Certes, il a été question des retraites au cours des débats de la campagne des élections présidentielles. Mais qu'en est-il, concrètement, du statut des retraités, des personnes âgées et malades, de leur couverture sociale, de leur accès à des logements sociaux... ? Sur ces questions, une certaine discrétion a été de mise alors que le nombre des retraités en France approche les seize millions, tous régimes confondus. Pourtant, les problèmes rencontrés par ce secteur de la population sont bien réels. Les déremboursements de médicaments déja intervenus ne sont pas sans conséquences, et des retraités malades peuvent également se retrouver privés d'accès à des logements sociaux.

Avec le sous-titre à façade moralisante « Nous ferons la transparence sur l'attribution des logements sociaux », un programme distribué par les militants du candidat Emmanuel Macron et indiquant l'affiliation En Marche ! annonce :

Au lieu de procédures parfois opaques, nous mettrons en place un système de points, fondé sur des critères objectifs (taille de la famille, niveau des ressources, lieu de recherche). Il permettra à chacun de connaître ses chances d'obtention d'un logement et le délai d'attente prévisible.

(fin de citation)

Mais de manière fort inquiétante, l'état de santé, la condition de retraité ou de personne âgée... se trouvent totalement absents de cette définition des « critères objectifs » pour l'attribution d'un logement social.

De surcroît, peut-on valablement découpler le niveau des ressources de l'état de santé ? La réalité est que les soins et médicaments non remboursés, alliés aux régimes alimentaires requis, peuvent diminuer de manière significative le niveau des ressources effectif par rapport aux revenus formels.

Une omission de la part d'Emmanuel Macron qui nous semble appeler un certain nombre d'interrogations.

Et qu'en est-il des autres candidats à la Présidence de la République ? Il s'agit pourtant d'un sujet qui intéresse non seulement ce quart de la population mais également leurs familles, leurs amis proches...

 

Plus globalement, que deviendront les personnes âgées et avec un état de santé précaire dans un contexte de prétendues exigences budgétaires, alors que la mondialisation du capitalisme et la libre circulation des capitaux impliquent la mise en concurrence des populations aux échelles européenne et planétaire ?

Que deviendront les retraités français et la grande majorité des salariés du pays dans cette mondialisation capitaliste, alors que le site de Force Ouvrière dénonce pour l'Indonésie un salaire minimum d'environ 250 euros à Jakarta et d'environ 80 euros à Java? Que peut-on attendre de la stratégie du grand capital mondialisé ?

En Europe même, le Journal du Net évoque un SMIC de 275 euros en Roumanie, de 353 euros en Hongrie et de 235 euros en Bulgarie. Que peut-on attendre de l'Union Européenne et des capitaux qui y circulent ?

Pourquoi laisse-t-on faire depuis trois décennies dans ce domaine ?

Et quel débat en vue des prochaines élections présidentielles a vraiment abordé ces questions pourtant essentielles ?

Qu'adviendra-t-il après le 7 mai ?

 

Voir aussi nos articles (cliquer sur chaque titre) :

Présidentielles 2017  services publics : que deviendront les hôpitaux ?

Présidentielles 2017, santé en crise : hôpitaux, personnels, patients

Présidentielles 2017 : que deviendra la population âgée et avec des problèmes de santé ?

Présidentielles 2017 : Hollande, Macron, Aghion, chômage, privatisations...

 

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Tous les commentaires

Pourquoi laisse-t-on faire depuis trois décennies dans ce domaine ?

Parce que l'on a préféré faire une europe financière libérale avant une europe politique ! Les citoyens ne sont pas les priorités des politiques. La priorité des politiques comme Macron est de faire une france libérale soumise à la flexibilité comme ils disent. Bientôt des contrats 0 heure comme en Angleterre...