La France et les langues dites "régionales" (I)

D'après des médias francais, les langues dites "régionales" bénéficient d'une "avancée historique" dans le contexte politique et culturel que connaît la France depuis très longtemps. Ouest France rapporte "La proposition de loi Molac en faveur des langues régionales définitivement adoptée". Il s'agit d'une heureuse initiative du député du Morbihan (Bretagne) Paul Molac.

Une intéressante nouveauté concernant les langues "régionales" de la France est diffusée avec l'adoption de la loi Molac dans un contexte historique où ces langues avaient été complètement marginalisées et menacées de disparition sur le plan institutionnel.

La loi a été adoptée à l'Assemblée Nationale par 247 voix pour, 76 contre et 19 abstentions sur un total de 577 députés. Paul Molac est membre du groupe Libertés et Territoires.

Le Monde rapporte notamment "Par surprise, cette proposition de loi de l'opposition a été adoptée définitivement après le vote favorable de l'Assemblée Nationale en deuxième lecture, malgré les réticences du gouvernement et des députés LRM".

Mais peut-on valablement parler de surprise, si on pense à la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires, signée par la France mais pas ratifiée à ce jour ?

Ouest France commente : "Par sa ténacité, le député du Morbihan Paul Molac a obtenu des avancées historiques au bénéfice des langues régionales comme le breton, le gallo, le corse, l'occitan, l'alsacien, le flamand, en métropole, ou les langues parlées dans les outremers". Et ajoute "La loi va pouvoir être promulguée sans délai et ses dispositions devenir effectives".

La loi Molac comporte tacitement l'abandon du terme "patois" appliqué à des langues parlées en France autres que le français officiel. Il s'agit, sur ce plan, d'une réelle évolution positive.

Reste, dans l'immédiat, à suivre et examiner attentivement l'application concrète de cette loi dans l'ensemble de la France, comportement collectif et institutionnel compris.

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