on à entendre que maintenant dans les grands média qu'on "savait depuis longtemps" que certains pays européens achètent du pétrole vendu par DAECH via des trafiquants Turcs?
Pourquoi n'a-t-on pas attaqué dès le début les convois de camions qui assurent les livraisons de DAECH puisqu'on les connaît depuis longtemps? (et qu'ils sont bien plus visibles que les voitures des chefs qu'on vise avec des drones!...)
Pourquoi continue-t-on à lécher le cul de l'Arabie Saoudite, du Qatar, etc?...
Pourquoi commence-t-on seulement à entendre parler du projet Irano-Russo-Syrien de construire un pine-pline qui relierait l'Iran à la Méditerranée via l'Irak (cf. le commentaire un peu plus haut de AKAMA) et de l'opposition catégorique de l'Arabie à cette perspective d'une continuité géographique chiite entre l'Iran et la Syrie avec bénédiction Russe (et qui rompt l'ancienne continuité géographique sunnite Arabie-Turquie via ce même Irak qui était "sunnite" sous Saddam HUSSEIN)?

La réalité est que la France, après DE GAULLE a basculé avec armes et bagages du côté des USA (et de leurs alliés Saoudiens et Israéliens) alors qu'il avait réussi à nous mettre à égale distance entre USA-Russie et Chine (au prix, il est vrai très cher, de la possession de la Bombe...). MELENCHON (avec tous les côtés désagréables qui m'agacent souvent et quelques idées que je désapprouve) avec quelques rares autres, passe pour un ringard ou un totalitaire en puissance quand il répète qu'on devrait ré-équilibrer nos relations avec la Russie et avec les USA et ne plus s'impliquer dans les affaires internes du moyen orient.
Je pense qu'on peut faire l'hypothèse selon laquelle les USA auraient pu se satisfaire (à condition de pouvoir le contrôler) d'un califat Irako-Syrien dirigé par DAECH, qui aurait fait avec nous le commerce de son pétrole...
Et c'est cette réalité que nos politicards ne peuvent aborder sans se saborder car il faudrait les remplacer tous ou presque si, par hasard, les simples citoyens prenaient envie de ré-équilibrer la position de leur pays (et pourquoi pas de l'Europe) vis à vis du reste du monde.
En effet, ça impliquerait de changer de modèle énergétique et alimentaire, ce qui n'est pas mince de conséquences...

Alors on cultive l'émotion, les symboles, en mettant en avant des valeurs à vocation universelle dont la France a fait le cadeau généreux à l'humanité : Liberté, Egalité, Fraternité alors même que nos élites (de droite comme de "gauche") les foulent au pied depuis des décennies sans réaction efficace de notre part.
...Et ça marche (pour le moment) puisque les profils FaceBook se couvrent de Bleu Blanc Rouge et que les candidatures aux métiers de la police et de l'armée se multiplient.

Mais tant que nos modes de vie individuels et collectifs n'auront pas changé au point de nous faire changer de modèle social les mêmes causes produiront les mêmes effets: les rivalités entre riches pétroliers (tant qu'il y aura du pétrole) trouveront toujours des illuminés fanatiques (religieux ou extrémistes politiques identitaires) à financer et à instrumentaliser, voire à créer, pour mener à leur place les actions nécessaires à la protection de leurs intérêts.

Voilà tout ce à quoi j'ai pensé en lisant le billet de Sarah qui a exprimé bien mieux que je ne l'aurais fait beaucoup de choses que je pense et que je ressens.
Mais il est vrai que je n'ai pas trente ans, que je n'habite pas le quartier et que je n'ai pas vécu, même à distance, les événements, bien que je fasse partie de la même classe moyenne "aisée" que celle qui a été frappée, comme l'indique la lecture des profils socio-professionnels des victimes dont la liste a été publiée par Médiapart.

Quoiqu'il en soit, on a du pain sur la planche pour changer tout ça!

Il nous faut sortir des illusions de la fuite en avant sécuritaire et identitaire de l'Etat d'Urgence prolongé et des bombardements au Moyen-Orient!

1) Pour éloigner les menaces terroristes et diminuer l'afflux des réfugiés politiques, économiques et climatiques, l'urgence est de changer de politique étrangère, notamment au Moyen-Orient et en Afrique et de politique économique avec le Tiers Monde

2) Pour pouvoir changer de politique étrangère l'urgence est de faire cesser notre dépendance aux énergies fossiles (notamment au pétrole et au nucléaire) et de modifier notre modèle alimentaire trop carné

3) Pour faire cesser ces deux dépendances l'urgence est de développer massivement les énergies renouvelables afin de faire aussi cesser la menace climatique source de conflits futurs

4) Pour développer les énergies renouvelables (et les économies d'énergie!) l'urgence est de reprendre les rênes de
l'économie et la ré-orienter au service de l'intérêt général

5) Pour ré-orienter l'économie au service de l'intérêt général l'urgence est de re-fonder la démocratie en inventant la Première Démocratie Réelle pour notre pays

6) Pour inventer notre Première Démocratie l'urgence est de nous rassembler partout en Collectifs Constituants sans les cumulards professionnels de la politique (comme l'ont fait les Islandais)"


Patrick
PS: Si vous en avez l'occasion, allez voir le film de Mélanie LAURENT et Cyril DION: "Demain". Vous n'apprendrez peut-être pas grand chose si vous vous informez des questions écologistes mais ça vous sortira un moment de la tristesse ambiante: c'est tourné vers l'avenir et l'espoir, c'est agréable à regarder et la musique (anglo-saxonne) est excellente.
PS: Il va de soi que je ne pense pas qu'on n'aille "en terrasse" que pour se bourrer la gueule et se goudronner les poumons après une semaine de boulot à la con, ni qu'on n'aille au stade que pour beugler des conneries.

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L'auteur

sarah roubato

écouteuse à temps plein, pisteuse de paroles
Paris et Montréal - France et Canada

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Sarah Roubato