Il y a 50 ans, "Gardarem lo Larzac"

C'est en 1971, que les mobilisations contre le projet d'extension d'un camp militaire sur la causse du Larzac ont commencé. Elles devaient durer dix ans avant l'abandon de ce projet par François Mitterrand après son élection. Mais aujourd'hui, dans un contexte différent, les tensions de la population locale avec les militaires ont disparu et l'apport économique de ces derniers est fort apprécié.

Peut-on oublier l'affaire du Larzac et les dix ans de mobilisation populaire à ce sujet ? Gardarem lo Larzac (nous garderons le Larzac) fut le mot d'ordre de ces actions pacifiques citoyennes.

Le Temps (Suisse) rapporte : "Emblème de la lutte pacifiste, le Larzac revit grâce aux militaires".

Mais à présent, l'armée n'est que locataire et pas proprietaire. Son fonctionnement sur le plan local est également très différent, de même que ses rapports quotidiens avec la population locale et son attitude concernant les structures naturelles de cette zone montagneuse qui se situe entre 600 et 900 mètres d'altitude.

Le Temps rapporte notamment "Une convention-cadre a été signée entre le Ministère de la Défense et le parc régional naturel des Grands Causses (320.000 hectares, inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO) dont dépend le Larzac."

Rien à voir avec la situation qui s'était produite en 1981.

À noter que la manifestation "Larzac 2003" avait réuni entre 200.000 et plus de 300.000 personnes du 8 au 10 août 2003.

Plus globalement, les mobilisations autour du Larzac semblent bien avoir été l'expression tacite d'un mécontentement social profond de la population française.  

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