Etaler ou recycler le Grand Paris ?

L’abandon du projet de Notre-Dame des Landes éviterait 1000 hectares d’étalement urbain. En Île-de-France, l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle ou Disneyland Paris ont démontré de leur influence négative sur l’artificialisation des sols. Quelles logiques sont encore en œuvre sur le territoire ? Le Grand-Paris pourrait-il se reconstruire sur lui-même ?

Selon le rapport des médiateurs relatif au projet d’aéroport du Grand Ouest, l’abandon du projet de Notre-Dame des Landes permettrait d’éviter 1000 hectares d’étalement urbain (p.42 du rapport de médiation, 13 décembre 2017). En Île-de-France, l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, le déplacement des Halles à Rungis, le développement de Disneyland Paris ont fait la démonstration éclatante du rôle que peut représenter un pôle d’attraction de zones monofonctionnelles sur l’augmentation de l’étalement urbain. Si aujourd’hui les surfaces de recyclage urbain (1500 ha/an) sont devenues plus importantes que celles de l’étalement (650 ha./an, IAURIF, 2016), quelles logiques sont encore en œuvre dans l’artificialisation des sols ? Comment mieux considérer les espaces peu amènes des villes génériques ? Le Grand-Paris pourrait-il être le lieu d’une réflexion territoriale globale sur l’avenir de la relation entre ville et non-ville ?

30 ans de production de la ville : 1982-2012 © IAU-Île-de-France, 2016 30 ans de production de la ville : 1982-2012 © IAU-Île-de-France, 2016

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L’Île-de-France avec ses 8 départements et 1 296 communes et arrondissements, représente 2% du territoire français et 19% de la population de la France métropolitaine, soit 12 millions d’habitants (2014) sur 12 000 km² (1.2 million d’hectares). Le taux d’évolution moyen de la population calculé entre 2009 et 2014, en Ile-de-France comme en France métropolitaine, est de +0.5% (INSEE, 2017). Simultanément, sur le territoire francilien, le taux d’urbanisation calculé entre 1999 et 2012 a augmenté de 10 %. Cela signifie que l’urbanisation du territoire francilien augmente environ 20 fois plus rapidement que sa population.

De l'explosion urbaine à l'étalement

L’après-guerre a porté à son paroxysme le développement d’espaces urbanisés avec une augmentation des territoires urbanisés français de presque 40% entre 1962 et 1968. En Île-de-France, c’est le début de développement des 5 villes nouvelles Cergy-Pontoise, Évry, Marne-la-Vallée, Melun-Sénart et Saint-Quentin-en-Yvelines. Avec la démocratisation de l’automobile dans les années 1970, les cœurs de villes jugés trop denses ont partiellement perdu leur attractivité pour l’habitation, au profit de logements diffus. La maison individuelle est devenue le synonyme de rapprochement avec la nature, de qualité de vie et de liberté pour une partie de la classe moyenne jeune, motorisée et confortée dans ses choix par des modes de consommation incitatifs autant que débridés. L’expansion urbaine, autrement appelée étalement ou périurbanisation, ne trouve cependant pas sa cause dans ces seules banlieues pavillonnaires. L’aéroport Roissy Charles de Gaulle (1974),  Disneyland Paris (1992) sont les parties émergées des nombreuses zones d’activités, commerciales ou centres de loisirs disséminées sur tout le territoire, installés à bas coût par des élus avides d’en récolter les taxes et d’en annoncer les emplois. Ils sont principalement implantés en bordure des infrastructures de transport dont ils bénéficient directement des flux pour en générer de nouveaux. Avec la prise de conscience des années 1990 et la notion de développement durable du rapport Bruntland de 1987, la notion de densité urbaine retrouve un écho favorable. Les citoyens et leurs représentants, mieux informés sur les conséquences de choix d’aménagement ou de leurs propres choix de vie auraient-ils progressivement repris le contrôle de la réflexion territoriale ? Celle-ci est malheureusement trop souvent réduite à l’échelle de préoccupations et bénéfices individuels, voire totalement annihilée par une logique foncière hors sol.

Aujourd’hui, si le Grand-Paris représente l’opportunité d’une réflexion nécessaire, son développement fait souvent ressentir l’inertie des modes de penser le territoire. Ainsi des projets tels que le Plateau de Saclay, Europacity à Gonesse, Aérolians à Tremblay-en-France ressemblent à s’y méprendre aux grands projets des années 70-80. La destruction des espaces naturels entourant les villes fait baisser la qualité de vie de tous ses habitants en prétendant augmenter son attractivité. Ils démontrent que la communication territoriale prime encore sur la matière grise à engager pour faire évoluer la région de manière vertueuse. Quelles logiques sous-tendent l’étalement urbain ? Quelles pistes de solutions apporter ?

Artificialisation et imperméabilisation du sol

« Artificialiser » un sol signifie le « simplifier. » Cela vient d’être fait ici, car la définition précise de l’artificialisation, selon Alice Colsaet et Yann Laurans, chercheurs à l’IDDRI,  est « la  conversion  de  terres  naturelles  ou  agricoles  en  zones  urbanisées,  mais  aussi  toute  modification  de  l’occupation  des  sols  vers  une  utilisation  s’éloignant  d’un  fonctionnement  «  naturel  »,  ou  provoquant  un appauvrissement  des  écosystèmes. » Le terme n’intègre pas les surfaces agricoles, artificialiser implique donc une transformation de l’usage du sol autre que pour sa culture. Les espaces artificialisés sont imperméables (bâtiments, infrastructures, …) ou non, comme peuvent l’être les engazonnements. Ils constituent cependant ce qu’il est convenu d’appeler un tissu urbain ; ainsi le terme urbaniser sera ici considéré comme synonyme de celui d’artificialiser.

En France métropolitaine, 9 % de la surface du territoire est artificialisée ; en Île-de-France, ce chiffre est plus que doublé avec un pourcentage de 22% du territoire tandis qu’à Paris, il atteint 98%.

Les années 1980 et 1990 ont représenté pour la région une période très destructive d’espaces naturels et agricoles, avec plus de 2000 hectares artificialisés par an. Ce chiffre a baissé à partir de 1999 (1200 ha./an), que la crise de 2008, identifiée comme le déclencheur de réduction des projets, a réduit à 700 ha./an entre 2008 et 2012.

En Île-de-France, la majorité des terres artificialisées (79%) le sont au détriment de terres arables, dont le plus grand nombre sont de très bonnes qualités agronomiques. Plus de 65% sont considérées comme bonnes (29%) ou très bonnes (37%) pour la production agricole (SOeS-Gis Sol, 2010). De fait, les choix opérés pour leur destruction font abstraction de leurs qualités embarquées et de la ressource naturelle précieuse qu’ils représentent pour nos propres consommations. Frédéric Bonnet, grand prix d’urbanisme 2014, milite pour une compétence agricole des métropoles. Une proposition d’autant plus pertinente que la métropole francilienne possède une autonomie alimentaire proche de 3 jours. En outre, ces destructions nient les qualités que peuvent apporter les espaces naturels au plus proche des centres urbains denses sur ces derniers. Citons en quatre à titre d’exemple : le rôle de puits de carbone ou la capacité des espaces naturels à améliorer la qualité de l’air, le rôle d’éponge ou la propension à réguler les pluies et à réduire les risques d’inondations, le rôle de réduction d’îlot de chaleur urbain ou la régulation des températures lors des périodes de canicules, et le rôle de support de la biodiversité ou l’aptitude à maintenir des espaces vivables inscrit dans les cycles naturels.

Vous avez dit rentabilité ?

Interrogée à propos de la consommation de terres agricoles par des Zones d’Aménagement Concertées (ZAC), Pascale Poirot, présidente de l’Union Nationale des Aménageurs (UNAM, ancien SNAL), explique : « On sait très bien que les opérations de renouvèlement urbain sont longues donc, elles sont chères, on touche des fonciers où il y a vraiment des sujets, tels que de la dépollution, à régler. Donc, ça augmente les coûts et puis surtout, ça n’est pas infini. (…) quand on classe des terrains en urbanisable, c’est quand même aussi  pour permettre un développement et pour permettre à des gens de travailler, de se loger. »

La valeur vénale moyenne de terres agricoles en Île-de-France, indiqué par un arrêté de l’Etat chaque année, est de 1€/m² en 2016. L’exemple du Triangle de Gonesse permet d’appréhender la réalité des chiffres : les terres agricoles prévues pour être urbanisable ont été achetées par l’EPA Plaine de France 9€/m² aux propriétaires tandis que les exploitants étaient indemnisés 1.1€/m² soit un total de 10.1€/m², 10 fois plus que des terres agricoles non urbanisables dans ce secteur en 2016. La vente de ces terres a été opérée à 337€/m², c’est-à-dire 33 fois plus que l’achat et l’indemnisation ou 330 fois plus que leur valeur vénale initiale. De l’autre côté de l’autoroute A1, la friche PSA a été revendue par PSA à la ville d’Aulnay-sous-Bois pour une valeur de 100€/m². Á cette somme s’ajoute les frais de dépollution, en moyenne 35€/m² pour un total à l’investissement 13.5 fois supérieur à des terres agricoles prévues pour être urbanisées. A prix de revente égal, entre la revente de terres agricoles urbanisable et celle de terrains urbanisés à bâtir, la marge brute est multipliée par 100.

Ces facteurs de multiplication sont uniques et représentent un attrait d’investissement que les agriculteurs ont du mal à défendre ou à protéger seuls. Sans protections publique et citoyenne des terres agricoles et espaces naturels, ces bénéfices pécuniaires colossaux permettent aux investisseurs de doter leurs perspectives d’achats d’une armada juridique, lobbyiste et communicationnelle sans grever leur marge brute.

Un raisonnement de patates

Dynamique économiques du Grand Paris ; une logique de patates © DRIEA octobre 2014 Dynamique économiques du Grand Paris ; une logique de patates © DRIEA octobre 2014

La tendance à représenter des dynamiques territoriales en cours ou souhaitées au moyen de patatoïdes tend à obstruer le regard sur les réalités géographique, humaine et construite de lieux habités. Pour que l’action de l’Etat soit répartie équitablement sur le territoire, chaque zone du territoire francilien doit-elle être à proximité d’une représentation de sa dynamique ? Si l’abstraction est une nécessité des métiers liés à la planification, ces formes supposent une connexion uniforme entre des pôles équivalents quoique distincts dans leur objet. Ils impliquent le déplacement de flux et justifient par leur énonciation le besoin d’infrastructures toujours plus grosses implantées plus aisément sur des terres naturelles ou agricoles qu’en milieu dense. Ces pôles sont censés répondre en fonction des gares à une partie identifiable de la compétition mondiale, simplifiant la construction de la métropole en opérant un retour à une segmentation fonctionnelle appauvrissante : un zonage à grande échelle.

Si nombres des projets générateurs des dynamiques économiques espérés se disent respectueux de l’environnement, la somme des opérations d’urbanisation diffuse qu’ils induisent favoriseraient une fragmentation des milieux, facteur supplémentaire de perte de biodiversité. Par ailleurs, les secteurs sanctuarisés qui justifient des opérations d’artificialisation comme celle du plateau de Saclay (Zone de Protection Naturelle Agricole et Forestière) ou du Triangle de Gonesse (Carré agricole) font fi de l’instabilité dans le temps de la destination des sols que produisent les Plans Locaux d’Urbanisme, intercommunaux ou non. Trop contraints par les négociations entre collectivités et opérateurs, soumis aux revirements politiques, ces garde-fous apparemment inébranlables ressemblent à s’y méprendre à l’affirmation moquée : demain, j’arrête. En encourageant des opérations d’investissement foncier en « cœur patate, » la baisse du taux d’artificialisation des terres liée à la crise de 2008 risque de n’avoir été qu’un mauvais pas économique, plutôt qu’une évolution vers un cycle vertueux de la reconfiguration urbaine.

Répartition de la consommation des terres

Nombre d’écrits explicitent la qualité première de l’urbain comme étant sa capacité à agréger des usages pour mieux les conjuguer. La ville, ou les espaces qui lui sont apparentés, sont des lieux complexes qui intègrent l’habitat et les commerces, le travail et les loisirs, les équipements et les espaces publics ainsi qu’un réseau dense de transports publics pour les irriguer. Il peut donc apparaître étrange de classer l’artificialisation des sols par fonction. Ce mode de classement montre précisément que la majorité des territoires grignotés par artificialisation sont monofonctionnels. En Île-de-France entre 2009 et 2012, 23% de l’artificialisation résulte de la création d’habitat individuel, tandis qu’à nombre de logement similaire, ce chiffre représente seulement 2% des terres urbanisées pour l’habitat collectif. Un quart des surfaces artificialisées le sont donc par le logement, dont l’écrasante majorité représente des zones pavillonnaires. De plus en plus compactes, elles restent toujours monofonctionnelles ce qui impose, de fait, l’usage de la voiture à ses habitants.

Les autres usages du sol fortement consommateurs d’espaces sont les espaces engazonnés (18%), les zones d’activités économiques (15%, les deux tiers étant consacrés aux entrepôts), et les parcs de stationnement automobiles (6%). Cette segmentation doit être rapportée à la réalité matérielle des zones d’activités économiques. Elles nécessitent des infrastructures le long desquelles les espaces engazonnés sont majoritairement implantés. De même, leurs schémas généralement monofonctionnels s’accompagnent de la création d’espaces de stationnements automobiles, horizontaux car peu coûteux lorsque le prix du terrain est réduit. Le raccourci consistant à attribuer à ces zones un total de 39% des espaces urbanisés serait probablement caricatural, mais il apparaît réaliste de considérer le développement des zones d’activités, artisanales, industrielles ou logistiques comme impactant majoritairement l’étalement urbain en Île-de-France, ou du moins, de le considérer au même niveau que celui des habitations individuelles.

Tous les départements ne sont pas égaux face à l’artificialisation. Ainsi les territoires accueillant des grandes plateformes logistiques, autour des aéroports ou du marché de Rungis par exemple, présentent un taux d’artificialisation lié au développement de plateforme logistiques dépassant les moyennes régionales. Ce secteur restant en forte augmentation depuis les années 1990, les dynamiques en place nécessitent d’être jugulées pour relocaliser radicalement l’économie et les flux de matière d’une échelle de gestion majoritairement mondiale à celle du territoire régional à national.

Redistribuer la densité et profitant d'un taux de vacance élevé

La densité moyenne de population de la région est de 1000 habitants par km² ou 10 habitants par hectare (hab./ha), 10 fois supérieure à la densité française moyenne.

Mais ce chiffre peut être très variable sur le territoire. En effet, 22% des familles franciliennes vivent dans les 5 villes de plus de 100 000 habitants de la région : Paris, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Argenteuil et Montreuil. La disparité de densité de population apparaît alors une évidence : la densité moyenne de l’ensemble de ces 5 villes est de 177 hab./ha, 17 fois supérieur à la moyenne régionale. Ce chiffre passe à 210 hab./ha. à Paris (2012) tandis que le 11ème arrondissement, le plus dense, possède le taux record de 419 hab./ha.

Une meilleure répartition de la densité permettrait-elle de redonner l’espace nécessaire en cœur de ville tout en produisant une dynamique sociale dans des territoires délaissés ? Là encore, la réponse apportée ne doit pas être systématique, augmenter la densité de population n’est pas le seul levier à déclencher pour bénéficier à l’ensemble du territoire. En effet, la production de zones plus urbaines que des quartiers de bureaux, des zones pavillonnaires ou des zones d’activités, monofonctionnels, nécessitent l’inscription progressive de la mixité d’usages qui compose la ville dans des sites construits existants.

En Île-de-France, le taux de vacance du parc de bureaux existant est de plus de 8%, totalisant 4.43 millions de m² inutilisés (2014), la part de logements vacants est de 6.4%, soit prêt de 360 000 logements non utilisés (INSEE 2017). Une redistribution concertée de la dynamique urbaine régionale pourraient être en partie développée en réhabilitation de ces surfaces délaissées. Une étude fine, par territoire permettrait d’opérer le nécessaire rééquilibrage à l’intérieur même des espaces déjà artificialisés sans avoir recours à l’étalement urbain. Ces perspectives ne sont d’ailleurs pas incompatibles avec la poursuite de l’augmentation de la population francilienne. Elles assureraient une meilleure répartition des richesses, en réduisant les nécessités de déplacement pendulaire. Une réflexion à l’échelle métropolitaine permettrait de reconsidérer la densité habitante et la densité d’activités, autrement dit la géographie de main-d’œuvre potentielle et celle des emplois, pour en opérer une redistribution stratégique sur le territoire.

Réversibilité des espaces artificialisés

Certains espaces artificialisés sont plus réversibles que d’autres. Les zones engazonnées, non imperméabilisées, portent par exemple, cette capacité de retour à un état naturel rapide. Elles pourraient assurer certaines pénétrations de la nature en ville pour améliorer la qualité de vie urbaine de la métropole dans des territoires en cours de mutation. Cela ne correspond pas aux dynamiques constatées entre 2009 et 2012,  « quasiment  aucun  espace  ouvert  artificialisé  (gazons,  parcs,  terrains  de  sport...)  n’est  revenu  à  l’état  d’espace  naturel  (…) ; au contraire, la tendance est plutôt de les  transformer  en  espaces  bâtis,  dans  la  mesure  où,  dans  la  conurbation  parisienne,  une  dynamique  de  densification  se  poursuit  parallèlement  à l’extension urbaine » (Colsaet, Laurans, 2017). Cette tendance, si elle est à déplorer, peut à tout moment être modifiée par des incitations politiques, foncières ou législatives.

En parallèle d’une répartition plus résiliente des dynamiques urbaines sur le territoire, un retournement de la ville sur ses franges agricoles et naturelles, comme cela a pu être réalisé sur les fleuves et voies d’eau, permettrait de révéler les qualités et les bénéfices partagés entre espaces urbanisés et espaces naturels ou agricoles. La redynamisation locale de secteurs délaissés ou abandonnés à un monofonctionalisme mortifère apporterait nombre de bénéfice à une métropole suffisamment étendue pour se reconstruire sur elle-même. En recyclant la ville, il s’agit d’actionner les leviers améliorant la qualité de vie : favoriser la proximité des services, des emplois et donc des transports ; réduire l’usage du transport individuel et les consommations d’énergie  ; permettre une gestion collective de l’énergie ; économiser les ressources ; limiter les nuisances de pollution et de bruit ; réduire les dépenses sur les infrastructures, les réseaux, les longueurs de canalisation, de câblage, le nombre d’équipement collectif, etc. En travaillant sur les tissus existants par découpages, coutures, greffes, surélevations, réversibilité des espaces artificialisés pour inscrire la nature dans le quotidien citadin. Le travail sur la ville existante permet ce regard sur les territoires qui entourent les espaces urbains pour les intégrer à la pensée métropolitaine. Une double réflexion à poursuivre pour réparer le Grand Paris.

En savoir plus :

Lire :

Michel Serre, « Le mal propre ; polluer pour s’approprier », Paris, Le pommier, 2008, 91p.

Colsaet, A. 2017. « Gérer l’artificialisation des sols : une analyse du point de vue de la biodiversité. » Rapport, Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (Iddri), Paris, France, 105 p

Colsaet, A. et Laurans Y., « Pour une approche de l’artificialisation des sols du point de vue de la biodiversité - le cas de l’Île-de-France » Issue Brief N°01/17 février 2017, IDDRI

Rapports : Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, en charge des relations internationales sur le climat « Artificialisation ; de la mesure à l’action, » service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable (SEEIDD), janvier 2017

Commissariat Général au développement durable,  « L’artificialisation des sols s’opère aux dépens des terres agricoles » dans « le point sur » n°75, février 2011

Avis du Comité pour l’économie verte du 16 juillet 2015 « Fiscalité et artificialisation des sols » 

Données de Corine Land Cover, p.67 http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2016/2atlas-regional-de-loccupation-des-sols-en-france__clc_.pdf

Chiffres clefs de la région Île-de-France en 2017, données de l’IAURIF, l’INSEE et les CCI http://www.cci-paris-idf.fr/sites/default/files//crocis/wysiwyg/Chiffres-cles-2017(2).pdf

« Les nouveaux indicateurs : artificialisation des sols » Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016, sur gouvernement.fr

Densification des zones d’activités existantes en lien avec l’agriculture dans « Comment concilier développement économique et agriculture ? Fiches SAFER » 2014

Article Médiapart de Jade Lindgaard sur le prix des terres du Triangle de Gonesse : https://www.mediapart.fr/journal/france/270617/vertigineuse-partie-de-monopoly-sur-le-triangle-de-gonesse

Vente de la friche de PSA Aulnay : http://www.liberation.fr/france/2017/11/28/aulnay-sous-bois-recupere-la-maitrise-des-terrains-de-l-ancienne-usine-automobile-psa_1613025

Coût moyen de dépollution sur le site de l’Union des professionnels de la dépollution des sites (UPDS) publié par l’ADEME : http://www.upds.org/images/stories/pollutec/ADEME-DELALANDE-POLLUTEC_2013.pdf

Vacance des bureaux en Île-de-France : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/04/01/97002-20140401FILWWW00202-ile-de-france-44-m-de-m-de-bureaux-vides.php

 

Ecouter :

Le Magazine de la rédaction par Aurélie Kieffer, « Des terres ou des hypers ? Quand la ville gagne sur la campagne » France Culture

Visualiser :

Densité de population : http://anthonyveyssiere.com/population_france/#comparea=ile-de-france;county=33-2-bordeaux

Comparateur de territoire de l’INSEE : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=DEP-75+COM-92012+COM-93066+COM-95018+COM-93048

Chiffres clefs de la métropole du Grand-Paris sur le site de l’APUR : https://www.apur.org/dataviz/portrait_mgp/index.html

2011 Réseau action climat « Etalement urbain et changement climatique »

Base de données sur les sols GISOL : http://www.gissol.fr/outils

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