Lettre d’un absent au Ministre Vincent Peillon

Monsieur le Ministre des élèves, vous étiez invité dans les locaux de Mediapart vendredi 19 octobre ; moi aussi. Un malheureux contretemps m’a retenu. Mais comme le disait Martial Solal pour le jazz « peu importe si un jazzman fait une fausse note, l’important… »

Monsieur le Ministre des élèves, vous étiez invité dans les locaux de Mediapart vendredi 19 octobre ; moi aussi. Un malheureux contretemps m’a retenu. Mais comme le disait Martial Solal pour le jazz « peu importe si un jazzman fait une fausse note, l’important… »

 « Peu importe si un jazzman fait une fausse note, l’important, c’est celle qu’il joue après ».  

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, je vous informe que je suis à votre entière disposition afin qu’un dialogue puisse enfin avoir lieu et que nous échangions à partir de quelques remarques sur les premiers pas de la refondation. Vos réflexions de vendredi dernier m’encouragent à faire cette démarche.

Bien évidemment, vous connaissez ma profonde estime pour la mission qui m’est confiée chaque jour dans la classe. Je suis donc disponible, même pendant les vacances scolaires, dont les prochaines, qui, vous le savez, sont, cette année, un peu plus longues. Cela évitera à mes élèves de ne pas me voir une ou deux journées et m’évitera des tracasseries administratives.

Vous avez été étonné de mon absence lors de notre rendez-vous. J’ai été déçu.

Dans l’attente de votre réponse,

je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes respectueuses salutations républicaines et croyez mon profond attachement à l’école laïque.

 

 

PS : je publie dans quelques jours une réflexion fouillée sur une pédagogie ordinaire qui cherche à se dégager des débats stériles et paralysants entre pédagogues et républicains (anti-pédagogues). Vous y croiserez N. Polony et E. Charmeux, Ph. Merieu et A. Finkielkraut mais surtout John Dewey, Hans Jonas, Werner Jaeger, Platon, Wittgenstein, Jean-François Billeter, Tchouang-Tseu et enfin Ferdinand Buisson.

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