Covid-19 et inégalités sociales (I)

Quel est le degré d'implantation du Covid-19 d'après les quartiers ? D'après un entretien diffusé par France Info avec deux épidémiologistes, "la pandémie frappe davantage les quartiers populaires". A ce sujet, Jean Gaudart et Jordi Landier déclarent notamment : "Il est plus facile de s'isoler dans une pièce d'un grand appartement ou d'une maison...". Triste réalité.

Y a-t-il une différence entre quartiers aisés et quartiers populaires concernant la propagation du Covid-19  ? La réponse semble être affirmative, si on s'en tient aux constats rapportés par les épidémiologistes Jean Gaudart et Jordi Landier dans un "grand entretien" de France Info qui mérite incontestablement d'être lu en entier et de donner lieu à des réflexions sur son contenu.

Ces deux chercheurs font partie d'un groupe de collègues rattaché au laboratoire Sesstim (Sciences Économiques et Sociales de la Santé et Traitement de l'information Médicale), basé à l'Université d'Aix-Marseille et qui entreprend des études à l'échelle des quartiers. Une courageuse initiative, qu'on ne peut que saluer.

Non pas que leur constat soit surprenant, mais qui avait osé le réaliser et l'exposer ouvertement ? Une large majorité de la population est, pourtant, concernée. 

Une situation extrêmement critique et que les pouvoirs publics ne peuvent pas valablement ignorer. 

L'institut Pasteur de Lille rapporte "Le virus, identifié en janvier 2020, à été nommé SARS-CoV-2" et ajoute "La maladie (...) a été qualifiée de pandémie en mars 2020 par l'organisation mondiale de la santé". Il est question, dans ses communiqués, d'une molécule jugée "particulièrement puissante contre le SARS-CoV-2".

Top Santé  souligne que les recherches à ce sujet de l'institut Pasteur de Lille viennent de recevoir le label "Priorité de Recherche Nationale". Un espoir, certes...

Mais que fera-t-on, dans l'immédiat, pour protéger sans tarder les populations de condition modeste ?

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