Le 8 mai et la défaite du nazisme

Le 8 mai 1945 (date de l'Europe Occidentale, 9 mai pour la Russie) fut le jour de la capitulation du nazisme, mettant fin à une guerre qui fit un nombre de morts sans précédent. Suite directe de la Première Guerre mondiale, cette deuxième guerre (1939-1945) a été la conséquence de la prise du pouvoir par les nazis en Allemagne en 1933. Comment a-t- on pu en arriver a une telle catastrophe ?

Le Jour de la Victoire, fêté le 8 mai en France, commémore la défaite finale du pouvoir nazi implanté progresivement en Allemagne depuis 1920, date de la fondation du NSDAP (Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands) d'Adolf Hitler.

La capitulation définitive de l'Allemagne nazie fut signée à Berlin, en territoire occupé par l'URSS, le 8 mai 1945 à 23h heure de Berlin et 9 mai à 1h, heure de Moscou, par le Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel. L'acte évoque d'emblée une "reddition sans condition".

Adolf Hitler serait mort "par suicide" le 30 avril 1945 à Berlin.

La montée du nazisme avait été, fort malheureusement, la conséquence directe des conditions de capitulation déguisée imposées à l'Allemagne a l'issue de la Première Guerre mondiale.

Des conditions qui ont, de par leur nature, conduit à la prise du pouvoir par l'extrémisme nationaliste allemand et à une nouvelle guerre dont le nombre de morts est estimé entre 50 et 70 millions. Un chiffre sans précédent, qu'il paraît impossible de ne pas évoquer.

Pire encore, les rivalités entre puissances occidentales qui ont conduit à deux guerres mondiales étaient déjà anciennes et antérieures à la naissance même d'Adolf Hitler (1889). Il en est de même des considérations à caractère raciste.

C'est ainsi, notamment, que dans son discours du 28 juillet 1885 destiné à justifier et défendre la "grande expansion coloniale" française, Jules Ferry avait explicitement évoqué les prétendus "droits et devoirs des races supérieures" à l'égard de populations qualifiées de "races inferieures".

Pourtant, Jules Ferry est très souvent présenté comme un "progressiste". Notamment, dans le domaine de l'éducation... Quelle éducation, et au service de quels intérêts ?

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