Enseigner l'Europe une heure par jour, l'annonce du ministre. Lettre.

Mardi, j'ai découvert dans les réseau sociaux que nous dispensions un enseignement sur l'Europe d'une heure par jour pendant la semaine en cours. Certains parmi mes collègues eux furent saisis d'un rire amer que je ne leur connaissais pas. Comme j'avais un projet portant sur l'Europe sous le coude, j'écrivis au ministre toutes affaires cessantes pour lui demander de le soutenir.

Monsieur le proviseur,

Apprenant ce matin par les réseaux sociaux que nous devons consacrer cette semaine une heure par jour à enseigner l’Europe, je me permets de solliciter le ministre Blanquer et le secrétaire d’État Beaune pour qu’ils soutiennent auprès de la représentation de l’UE en France ma demande d’information, adressée déjà il y a deux ans, qui s’inscrit dans un projet visant à donner à voir à nos élèves comment la Commission européenne interprète sa mission de gardienne des traités.
Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir transmettre le courrier ci-après par la voie hiérarchique.
Je vous prie d’agréer, monsieur le Proviseur, l’expression de mes salutations les meilleures.
S. Nowenstein.

Monsieur le ministre Blanquer,

Monsieur le secrétaire d’État Beaune,

s/c du chef d’établissement.

A Lille, le 11 mai 2021.

Messieurs,

Je découvre aujourd’hui, mardi, dans les réseaux sociaux qu’une heure par jour va être consacrée à faire connaître l’Europe à nos élèves cette semaine.

Ce matin à huit heures, aucun de mes collègues n’était au courant de l’initiative. L’annonce que j’en fis suscita chez eux incompréhension, perplexité et, enfin, une forme amère et résignée d’hilarité.

C’est donc parce que le temps presse que je me permets de vous solliciter afin que vous interveniez auprès de la Représentation de l’UE en France pour l’inviter à répondre au courrier que je lui ai adressé il y a deux ans dans le cadre d’un travail tendant à donner à voir la façon discrétionnaire dont la Commission européenne s’acquitte de sa mission de gardienne des traités. Il s’agit de montrer par l’étude d’un cas (celui de la dessiccation du parc naturel de Doñana, Espagne) cet aspect souvent méconnu de l’usage politique et instrumental que fait la Commission européenne du droit.

Si la réponse de la Représentation de l’UE en France me parvenait, peut-être pourrai-je la communiquer à mes élèves, dont certains ont eu l’occasion de travailler sur la problématique évoquée plus haut.

La lettre envoyée à la Représentation de l’UE est disponible ici : http://sebastiannowenstein.org/2019/04/07/donana-lette-a-madame-jegouzo-cheffe-de-la-representation-de-lue-en-france/

L’ensemble du dossier sur Doñana est ici : http://sebastiannowenstein.org/2019/04/10/donana-une-synthese/

Afin de gagner du temps, je transmets ce courrier au chef de la Représentation de l’UE en France, monsieur Baudouin Baudru (voir annexe).

En formant des vœux pour que votre intervention soit rapide et efficace, je vous prie d’agréer, messieurs, l’expression de mes salutations les dévouées et respectueuses.

Sebastian Nowenstein,

professeur agrégé.

ANNEXE. Courrier adressé ce jour à monsieur le chef de la représentation de l’UE en France.

A Lille, le 11 mai 2021.

Monsieur,

Il y a deux ans, j’écrivais à madame Jégouzo afin de l’interroger sur certains aspects du fonctionnement de l’UE. Je le faisais en tant qu’enseignant, dans le cadre d’un travail qui portait sur la dessiccation du parc naturel de Doñana et qui avait également pour but d’étudier le fonctionnement de l’UE par le prisme de ce cas précis.

A ce jour, ma demande est restée sans réponse. Aujourd’hui, l’initiative du ministre Blanquer visant à dispenser une heure d’enseignement par jour sur l’Europe pendant la semaine en cours me donne l’occasion de vous écrire pour vous demander de bien vouloir répondre aux questions que j’ai posées à votre représentation ou, à défaut, de les transmettre aux services compétents. Le lettre envoyée à madame Jégouzo est consultable ici : Doñana : Lettre à madame Jégouzo, cheffe de la représentation de l’UE en France.

Vous trouverez en annexe le courrier que je viens de transmettre par la voie hiérarchique au ministre Blanquer et au secrétaire d’État Beaune afin de les prier d’intervenir auprès de vous pour appuyer ma demande. Le présent courrier est publié ici.

Dans l’attente de votre réponse, que j’espère rapide, je vous prie d’agréer, monsieur le chef de représentation, l’expression de mes salutations dévouées.

Sebastián Nowenstein,

professeur agrégé.

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