Direction d'espace privilégiée et espace-temps spinoriel

Ce 29 août 2013 a été une journée intéressante en matière de clarifications dans le domaine de la Cosmologie à l'égard du grand public. L'existence d'une « asymétrie entre les températures moyennes des hémisphères opposés du ciel » (dixit Planck) suggérant à son tour l'existence d'une direction spatiale privilégiée est-elle un phénomène « étrange » comme le prétendent des déclarations de dirigeants de la collaboration Planck (y compris, dans Nature) ? Notre collègue Luis Gonzalez-Mestres répond clairement à cette propagande en rappelant ses travaux sur l'espace-temps spinoriel qu'il a proposé pour la première fois il y a déjà dix-sept ans. Ses articles « Existe-t-il une échelle de Planck ? (II) » (blog Notre Siècle) et « A Privileged Space Direction? Spinorial Space-time, WMAP, Planck (I) » (blog Relativity and beyond it) opèrent une indispensable mise au point que nous avons reprise à notre tour dans notre article « Planck : un Univers presque parfait ? (III) » sur le blog La Science au XXI Siècle. En réalité, l'existence d'une direction d'espace privilégiée pour chaque observateur comobile est une propriété pratiquement triviale de l'espace-temps spinoriel considéré par Gonzalez-Mestres depuis fort longtemps. Dans sa postface à l'ouvrage d'Igor et Grichka Bogdanov Le mystère du satellite Planck, Luis Gonzalez-Mestres avait déjà souligné que cette propriété, alliée à la violation de la parité, est de nature à expliquer tout naturellement les observations de Planck en la matière qui confirment à leur tour avec une plus grande précision celles de WMAP.

 

Dans son article « Existe-t-il une échelle de Planck ? (II) », http://notresiecle.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/08/29/existe-t-il-une-echelle-de-planck-ii-49146.html , Luis Gonzalez-Mestres écrit notamment :

... dans mon article « A Privileged Space Direction? Spinorial Space-time, WMAP, Planck (I) », j'ai souligné le caractère artificiel de certains étonnements exprimés dans les déclarations de responsables de Planck à propos de la possible existence d'une direction spatiale privilégiée que les données de cette collaboration semblent suggérer. En réalité, l'existence pour chaque observateur comobile d'une direction privilégiée dans l'espace est une conséquence presque triviale de l'espace-temps spinoriel que j'ai proposé il y a déjà dix-sept ans.

(...)

 (fin de l'extrait)

Nous rappelons de notre côté, http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/08/29/planck-un-univers-presque-parfait-iii-49147.html :

(...)

En effet, pour un spineur d'espace-temps ξ , la direction d'espace privilégiée correspond à un vecteur z tel que, si le vecteur σ correspond aux matrices de Pauli, on a σ.= | z | ξ . Cette direction d'espace est unique pour chaque point ξ de l'espace-temps.

(...)

(fin de l'extrait)

Ce que Luis Gonzalez-Mestres a souligné à plusieurs reprises dans ses articles et commentaires.

La démarche de notre collègue est tout compte fait très logique. Si les particules élémentaires les plus fondamentales sont des spineurs par rapport aux transformations de l'espace-temps, et si les représentations spinorielles des rotations d'espace sont les plus fondamentales [le groupe SU(2) contient deux fois le groupe des rotations d'espace conventionnelles SO(3)], pour quelle raison ne pas considérer d'emblée une structure de l'espace-temps conforme à cette réalité mathématique ?

Une rotation de 360 degrés change le signe d'un spineur, alors qu'elle ne produit aucun effet sur un scalaire ou sur un vecteur. Doit-on s'étonner, dans ces conditions, si la direction d'espace privilégiée n'est perceptible que dans le cadre d'un espace-temps spinoriel ? Tel est l'un des résultats obtenus, très simplement, par notre collègue Luis Gonzalez-Mestres. Voir également, sur ce même blog, les articles « Planck data, spinorial space-time and asymptotic Universe » (reprenant un article scientifique de Gonzalez-Mestres) et « Expansion de l'Univers : la conjecture de Gonzalez-Mestres ». Ou encore : « Pre-Big Bang, vacuum and noncyclic cosmologies (I) » (reprenant également un article scientifique de notre collègue).

WMAP et PLANCK ont-ils ainsi confirmé le bien-fondé de l'espace-temps spinoriel introduit et étudié depuis longtemps par Luis Gonzalez-Mestres ? La question nous semble devoir être posée.

 

Voir aussi nos articles (cliquer sur chaque titre) :

Planck : un Univers presque parfait ? (I)

Planck : un Univers presque parfait ? (II)

Planck : un Univers presque parfait ? (III)

Un livre pour l'été : Le mystère du satellite Planck

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Cédric Villani, cosmologie et rigueur scientifique (I)

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