Le Chili, 31 ans après Pinochet (I)

En théorie, le Chili à cessé d'être une dictature avec le départ d'Augusto Pinochet en 1990 suite à un référendum tenu en 1988. Cependant, l'appréciation émise par Amnesty International sur la situation actuelle dans ce pays ne paraît guère favorable.

L'appréciation d'Amnesty International sur la situation au Chili commence par ce résumé :

Les droits humains au Chili en 2020

En raison de la pandémie de COVID-19, les manifestations de masse contre les inégalités persistantes ont été moins nombreuses ; les rassemblements qui ont toutefois pu avoir lieu ont généralement été marqués par l'intervention d'agents de l'Etat qui ont eu recours à une force excessive ayant souvent occasionné des blessures graves. Le gouvernement a fait un usage abusif de la législation pour incriminer les manifestants, invoquant la Loi sur la sécurité nationale et faisant adopter de nouvelles lois en matière pénale. La pandémie à eu des conséquences disproportionnées sur les personnes vivant dans la pauvreté et celles tributaires des services publics de santé, ainsi que sur le personnel soignant du secteur public.

(fin du résumé)

Le Chili a-t-il vraiment "tourné la page" de la dictature de Pinochet  ?

Parmi les titres contenus dans le rapport d'Amnesty International on trouve  :

Recours excessif à la force

Répression de la dissidence

(fin de la relation)

Des pratiques qui semblent bien être l'expression d'un système économique et social en place. Qui pourra renverser ou faire évoluer ce système ?

A remarquer, cependant, l'élection de la candidate communiste Iraci Hassler Jacob en tant que maire de la capitale chilienne Santiago. Âgée de 30 ans, elle est née l'année du départ de Pinochet.

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