ONU, urgence : réduire les émissions de méthane

Réduire de 45% les émissions de méthane à l'échelle planétaire au cours de la présente décennie : tel est l'objectif avancé par l'ONU. Mais est-ce suffisant ? En réalité, cette réduction partielle ne permettra pas d'éviter une hausse de la température de la planète. Jusqu'à quand, et avec quels effets sur le long terme ?

La situation extrêmement critique, sur le plan du réchauffement climatique, exige de toute urgence des mesures très conséquentes. Mais qui les envisage vraiment ? 

Rien n'est rassurant à l'heure actuelle, si on va au fond de la problématique et on tente d'explorer les effets prévisibles.

C'est ainsi, que, dans une note du 6 mai 2021, le site ONU Info emploie explicitement le titre Réduire les émissions de méthane de 45% permet d'éviter une hausse de la température mondiale (ONU).

Avec l'introduction :

Les émissions de méthane liées à l'activité humaine peuvent être réduites de 45% au cours de la présente décennie, ce qui permettrait de limiter la hausse de la température mondiale a 1.5 degré Celsius, conformément à l'Accord de Paris sur le climat, indique un rapport soutenu par l'ONU et publié jeudi.

(fin de citation)

Il reste que, même dans cette hypothèse, on aurait affaire à une hausse de la température à l'échelle planétaire. Qu'en resulterait-il ?

Et pourquoi ne pas mettre fin pour l'essentiel, tout simplement, aux émissions de méthane ? De telles émissions ne sont pas le fait des "petits citoyens". Elles sont imposées par des intérêts industriels et financiers réputés "intouchables".

Quousque  tandem ?

La véritable question étant celle de la détention du pouvoir effectif dans la société actuelle.

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