Sebastien Rome
directeur d'école
Abonné·e de Mediapart

151 Billets

11 Éditions

Billet de blog 6 mars 2022

Unissons le bloc populaire autour de JL Mélenchon

La dynamique à gauche est favorable à F Roussel et JL Mélenchon qui portent l’espérance d’une rupture avec les recettes libérales et parlent de paix. A ces représentants d'un bloc populaire, s'ajoutent les socialistes qui n'ont pas renié les idéaux de Jaurès. Les différences au sein ce bloc, à l’heure de la guerre, peuvent paraître insignifiantes. Il est urgent de se parler et d’agir de concert.

Sebastien Rome
directeur d'école
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Nous avons adhéré à la Gauche Républicaine et Socialiste sur une perspective politique claire et à l’exacte opposée des dérives idéologiques d'une gauche de gouvernement ayant tourné le dos à ses promesses d'affronter la finance.

Il n’existe pas deux gauches irréconciliables. Dans le pays, nombreux sont celles et ceux qui œuvrent pour une République Sociale et écologique. Bien qu’éparpillés en différents partis, comme en 1936, une gauche de transformation peut changer la vie par l’invention de nouveaux droits collectifs et par une indispensable mobilisation populaire.

La guerre est revenue en Europe. Elle nous contraint collectivement à sortir des affrontements sur des points programmatiques parfois anecdotiques.

Notre parti a choisi de soutenir Arnaud Montebourg en octobre dernier. Parce qu’il n’était pas la bonne personne pour incarner un objectif juste de reconquête des classes populaires, parce que savions qu’il ait un trou noir aspirant tout à lui sans jamais rien construire, nous avons fait un autre choix. L’Union Populaire, portée par Jean-Luc Mélenchon, est l’espace où la parole des gens du quotidien est dite et entendue, incarnée et retranscrite dans un programme, où les luttes sociales sont soutenues et relayées, parfois criées pour marquer une ligne de rupture claire face aux injustices de ce monde.

Aujourd’hui, plus que jamais nous en appelons à la réunion des forces de du bloc populaire.

À la tribune de l’Assemblée nationale, Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon ont l’un et l’autre, avec leurs mots défendus un objectif de paix, de désescalade par la réunion d’une conférence internationale. Tous deux ont fait la même analyse des causes de la guerre, ont souligné ô combien les nationalismes portaient en eux la guerre comme la nuée l’orage, ont refusé les logiques d’un monde divisé en deux qu’enclenche l’adhésion aveugle à l’agenda américain de l’OTAN.

Plus encore que cette convergence essentielle, rien dans ce bloc populaire ne justifie que nous soyons divisés. Les tenants de notre gauche républicaine et sociale font toujours cause commune avec les communistes et les insoumis dans toutes les luttes sociales. Les questions écologiques y prennent aussi toutes leurs parts. Nous sommes avec le peuple en attente de solutions du quotidien, nous défendons de réelles hausses des salaires, la relocalisation de la production sur nos territoires et notamment de notre agriculture. Nous affirmons que la France doit être souveraine et maîtresse de son destin, avec une politique européenne pouvant s’affranchir des traités quand ils vont contre nos intérêts. Notre humanisme s'affiche dans nos grands plans de rénovation de l’habitat, avec une priorité donnée à l’éducation et la culture, à la construction d'une VIe République par la convocation d'une Constituante permettant au peuple de se refonder et la volonté que chacun ait un travail et puisse en vivre dignement. Nos convictions laïques ne souffrent aucune confusion avec les dérives droitières d’un printemps si peu républicain ou celles cherchant à séparer les citoyens en communautés. Et s’il reste des doutes sur de possibles inclinaisons non laïques, un bloc populaire comptant communiste et de républicains de gauche règlera l’affaire. 

Nous savons qu’aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon est prêt à gouverner avec les communistes et toute la gauche qui se reconnaît, comme nous, dans le programme de l’Avenir en Commun. Il accueille d’ailleurs dans son parlement de l’Union Populaire de nombreuses personnalités venant des luttes sociales, de tous les grands courants historiques de la gauche politique, des écologistes, du monde intellectuel et culturel. En retour, Fabien Roussel n’a pas encore montré qu’il était prêt à la même ouverture s’il était en tête dans les sondages. Nous ne doutons pas que le candidat du PCF saura bientôt trouver les mots pour dire qu’il est prêt à gouverner avec L’Insoumis.

La Gauche Républicaine et Socialiste, dans son engagement fondateur auquel nous sommes fidèles, a souhaité travailler à réunir ce qui est aujourd'hui épars. Elle a commencé par montrer qu’il était mortifère de chercher à isoler un membre de la famille. Aujourd’hui, la dynamique est dans le bloc populaire et Jean-Luc Mélenchon en est le centre de gravité. Fabien Roussel lui aussi bénéficie de cette dynamique. Aussi, nous savons qu'un bloc populaire uni et divers est d'ores et déjà en capacité d’être au second tour. Ce bloc entraînera avec lui le bloc des Français progressistes parce que le temps des sociaux-démocrates libéraux est passé. Il en va de la nécessité de faire gagner les idées de justice sociale, il en va de la nécessité de faire gagner l’idée de paix.

une percée © Sébastien Rome

L'heure n'est pas à la résignation, ni aux tergiversations, mais à la mobilisation et l'action autour du programme engageant une profonde rupture écologique, démocratique et sociale. Quelques jours avant sa mort et le déclenchement de la première guerre à la mort industrielle de l’Histoire, Jaurès nous disait : « J’aurais honte de moi-même, citoyens, s’il y avait parmi vous un seul qui puisse croire que je cherche à tourner au profit d’une victoire électorale, si précieuse qu’elle puisse être, le drame des événements. Mais j’ai le droit de vous dire que c’est notre devoir à nous, à vous tous, de ne pas négliger une seule occasion de montrer que vous êtes avec ce parti socialiste international qui représente à cette heure, sous l’orage, la seule promesse d’une possibilité de paix ou d’un rétablissement de la paix. »

Au sein de l’Union Populaire, le pôle des républicains de gauche saura faire entendre sa différence, mais surtout renforcer nos convergences. Nous continuerons avec nos amis communistes à défendre un avenir en commun pour ouvrir des chemins. Pour nous, il n’est plus temps d’attendre la défaite. Nos idées peuvent devenir majoritaires dans le pays. Pour une République sociale, écologique et laïque, artisane de la Paix unissons le bloc populaire autour de Jean-Luc Mélenchon.


Julien Guérin, militant de la Gauche Républicaine et Socialiste, membre du Parlement de l'Union Populaire

Sébastien Rome, militant de la Gauche Républicaine et Socialiste, l'Union Populaire

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Amérique Latine
Au Mexique, Pérou, Chili, en Argentine, Bolivie, Colombie, peut-être au Brésil... Et des défis immenses
Les forces progressistes reprennent du poil de la bête du Rio Grande jusqu’à la Terre de Feu. La Colombie est le dernier pays en date à élire un président de gauche, avant un probable retour de Lula au Brésil. Après la pandémie, les défis économiques, sociaux et environnementaux sont immenses.
par François Bougon
Journal — États-Unis
Devant la Cour suprême, le désarroi des militantes pro-avortement
Sept ans presque jour pour jour après la légalisation du mariage gay par la Cour suprême des États-Unis, celle-ci a décidé de revenir sur un autre droit : l’accès à l’avortement. Devant l’institution, à Washington, la tristesse des militants pro-IVG a côtoyé la joie des opposants.
par Alexis Buisson
Journal — Politique
Avoir un vrai scrutin proportionnel ? Il n’est jamais trop tard pour l’adopter
Malgré l’absence de majorité absolue à l’Assemblée, une réforme du mode de scrutin aux législatives serait toujours utile. Celui qui est en vigueur continue à produire des effets problématiques, tandis qu’un passage à la proportionnelle pourrait procurer des avantages supplémentaires. 
par Fabien Escalona
Journal
L’« Eurafrique » : quand le projet européen soutenait des ambitions coloniales
Les Suédois Peo Hansen et Stefan Jonsson mettent au jour l’origine coloniale de l’Union européenne, dans un essai centré sur le concept méconnu d’Eurafrique. Cette notion controversée connut une gloire éphémère jusqu’à la conclusion du traité de Rome en 1957 avant d’être effacée des mémoires.
par Ludovic Lamant

La sélection du Club

Billet de blog
Droit à l’avortement: aux États-Unis, la Cour Suprême renverse Roe v. Wade
La Cour Suprême s’engage dans la révolution conservatrice. Après la décision d'hier libéralisant le port d’armes, aujourd'hui, elle décide d'en finir avec le droit à l'avortement. Laisser la décision aux États, c’est encourager l’activisme de groupes de pression réactionnaires financés par des milliardaires évangéliques ou trumpistes. Que se passera-t-il aux élections de mi-mandat ?
par Eric Fassin
Billet de blog
Roe VS Wade, ou la nécessité de retirer le pouvoir à ceux qui nous haïssent
Comment un Etat de droit peut-il remettre en cause le droit des femmes à choisir pour elles-mêmes ? En revenant sur la décision Roe vs Wade, la Cour suprême des USA a rendu a nouveau tangible cette barrière posée entre les hommes et les femmes, et la haine qui la bâtit.
par Raphaëlle Rémy-Leleu
Billet de blog
L'avortement fait partie de la sexualité hétéro
Quand j'ai commencé à avoir des relations sexuelles avec mes petits copains, j'avais la trouille de tomber enceinte. Ma mère a toujours dépeint le fait d'avorter comme une épreuve terrible dont les femmes ne se remettent pas.
par Nina Innana
Billet de blog
Cour Suprême : femme, débrouille-toi !
Décision mal-historique de la Cour Suprême états-unienne d’abroger la loi Roe vs. Wade de 1973 qui décriminalisait l’avortement. Décision de la droite religieuse et conservatrice qui ne reconnaît plus de libre arbitre à la femme.
par esther heboyan