Quelques enjeux associés à la Journée mondiale des réfugiés

Le 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés, est l'occasion de rendre hommage à ceux qui, exilés, ont droit à un refuge et ceux qui leur portent secours. Rappeler que des lois protègent juridiquement les demandeurs d'asile est plus que d'actualité alors que se joue un procès "spectacle" contre une capitaine de navire d'ONG portant secours aux migrants, Pia Klemp.

   Notre mer, berceau de civilisation ou cimetière

   Le bassin méditerranéen a été le berceau de nombreuses civilisations depuis 9000 av. J.-C :

« Connue en anglais et dans les langues latines sous le nom de "la mer entre les terres", la mer Méditerranée est désignée et a été désignée par de nombreux noms : Notre mer pour les Romains, la Mer blanche (Akdeniz) pour les Turcs, La Grande Mer pour les juifs, la Mer du milieu (Mittlemeer) pour les Allemands et même la Grande Verte par les anciens Égyptiens[1] . Notre mer a joué un rôle majeur dans la communication des peuples de la région et évité des affrontements entre les populations aux intérêts différents. Il n’existe aucun autre bassin identique dans le monde. La carte du monde montre sa situation unique dans le monde – elle est suffisamment grande pour nous abriter tous, mais, en même temps, par sa forme unique, ses îles, ses baies et ses détroits, elle offre un moyen de connecter les peuples qui vivent tout autour ».[1 bis]

   Au XXIe siècle, la mer Méditerranée n'est plus « un symbole de créativité, de quête du sens de la vie et de la sagesse ainsi que de l’amour des gens et de la nature », elle est devenue le symbole d'une fracture de civilisation : le plus grand cimetière d'Europe.

   On se souvient de la liste de « 100 mètres de long des noms des 17306 personnes  »  mortes aux frontières de l'Europe depuis 1990. Elle avait été étendue dans un couloir de l'institution strasbourgeoise en 2015 pour attirer l'attention des dignitaires de l'Union.  L'action appuyée par le groupe d’eurodéputés Gauche unitaire européenne – gauche verte nordique (GUE/NGL) – « contre les morts de migrants en Méditerranée » avait fait parlé d'elle.

   On se souvient également de la liste compilée par l’ONG néerlandaise United for intercultural action et rendue publique dans trois quotidiens européens, il y a bientôt un an, le 22 juin 2018 : « Le nom, le pays d’origine, la fin du voyage » de chaque migrant mort en tentant la traversée de la Méditerranée ces 15 dernières années. 34 361 personnes  «victimes de la forteresse Europe ».[2]

   « Sur les 5 386 migrants morts ou disparus sur leur route de l’exil en 2017 dans le monde, 3 119 l’ont été lors du passage de la Méditerranée, indique l’Organisation internationale pour les migrations (OMI), sans compter les victimes des naufrages sans témoins, qui n’ont laissé aucun survivant et donc aucun décompte ». [3]

   Si les chiffres officiels des migrations baissent depuis 2015, la traversée reste toujours aussi dangereuse : « En 2018, 113482 migrants ont tenté une traversée, soit 60 000 de moins qu’en 2017, mais surtout dix fois moins qu’en 2015. Des décès moins nombreux, mais des traversées toujours plus périlleuses, car 2262 personnes ont perdu la vie en 2018, soit 10 % de ceux qui se lancent sans survivre ».[4], [5]

   Le bilan 2019 sera-t-il moins affligeant ?

   Des navires sauveurs aux bateaux de la honte

   N'oublions jamais les personnes qui se cachent derrières ces chiffres, celles arrivées à bon port[5 bis], celles disparues, celles qui leur portent secours en mer et sur terre [6], [6 bis], [7], [7 bis], [8], [8 bis]celles qui refusent de le faire. N'oublions pas non plus les organismes et institutions, celles qui œuvrent pour que soit appliqué le droit international du statut de « réfugié », celles qui les bafouent entre mini-crises diplomatiques [9], justifications - politiques et économiques - outrancières dignes de techniques de propagande [10][10 bis] , « protection » dite de frontières.[11], [11 bis],

   Ces dernières années se « caractérisent par une hostilité de plus en plus importante à l‘égard des personnes en migration, que l’Europe se refuse désormais tout bonnement à accueillir, y compris lorsqu’elles sont en quête de protection. Elles sont considérées indésirables sur le sol européen, en proie à la montée des populismes de droite et d’extrême-droite, et à une répression accrue à leur égard, ainsi qu’à leurs soutiens », explique le réseau Migreurop qui se mobilise contre les violations des droits des personnes en migration qui tentent d’atteindre le territoire européen.

   Plus que jamais, affirmons que nous faisons tous partie du bateau « Monde » : continuons à soutenir ces navires de l'espoir que sont le Luventa, l'Aquarius, les Sea-Watch,  Le Lifeline.  Affichons notre indignation contre les opinions idéologiques morbides rendant les missions de sauvetage quasi impossible. Continuons à refuser net les paquebots de la honte, tels que le  C-Star de Génération Identitaire, un groupuscule d’extrême-droite ayant parcouru la Méditerranée, durant une semaine l'été dernier, dans le cadre de leur opération « Defend Europe » à la recherche d'embarcations de migrants. [12][12 bis], [13], [13 bis].

   Politiques attentatoires aux droits fondamentaux

   « La dimension de la migration n’a longtemps été abordée que sous l’angle du bilan coût/avantage pour les pays d’accueil, ou encore de son rôle dans le développement des pays d’émigration lié aux fonds qui y sont envoyés par les personnes migrantes. Avec le durcissement des politiques migratoires, un nouveau thème est apparu, celui de l’exploitation par des réseaux criminels – auxquels sont mécaniquement assimilés les  "passeurs-facilitateurs" souvent migrants eux-mêmes – du besoin de franchir des frontières toujours plus verrouillées. À juste titre, le collectif Cette France-là qualifie ce type d'arguments fallacieux « de "stratégie rhétorique" destinée à légitimer  "des politiques de plus en plus restrictives, brutales et attentatoires aux droits fondamentaux" » [14], [15] L'Italie avait déjà usé de cette stratégie pour empêcher le travail de l'Aquarius. Elle s'en prend désormais à l'une des capitaines de ces navires de l'espoir au cours d'un procès « spectacle ». Accusée de complicité avec les « passeurs » libyens, l'activiste allemande Pia Klemp encourt une peine pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison et une  « amende de 15 000 euros par personne sauvée », souligne Euractiv.

   Derrière cette attaque, la volonté de dissuader les individus auprès des ONG et d'enrayer les missions de sauvetage menées par ces dernières en les  « criminalisant » [16]. Avec pour finalité, de marquer l'opinion publique d'un sceau protectionniste. Preuve en est que l'Italie du gouvernement mené par Mathéo Salvini ne s'arrête pas en si mauvais chemin dans le durcissement de la politique migratoire : elle inculpe au même moment l'ancien Maire de Riace pour aide à l'immigration clandestine. Autrefois érigée en symbole d' intégration réussie, cette petite ville est l'objet de jeu politique, puisqu'elle est désormais aux mains de l'extrême-droite.

   Contre le procès spectacle de Pia Klemp

   « C'est notre devoir humanitaire d'agir maintenant. Nous ne pouvons pas repousser l'échéance et nous ne pouvons pas dire qu'il faut trouver une solution européenne. Nous devons agir maintenant. On doit sauver des vies », rappelle Helge Lindh, un député allemand parti social-démocrate engagé dans le soutien envers les ONG sur le terrain. Peu importe les manœuvres et intimidations. En Italie et en Europe, des ONG et des personnalités font front. Elles ont appelé à signer une pétition sur Change.org pour annuler les charges qui pèsent contre Pia Klemp. Elle atteindra certainement les 150 000 signatures.

   Pour un refuge universel : le droit d'asile

   La Journée mondiale des réfugiés est l'occasion de rappeler quelques fondements juridiques, les lois qui protègent « "toute personne" qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race [son origine], de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »  

   Il est important d'insister sur cette universalité, qui ne peut exclure aucun individu à l'éligibilité du statut de « réfugié » officiellement défini par la Convention de Genève de 1951 (« relative au statut des réfugiés ») et  ratifiée par 145 États membres des Nations unies, dont l'Italie.  D'ailleurs, l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme contient en germe cette déclaration d’intention : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ».

   Juridiquement, « les personnes arrivant aux portes de l’Europe, ou désireuses d’y entrer, n’ont pas encore obtenu la reconnaissance du statut de réfugié ». Elles ont à exprimer « de quelque manière que ce soit, le souhait d’être protégée contre des dangers ou des persécutions dans [leur] pays d’origine ou de provenance ». Comme le rappelle l'O.N.G l'ACAT, membre de la Coordination française pour le droit d'asile (CFDA) et de l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (ANAFE), à la base de la notion d'asile, se trouve la problématique du « refuge » :

   « Demander l’asile, c’est chercher "refuge", c’est demander à être protégé contre un danger », avoir le droit de « s’abriter, de rester légalement dans le pays de destination. Si une personne veut demander l’asile, on doit donc la désigner comme un demandeur d’asile et lui accorder les droits et  les garanties correspondantes, dès la première expression de son souhait de demander l’asile. Les migrants et les potentiels demandeurs d’asile ont des droits au regard de la convention de Genève de 1951, puisque celle-ci les protège contre le refoulement. Il est interdit de  "refouler", c’est-à-dire de "repousser" une personne qui souhaite demander l’asile sans avoir enregistré et examiné individuellement sa demande. » [17]

   Le parcours du combattant n'est pas justifiable

   Mais, là où les conventions internationales offrent une promesse toute puissante, le droit national la comprime, bon an mal an.[17bis], [18], [18 bis]  

   La demande de droit d'asile se passe généralement dans le pays d'arrivée (REF). Elle est encadrée par des concepts juridiques précis et contraignants. Comprendre le droit d'asile est donc une nécessité pour appréhender et protéger comme il se doit l'accession à une protection réelle.

   Entamer une procédure de demandeur d'asile relève du parcours du combattant. [19], [19 bis],[20] , [20 bis]

   Pourtant, dans le cas précis de déplacement massif de population fuyant en raison de conflits armés se déroulant dans le pays d'origine, « le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) reconnaît que  "la capacité de mener un entretien personnel d’asile avec chaque personne ayant traversé la frontière n’est pas suffisante – et ne le sera jamais. Cela ne s’avère d’ailleurs pas nécessaire dans la mesure où, dans de telles circonstances, la raison de leur fuite est généralement évidente". Ces groupes sont alors dits réfugiés prima facie, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas besoin d’apporter la preuve de persécutions ».[21]

   Le statut de « réfugié »  n'est pas une identité ni un privilège. Il répond à un besoin lié à une situation de précarité. N'oublions jamais cela lorsqu' est invoquée la menace de flux migratoire [22], [23]

   Vocabulaire sécuritaire d'interdit, de blocage, de refoulement, de rejet

   La stratégie rhétorique passe par l'utilisation du langage. Rappelons le champ lexical qui avait été utilisé par le PDG d'Eurotunnel à Calais [24]  : « afflux » de réfugiés,  « tentative d'intrusion », « invasion systématique » [25][25 bis] :

 « On a l'impression qu'on parle d'une invasion de sauterelles ou d'une fuite d'eau, et cela entretient l'idée que l'arrivée de ces personnes est un désastre », expliquait Mme Shahshahani, responsable des programmes asile à l'ACAT.  « Le risque est que la neutralité du langage déteigne sur le regard ». « On est dans un vocabulaire sécuritaire d'interdit, de blocage, de refoulement, de rejet. Et cela domine tout l'espace au détriment de la solidarité et du soutien », complètait Jean-Claude Mas, le secrétaire général de la Cimade[cf.24]

   Parfois, les termes employés rendent « imparfaitement compte de la situation » [cf.24] :

« Parler d'afflux pour quelques dizaines de milliers de personnes, c'est un peu déplacé quand on compare avec d'autres épisodes historiques, comme la Seconde Guerre mondiale ou la Guerre d'Espagne, qui avait vu 500 000 personnes s'installer dans les Pyrénées », notait Olivier Clochard, chercheur au CNRS et président du réseau Migreurop en 2015. En 2014, « 600 000 personnes ont fait une demande d'asile dans l'UE, soit environ 0,1% de la population », soulignait-il« en rappelant que le Liban comptait alors 2 millions de déplacés ». [cf.24]

   La volonté de fragmenter l'universel pour atteindre le particulier

   Reste le constat d'une condamnation implicite : les mots porteurs de concepts, vecteurs idéologiques, sauvent ou condamnent. Pensons-y  lorsque nous entendons ou utilisons les termes  « migrants » , « demandeurs d'asile » ou « sans-papier » au lieu de « réfugiés » [cf.24], surtout lorsque les lois évoluent en défaveur des principaux intéressés. [26], [26 bis], [27]

   Au coeur de l'actualité, la controverse sémantique a été vive [cf.21]

   Le dictionnaire Larousse définit un « migrant » comme toute personne qui effectue une migration, c’est-à-dire qui se déplace volontairement dans un autre pays ou une autre région « pour des raisons économiques, politiques ou culturelles ». Le Petit Robert restreint la raison de ces déplacements au fait de « s’établir ». [28 bis]

   « Dans les faits, les milliers de personnes ayant traversé la mer Méditerranée sont bien des migrants, car ils se sont déplacés d’un pays à un autre, même d’un continent à un autre. Parmi eux se trouvaient des personnes considérées comme "réfugiées" par le HCR (comme les Syriens). Les autres, de nationalités diverses, quittant un pays en développement pour chercher une vie meilleure en Europe, sont dits "migrants économiques" » car  « ils font le choix du déplacement pour de meilleures perspectives pour eux et pour leurs familles », explique le HCR. Les réfugiés, quant à eux, sont « dans l’obligation de se déplacer s’ils veulent sauver leur vie ou préserver leur liberté ». [cf.28] 

   Le terme « migrant » est couramment utilisé. Pour autant, il n'est pas  « dénué d’ambiguïté. Il arrive qu’il serve à opérer un tri entre les personnes qui quittent leur pays selon les causes supposées de leur départ. Les “migrants” feraient ce choix pour des raisons économiques, quand les réfugiés ou les demandeurs d’asile y seraient forcés pour des motifs politiques. Or les contraintes économiques et politiques se confondent souvent, et la distinction entre différentes catégories de “migrants” est généralement arbitraire, au gré des fondements idéologiques ». [29] 

   Des messagers de l'Histoire

   Les stratégies rhétoriques et controverses sémantiques révèlent une crise profonde du « savoir-vivre ensemble ».

   Comme l'explique l'anthropologue Michel Agier, ce qui attend d'abord un individu qui quitte son pays pour tenter d'atteindre un refuge plus sûr, c'est avant tout un long  « couloir de l’exil ».  Des « lieux au statut d’exception, des aires d’exclusion et d’extraterritorialité. Les réfugiés sont interrompus dans leur voyage par les murs ou les législations, maintenus dans l’exil, mis à l’écart, coincés à la frontière. » Nous avons affaire « à  l’encampement du monde. Le fait que des millions de personnes vivent aujourd’hui dans des camps lui apparaît aussi lié à la crise de l’État-nation, devenu incapable de gérer la situation. Cette crise présente de nombreux aspects, notamment symboliques chez nous Français, les inventeurs du concept de Nation, ce qui peut expliquer, même si elle ne justifie pas les réactions d’hostilité ». [29 bis]

    Le philosophe Jean-Luc Nancy, pour qui la pensée de la communauté sert de fil conducteur, y oppose le  « vivre ensemble », c'est-à-dire « être avec, se savoir exister dans une communication avec les autres ». Il estime qu'il nous ait donné « de voir dans les réfugiés des messagers non seulement de crise et de guerre, mais aussi, et surtout des messagers de l’histoire, de notre histoire, de ce qui nous arrive et nous pousse nous-mêmes en migration silencieuse, active et vigilante ». [cf. 29 bis]

   Faire appel à notre responsabilité

    « "Nous les laissons se noyer, pour nier", écrivait Erri De Luca, à propos des migrants morts en Méditerranée. Entendait-il par là pour les nier (comme s'ils n'avaient jamais existé), ou bien pour nier "en bloc" (nier toute responsabilité) ? » [30].

   Nous devons y réfléchir avec tous les outils en notre possession, sans exclure l'art et la littérature : 

« De nombreuses œuvres d'art portent le souvenir des disparus, au théâtre (Lampedusa Beach de Lina Prosa), au cinéma (Fuocoamare, par delà Lampedusa de Gianfranco Rosi), en littérature (Solo Andata d'Erri De Luca, Eldorado de Laurent Gaudé), dans les arts plastiques (End of Dreams de N. B. Skyum Larsen, Le radeau de Lampedusa de Jason deCaires Taylor) », rappelle Evelyne Ritaine, Directrice de recherche FNSP, CENTRE ÉMILE DURKHEIM - Science politique et sociologie comparatives, dans sa publication « Migrants morts, des fantômes en Méditerranée »[cf.30].

   L'art et la littérature contribuent à rendre  « visibles les invisibles » et à faire entendre la voix des « sans-voix » . Cela ne sauve en rien notre part d''Humanité, mais cela la questionne.  Nous pouvons continuer à l'appréhender avec distance (en rire,  pour tenter encore et toujours de prendre du recul, avec Blanche Gardin ?) ou nous y confronter frontalement, en regardant cela bien en face, avec Ai Weiwei :

 « Le film est un miroir. Nous devons tous nous regarder dedans pour voir comment on ressent la situation et qui nous sommes. Ça ne fait pas appel à la pitié, mais à la responsabilité », explique l'artiste dans le documentaire Human Flow. « En moyenne, un réfugié le reste 25 ans, l'équivalent d'une vie brisée pour une entière génération ». [30 bis]

Sarah Seignobosc

[1] Abulafia David, The Great Sea: A Human History of the Mediterranean, Penguin Books, 2011, p. 23.

[1 bis] Gülsün Sağlamer, « La mer Méditerranée Berceau de nombreuses civilisations »,Vol. L No. 1, Chronique ONU, avril 2013.

[2 ] Il Manifesto, « “Il Manifesto” publie les noms des 34  361 migrants morts en Méditerranée », Le Courrier International, 22 juin 2018.

[3] Julien Duriez avec Léo Amar, « INFOGRAPHIE - Plus de 3 100 migrants morts ou disparus en Méditerranée en 2017 », La Croix, 10 janvier 2018.

[4] France 3 TV, « Migrants : la Méditerranée toujours plus dangereuse », France Info, 4 janvier 2019.

[5] HCR, « La traversée de la Méditerranée est plus meurtrière que jamais, selon un nouveau rapport du HCR », Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, 3 septembre 2018.

[5 bis] Yassine Bouzar, « Lille : 42 migrants de l'Aquarius obtiennent le statut de réfugié », Journal de 9H, France Culture, 4 août 2018.

[6] Rachel Knaebel, « De l’Europe aux États-Unis, ces villes qui s’opposent à leurs gouvernements pour mieux accueillir les migrants », Bastamag, 29 août 2017.

[6 bis] Afp, « Aide aux migrants : relaxe pour Cédric Herrou poursuivi pour injure à préfet », Le Monde, 14 février 2019.

[7] Jean-Pierre Clatot, « Aide aux migrants: les "sept de Briançon" condamnés par la justice », La Depêche, 13 décembre 2018.

[7 bis] Afp, « Aide aux migrants: un enseignant-chercheur du CNRS relaxé à Nice », Orange Actu, 10 mai 2019.

[8] Afp, « Migrants: relaxe pour la bénévole d'Amnesty à Nice », Orange Actu, 7 mai 2019.

[8 bis] France Info avec Afp, «  Italie : plusieurs villes se liguent contre un décret anti-immigration de Matteo Salvini », France Info, 3 janvier 2019.

[9] Jean-Baptiste Chastand, Isabelle Piquer et Julia Pascual  « Les ONG de sauvetage de migrants sont de retour en Méditerranée », Le Monde, 4 janvier 2019.

[10] Alexandre del Valle, « Comment les lobbies immigrationnistes défendent les revendications de plus en plus violentes de groupes de migrants », Valeurs Actuelles, 11 juin 2019.

[10 bis] Sarah Ugolini, « Le coût faramineux des expulsions de sans-papiers », Capital, 5 juin 2019.

[11] France 3 TV, « Migrants : le sauvetage en mer rendu impossible ? », France Info, 4 janvier 2019.

[11bis] Rédaction, « Migrants : Autriche et Danemark veulent des camps d'expulsés », Valeurs Actuelles, 8 juin 2018.

[12]  Audrey Travère, « Pourquoi la mission du navire antimigrants en Méditerranée est illégale », Le Monde, 9 août 2017.

[12 bis] Robin Gabaston, « ​La mobilisation des Tunisiens repousse le navire anti-migrants C-Star », Marianne, 7 août 2017.

[13] Pierre Bafoil, « La galère du C-Star, le navire anti-migrants des Identitaires »,Les Inrockuptibles, 12 août 2017.

[13 bis] Afp, « Le navire anti-migrants C-Star met fin à sa "première mission", après moins d'une semaine d'activité »,Huffpost, 18 août 2017.

[14] « Les passeurs : tous les mêmes ? » in Cette France là, 2, La Découverte, 2010 cité par [15 bis]

[15] Claire Rodier (GISTI - Migreurop), « Le business de la migration », Plein droit (GISTI) n°101, juin 2014

[16] Rédaction, « Mobilisation pour la capitaine d’un navire humanitaire », Libération, 11 juin 2019.

[17]  ACAT, « Comprendre le droit d'asile », https://www.acatfrance.fr/.

[17 bis]  C. B avec Benoît Ballet, « Condamné pour avoir hébergé des sans-papiers: "Le tribunal ne respecte pas la devise française" », BFMTV, 10 avril 2016.

[18] Céline Mouzon, « Aider un migrant, est-ce un crime ? », Alternatives Économiques, 10 juillet 2018.

[18 bis]Région Outre-Mer, « Non, héberger un « clandestin » n’est pas illégal en soi », Acimad, 18 octobre 2017.

[19] Rédaction, « Le parcours du combattant d'un demandeur d'asile en France », L'Obs, 21 février 2018.

[19 bis]  Afp, « GB: le parcours du combattant pour obtenir le droit d'asile », Orange Actu, 7 mai 2019.

[20] Le Point, « Demande d'asile : la plateforme téléphonique saturée à Paris », Le Point, 21 février 2019.

[20 bis] Édition de Thionville Hayange, « La demande d’asile : un parcours du combattant », La République Lorraine, 2 juin 2019.

[21] Alexandre Pouchard, « "Migrants" ou "réfugiés" : quelles différences ? », Le Monde,  25 août 2015.

[22] Jean-Marc Leclerc, « Les chiffres des demandes d’asile explosent depuis le début de l’année », Le Figaro, 12 juin 2019.

[23] V.R avec Afp, « Calais: contre les intrusions de migrants, Eurotunnel inonde ses terrains », BFM TV, 13 janvier 2016.

[24] Rédaction, «"Migrant", "exilé", "réfugié": le poids des mots », Tribune de Genève, 25 août 2015.

[25] Philippe Bertrand, « L'afflux de migrants a un coût pour Eurotunnel », Les Échos, 23 juillet 2015.

[25 bis]  Sonia Wolf, « Migrants à Calais: l’État et Eurotunnel se renvoient la balle », Public Sénat », Les Échos, 29 juillet 2015.

[26] Marion Danze, « Projet de loi asile immigration : les cinq mesures qui fâchent », Ouest France, 21 février 2018.

[26 bis] Rédaction Ouest France, « Le Sénat a achevé l’examen du projet de loi asile-immigration», Ouest France,25 juin 2018.

[27] Europe 1 avec Afp, « L'Italie adopte la loi anti-migrants de Salvini », Europe 1, 28 novembre 2018.

[28] cf. [22]

[28 bis] Sylvia Zappi, « Le  "migrant", nouveau visage de l’imaginaire français », Le Monde, 25 août 2015.

[29]  La Cimade, « Qu’est ce qu’un migrant ? »,  https://www.lacimade.org.

[29 bis] Jacques Munier, « Migrants ou réfugiés? », Le Journal des Idées, France Culture, 23 septembre 2015.

[30] Evelyne Ritaine, « Migrants morts, des fantômes en Méditerranée », Rhizome 2017/2 (N° 64), pages 16 à 17 .

[31] France 3, « "Human Flow", un film sur les migrants signé du dissident chinois Ai Weiwei », France Info, 8 février 2018.

 

 

 

 

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