Rythmes scolaires : pourquoi je ne suis pas en grève

J’imaginais bien qu’avec l’arrivée au pouvoir du PS, tout ne serait pas réglé et que les réformes devraient être vues avec un œil critique. Mais je n’imaginais pas que je serais en opposition totale avec ceux avec qui je manifestais ces cinq dernières années. Ceux qui appellent à la grève mardi 12 février tirent une balle dans le pied des enseignants et donc dans mon pied : autant dire pourquoi cela me fait mal.

J’imaginais bien qu’avec l’arrivée au pouvoir du PS, tout ne serait pas réglé et que les réformes devraient être vues avec un œil critique. Mais je n’imaginais pas que je serais en opposition totale avec ceux avec qui je manifestais ces cinq dernières années. Ceux qui appellent à la grève mardi 12 février tirent une balle dans le pied des enseignants et donc dans mon pied : autant dire pourquoi cela me fait mal.

L’intérêt des enfants, tout le monde y a recours pour justifier tout et son contraire. Ce mardi 12 février, c’est l’intérêt qui est mis d’abord en avant par le Snuipp « Faisons entendre notre voix. Le 12 février, participez massivement à la journée de grève, de manifestations et de rassemblements : pour une réforme réussie des rythmes pour les élèves et prenant en compte l’avis des enseignants et des parents. » Bien évidemment, le « Ministre des élèves », tel que Vincent Peillon aime à se présenter, fait sa réforme suite à de longues discussions ayant conclu, de manière consensuelle, de la nécessité de 4 jours à 4,5 jours.

Quelles sont les revendications ? Pour le syndicat FO de l’éducation, le Snudi-FO, les choses sont simples puisqu’il demande le retrait de la loi d’orientation et celui du décret sur les rythmes scolaires. SUD éducation, la CGT-éducation et la CNT sont dans la même ligne voyant dans les mesures prises la continuité de la politique de Sarkozy. On l’a vu, le Snuipp demande une « réforme réussie » et donc un report puisque « cette réforme n’est pas une priorité » (Sébastien Shir sur France info).

Les raisons invoquées sont essentielles pour la compréhension du débat et je répondrai à chacune d’elle pour expliquer pourquoi je ne suis pas en grève. Partons d’un argumentaire du Snuipp national.

1)      « La réforme ne touche pas à l’année scolaire » (raccourcir les vacances d’été, fin des zones)

Le Snuipp défend une réduction du nombre d’heures d’enseignement pour les élèves (en passant à 23 h), mais en prenant 1 semaine et demie sur les vacances d’été. Le ministre pourtant clairement dit que l’action de réforme se poursuivra et que la question du nombre de semaines de cours serait traitée (le passage à 38 semaines a été confirmé devant les cadres de l’Éducation nationale jeudi dernier). Vouloir que le ministre traite aussi, ou d’abord, la question des rythmes scolaires par un bout ou par un autre ne peut justifier une grève puisque sur le fond, il s’accorde avec le syndicat.

2)      « Pourquoi faire partout pareil ? »

L’argument est ici un peu fallacieux. Le décret fixe un cadre, comme des cadres ont toujours été fixés, libre après aux conseils d’école de faire d’autres propositions. Les communes souhaiteront peut-être que les écoles aient le même fonctionnement, mais si le fonctionnement d’une école, avec un projet particulier, ne gêne pas l’organisation de l’ensemble, pourquoi, sur un même territoire, on ne verra pas plusieurs organisations ? Le problème est de savoir si un poids sera donné aux avis des conseils d’écoles (qui rassemblent parents, élus municipaux et enseignants). Demander que les conseils d’écoles soient consultés et pris en compte nécessite-t-il une grève ?

3)      Il n’y a pas d’amélioration de la qualité de vie scolaire

La Snuipp demande de se pencher sur l’architecture des locaux (compétence des communes). Tout le monde conviendra que ce problème ne peut être réglé qu’à l’échéance de 5 à 10 ans s’il est pris aujourd’hui. Faut-il repousser la réforme pour cela ?

« Améliorons la manière dont est prise en charge l’hygiène (qualité des toilettes, sanitaires adaptés à l’âge des enfants...) », très bien aussi, mais faut-il repousser la réforme pour cela ? Il faut que les communes, mais aussi les conseils d’écoles se saisissent de ce problème (généralement c’est ce que font les conseils d’écoles, au moins une fois par an).

« Regardons la qualité de l’accueil pour des enfants qui sont parfois déposés à la garderie dès 7h30 », «Travaillons pour que le temps du déjeuner soit pris dans le calme et que la qualité de la pause méridienne permette aux élèves de se ressourcer. » « Débattons, pour les plus petits, de l’aménagement de l’espace sieste et de son articulation avec le repas du midi. S’il a déjeuné à 12 h et joué ensuite dans la cour pendant une heure, un enfant de quatre ans n’a plus sommeil quand vient l’heure de la sieste à 13 h 30, voire plus tard. » Tout cela relève des communes et des compétences des conseils d’école. Ce que je perçois de cette réforme c’est qu’elle contraint les communes à se poser des questions qui ne se posaient pas alors. On employait souvent une personne pour garder les enfants, les accompagner à la cantine… pour trouver un travail à quelqu’un qui souvent se transformait en électeur. La réforme pose la question de la compétence pour travailler avec les enfants et conduit à la définition d’un métier.

Pour l’exemple de la sieste et du coucher tardif après 1 h de courses dans la cour, il se trouve qu’une école parisienne à mis en place, depuis des années, un projet innovant (en fait logique, tout simplement) prenant en compte cet aspect-là (par exemple, les Atsem couchent les enfants et les enseignants prennent le relais en cours de sieste). Comme quoi, même à Paris, il est possible d’innover sur les rythmes et de faire les choses intelligemment.

Est-ce contre la mise en place du décret qu’il faut manifester ? Est-ce au ministère d’imposer partout des propositions intelligentes, adaptées à chaque lieu ou est-ce aux acteurs de se saisir de cette possibilité de bien faire ?

« Une baisse des effectifs par classe ». Il me semble que 60 000 postes sont prévus par la loi et qu’un dispositif dont le nom a été emprunté au langage du Snuipp « Plus de maîtres que de classes » sera mis en place à la rentrée. Est-ce contre cela qu’il y a une manifestation le 12 février ? Être contre la loi, comme SUD, FO, la CGT, La CNT, c’est être contre la création des postes.

Enfin, le Snuipp évoque, pour améliorer les conditions de travail des élèves, la formation des enseignants. Mais la formation initiale ne va-t-elle pas être remise en place avec la création de 27 000 postes ?

Je ne parviens toujours pas à comprendre les raisons de la grève. Plus encore, il y a eu des dérives choquantes :

1)      Un dessin du Snuipp 75 affirmant clairement que les enfants, confiés aux agents de la Ville, seraient confrontés au danger des pédophiles rodeurs (sous le masque de Barbe Bleue et de l’Ogre).

2)      L’école, le mercredi matin entrainerait des frais de garde pour les professeur(e)s des écoles.

3)      Sur les réseaux sociaux, on voit des enseignants estimant qu’une prime de 400 €, dans cette période où des usines ferment, est une insulte, une tentative de les acheter.

4)      « Les 60 000 postes, c'était une vraie connerie, soupirent un responsable syndical. On avait besoin de créations de postes, mais pas à cette hauteur-là ! La seule monnaie que le ministre a dans la main, ce sont les postes et on a un mal de chien à les pourvoir ! » Mais pourquoi avoir fait manifester les enseignants, les parents, les élus, durant les 5 dernières années, quand on a supprimé 80 000 postes, si c’est pour entendre que Sarkozy avait raison de supprimer des postes ? Combien, selon ce syndicaliste, de postes étaient en trop ? 20 000 ? 50 000 ? On ne réhabilitera pas l’autorité des enseignants avec des revalorisations salariales, mais avec de meilleures conditions de travail. Cela me semble une priorité. Il ne faut pas oublier qu’avec 2000 €/mois (après 10 ans de carrière), un professeur des écoles fait parti des 40% des Français les plus riches et avec 2500€/mois parmi les 25% les plus riches… Il faut revaloriser les salaires, je ne peux qu’abonder dans ce sens. Quelle est la priorité, donc, dans une France smicardisée ? Le salaire des enseignants n’a malheureusement fait que suivre la pente des salaires en France qui sont comme attirés par le SMIC. Je suis prêt, par contre, à demander une autre politique économique au gouvernement, mais une nouvelle politique et un vrai changement pour tous

 

Je pourrais encore relever des contradictions comme Sébastien Shir affirmant sur France Inter, le lundi 4 février : « Un des effets pervers de la réforme est de mettre les communes en difficulté financière » (ServicePublic@ServicePublicFI). Si Peillon avait annoncé une revalorisation des salaires des enseignants, le représentant n’aurait pas eu de souci avec le budget de l’État, estimant, j’en suis sûr, que le gouvernement faisait des choix budgétaires et qu’il y a de l’argent distribué qui ne sert à rien, ce qui permet cette réorientation. Et bien c’est la même chose pour les communes, elles devront et, ô quel crime, réorienter leur effort budgétaire vers les enfants. C’est le fameux « il faudra choisir entre un rond-point et nos enfants » de la FCPE.

            Il est question aussi, au travers de cette réforme, d’un premier pas vers la dénationalisation de l’école. Là encore, l’argument est curieux, car là où des plans éducatifs locaux existent depuis longtemps, il n’y a pas eu de sécession des communes et des écoles. Il est faux de dire comme SUD : « les communes voient leur pouvoir accru avec la possibilité de proposer une organisation horaire de la semaine et de la journée notamment en jouant sur la pause méridienne. ». Puisque depuis toujours (en fait, depuis la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983, voire depuis 1976), c’est le maire qui arrête les heures et sorties des écoles dans le cadre du règlement départemental émanant des académies. Pour ce qui est de la pause méridienne, sans juger de sa pertinence ou pas, elle doit être au cœur d’un débat dans chaque commune. Mais, comment en tenir responsable un décret qui ne fixe que des limites ?

 

Soulignons une chose. Le Snuipp, avant l’élection présidentielle, avait signé l’Appel de Bobigny. À plusieurs reprises, la question des rythmes scolaires y est traitée dans des termes qui rentrent en contradiction avec ce qui les raisons de la grève.

« Et une place plus importante devra notamment être accordée à l’éducation artistique, l’éducation physique et sportive, l’éducation à la citoyenneté, l’enseignement des langues et la maîtrise des outils informatiques et de communication et de leurs usages, qui contribuent à la réussite et l’épanouissement de tous les enfants et qui constituent une part importante de la culture des jeunes. Pour cela, le travail en équipe, des formations initiale et continue rénovées pour tous les professionnels de l’école et en particulier les enseignants, la construction de projets éducatifs globaux sur tous les temps et espaces éducatifs de l’enfant, le respect de ses rythmes de vie et d’apprentissage est indispensable. »

« Pour améliorer les rythmes de vie et de travail des enfants et des jeunes, très rapidement il faut un cadre national, décliné dans les projets éducatifs de territoire et les projets éducatifs d’établissement. Il doit prendre en compte les préconisations de l’Académie de médecine à propos de l’école primaire. Il faut donc alléger la journée et adapter le travail scolaire aux temps favorables aux apprentissages, alterner et équilibrer dans la journée les différentes formes de regroupement, les différentes activités et disciplines, les formes de travail, garantir la pause méridienne, refuser la semaine actuelle de 4 jours et prioriser un rythme annuel alternant 7 semaines scolaire et 2 semaines complètes de vacances intermédiaires, définir un volume annuel d’heures d’enseignement. Ce cadre national doit préconiser l’articulation des temps éducatifs et sociaux, leur mise en cohérence et la coopération éducative de tous. La conférence nationale sur les rythmes, convoquée par le Ministère à l’initiative de partenaires des Assises, doit commencer par acter ce cadre national pour ne pas reporter les premières décisions. Elle doit permettre ensuite de travailler avec tous les acteurs concernés pour dépasser les conflits d’intérêts et définir les moyens de sa mise en oeuvre. » « La définition et l’impulsion d’un véritable projet éducatif d’école ou d’établissement et d’équipe nécessitent l’implication et la coopération éducative de tous les adultes, professionnels et parents, partenaires associatifs de l’éducation populaire, du sport et de la culture du territoire, la logique de coéducation et l’évaluation partagée de ce projet. Les écoles primaires et les établissements devront prendre en compte ces objectifs et cette dynamique nouvelle dans leur structure et leur fonctionnement, dans le respect des cadres nationaux. Les enfants et les jeunes doivent être impliqués dans cette démarche. »

 

Cité dans la longueur, on comprend bien évidemment que le Snuipp avait adopté tous les principes de la réforme : celui de discussions locales et multipartenariales, le fait de « ne pas reporter les premières décisions », le fait que les écoles doivent « prendre en compte ces objectifs et cette dynamique nouvelle dans leur structure et leur fonctionnement ». Bref la réforme dans son ensemble. Tout le monde avait à l’esprit que la journée ne serait pas moins longue pour les élèves, puisque les parents ne finiront pas plus tôt leur travail, mais moins lourde scolairement. J’avoue ne pas comprendre ceux qui disent que les enfants seront fatigués à la fin de la journée. Mais c’est tant mieux ! Comme la nature est bien faite, en fin de journée, il y a le soir pour dormir ! Ainsi, on peut enregistrer par notre sommeil ce que l’on a appris dans la journée et tout à la fois aussi se « laver » le cerveau et le corps. Peut-être que les tenants de l’argument, « les enfants seront autant fatigués à la fin de la journée », défendent la semaine de 24h de travail pour les parents…

La circulaire de la rentrée 2010 annoncait : « Les recteurs et les inspecteurs d'Académie seront attentifs à la gestion des rythmes scolaires, en relation avec les collectivités locales, les parents d'élèves et les enseignants. En visant avant tout l'intérêt de l'enfant, ils étudieront les formules les plus adaptées aux besoins de l'élève. L'organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin) est encouragée chaque fois qu'elle rencontre l'adhésion. » N’est-ce pas ne prendre aucune responsabilité politique quand on sait que la semaine de 4 jours est si mauvaise que de ne pas donner une impulsion plus forte ? Est-ce que la proposition est de n’en rester qu’à ce texte ? Sur RFI, le représentant snuipp75 demandait le report en 2014 de la réforme, mais pourquoi reporter là où le changement est voulu ? Les communes ont déjà la possibilité de reporter en 2014. Une commune voudrait passer en force contre l’avis des parents, des enseignants ? Le propre de la démocratie est de sanctionner aux élections les représentants que l’on estime être dans l’erreur. Et cela tombe bien, il y a des élections municipales en 2014.

Certes, je ne reste pas bouche bée devant la réforme. Je comprends certaines critiques. J’en avais anticipé certaines en proposant sur ce blog l’augmentation du ticket CESU-garde d’enfants de moins de 3 ans pour les enseignants, la possibilité pour les animateurs de cumuler un emploi dans les écoles (aide à la vie scolaire des élèves handicapés, assistants à la direction de l’école) et hors du temps scolaire (avec une vraie formation de ces personnes), voire dans plusieurs communes. Je reconnais que les enseignants de terrain n’ont pas été associés à la refondation et j’en suis le premier désolé. Je le regrette fortement. Mais aurions-nous été amenés à d’autres conclusions ? Rien n’est moins sûr. La remarque qui veut que les enseignants de base n’aient pas été consultés souligne seulement le défaut de représentativité dont souffrent les syndicats présents en masse lors de la concertation de cet été. Ils n’ont visiblement pas représenté les enseignants. Je ne nie pas que localement des municipalités ne cherchent pas à trouver les bonnes réponses pour les enfants, cherchant les bonnes réponses budgétaires. Mais, le conflit est alors local, pas national !

Chat échaudé craint, l’eau chaude. C’est bien de cela qu’il s’agit au final. Comment croire que les municipalités vont mettre en place un véritable accueil des enfants quand elles ont, dans la plupart d’entre elles, utilisé ces emplois pour « caser » des personnes sans qualification (avec une visée électorale ou sociale) ? La « garde », peu éducative, des enfants à la cantine ou après l’école sert souvent à compléter quelques heures de ménage. Comment croire que les mairies vont mettre les moyens quand on attend des années un ordinateur potable (non, pas portable, j’ai bien écrit « potable ») ou une chaise de bureau ? La Cour des Comptes pointait ces inégalités entre territoires et elles ne sont pas négligeables. Comment croire que les échelons supérieurs prendront en compte les enseignants quand c’est un climat de méfiance, de pression, de management loin de la pédagogie qui a prévalu durant les dix dernières années ? Le « recadrage » souple de Peillon des cadres de l’Éducation nationale, il y a quelques jours, ne suffira pas à lever le goût de fer qui reste dans la bouche de bien des enseignants. La formation initiale des cadres de l’Éducation s’est faite dans ce moule. Ce changement de rythmes s’apparente à un grand saut au-dessus du vide. La confiance semble manquer pour s’élancer, l’opinion étant plutôt que l’on cherche à pousser les enseignants dans le gouffre.

 

Pour finir, même s'il y a encore beaucoup à dire, je suis tout d’abord contre la méthode utilisée, la grève, et contre le fond exprimé.

La méthode : il y avait bien d’autres moyens d’action pour obtenir que les enseignants soient entendus. Investir les mairies tous les mercredis. Envoyer au ministère une lettre du conseil des maîtres demandant l’arrêt immédiat de l’aide personnalisée (les 36h de cette année ont été faites) pour travailler aux projets pédagogiques (organiser les temps d’apprentissages, écrire les projets du dispositif « plus de maîtres que de classes », les futurs programmes…). Mais, si les objectifs de la grève sont ceux qui sont affichés, alors cette grève est contre-productive, car elle donne raison à Ruquier qui moque la position du Snuipp en 2013 à l’inverse de celle de 2008 ou à l’éditorial du Monde qui jugeait la grève parisienne incompréhensible ou encore le coup de gueule de Rufo… C’est ce positionnement qui n’a rien à faire de l’image des collègues auprès des parents après la grève qui est problématique pas les éditoriaux.

Sur le fond, je crois l’avoir montré, pas un argument ne tient pour dire que la réforme n’est pas à faire. Repousser à 2014 comme le souhaite le Snuipp mais c’est déjà possible. « Faire sauter Peillon » ? « Si Vincent Peillon saute, la priorité au primaire s'envolera avec, et on saupoudrera les 60.000 postes dans les différents degrés, en commençant, comme d'habitude, par le secondaire » prévient Claude Lelièvre.

Mais peut-être que les intentions affichées pour faire grève ne sont pas les vraies. Peut-être certains veulent en découdre avec le PS et active « la machine à dire non » ? Peut-être que les rythmes ne sont qu’un moyen d’obtenir autre chose (une revalorisation salariale) ? On dégrade là un peu plus l’image du métier.

Alors voilà, un peu en vrac, les raisons qui font que je ne suis pas grève ce mardi 12 février ; j’aurais trop l’impression de manifester contre ceux, dont je fais partie, qui ont lutté durant les cinq dernières années…

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