Pas de nouvelle direction pour les écoles

En ouvrant les discussions sur le métier des enseignants, Vincent Peillon a souhaité que les partenaires sociaux abordent plusieurs thèmes, dont celui des directrices et des directeurs d'école. Les mesures annoncées sont plus de l'ordre de la réparation que de la « refondation » et de « l'évolution » du métier des enseignants, mais pouvait-il en être autrement ?

En ouvrant les discussions sur le métier des enseignants, Vincent Peillon a souhaité que les partenaires sociaux abordent plusieurs thèmes, dont celui des directrices et des directeurs d'école. Les mesures annoncées sont plus de l'ordre de la réparation que de la « refondation » et de « l'évolution » du métier des enseignants, mais pouvait-il en être autrement ?

Pris dans la polémique de la réforme des professeurs des classes prépa, les premières annonces, bienvenues, sur « l'évolution » du métier d'enseignant, ont pour principales vertus de montrer des signes de bienveillance envers un corps toujours en proie au doute quant à la réalité de la « refondation ». Cette séance « calinothérapie » est un essai de couper court aux critiques assimilant Vincent Peillon à Claude Allègre, la gauche à la droite, la refondation à la « casse de l'école ». À bien regarder les choses, notamment pour les directeurs d'école, il n'y a aucune modification significative de la fonction : augmentation de la prime attribuée au directeur & une meilleure progression de carrière, un peu plus de temps de décharge de classe pour assumer la fonction de directeur (ce sont des jours où un instit, assumant la fonction de directeur d'école, sans être pour autant le supérieur hiérarchique de ses collègues instits, est remplacée)... Les simplifications et les aides administratives, la clarification des missions attendront les mois qui viennent.

L'organisation générale des écoles ne change pas. Est-ce une bonne chose ? On ne peut se poser cette question sans avoir préalablement pensé au  « sens de la direction ».

Pour cela, cher lecteur, je vous invite à lire mon billet publié ici, dans les Cahiers Pédagogiques. (Ce qui me permet de remercier Christine Vallin)

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